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23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 10:46
Un peu de légèreté pour vivre

En ce début du XXIème siècle, la légèreté n'est plus insoutenable, mais devient une condition pour vivre après l'indicible.

Pour Catherine Meurisse, cet indicible est le massacre de Charlie, la perte d'amis, le poids du chagrin, celui de la surveillance policière et des réactions des gens, pas toujours très heureuses.

Plongée dans l'abîme, discussion avec les disparus qui semblent toujours là, les dessinateurs mais aussi Mustapha, le correcteur, grand amateur de Baudelaire, qui avait souhaité à Catherine, de "s'envoler loin des miasmes morbides, se purifier dans l'air supérieur et de boire, comme une pure et divine liqueur, le feu clair qui remplit les espaces limpides."

Ces mots, disparus pedant un temps, reviennent peu à peu, comme les couleurs, comme en témogne la présentation de l'album, qui passe des nuances de gris à des scènes qui se colorent peu à peu. Et Catherine rejoint l'océan, puis l'Italie pour rédécouvrir la beauté, celle qui permet de surmonter l'horreur.

"Nous avons l'art pour ne pas mourir de la vérité". Cette citation de Nietzsche, placée avant les premiers dessins, prend peu à peu tout son sens. Un retour à la légèreté, simplement pour continuer à avancer.

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commentaires

hugoline 09/10/2016 19:42

Bonjour,
J'ai été très touchée par cet ouvrage dont j'ai eu connaissance grâce à un café BD que je fréquente depuis une année et merci d'en parler dans votre blog.
Merci aussi d'être passée voir mon blog récemment, je vais suivre le vôtre.