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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 12:24
Dentelles d'Alençon
Dentelles d'AlençonDentelles d'Alençon

Elle fut longtemps la reine des dentelles, la plus souple, la plus soyeuse, la plus chère aussi.

La dentelle d'Alençon est une dentelle à l'aiguille, travaillée à partir d'un modèle sur carton, ce qui lui vaut parfois d'être appelée velin.

Elle acquiert ses lettres de noblesse et sa notoriété sous l'impulsion d'une femme, Marthe Laperrière, qui souhaitant donner à son travail plus de finesse, à l'exemple de la dentelle de Venise, alors la référence en Europe, crée un nouveau point : le point d'Alençon; Elle initie d'autres dentellières et a l'idée de diviser le travail en plusieurs tâches, chaque couturière étant affectée à une des étapes de l'ouvrage.

Dentelles d'Alençon

A cette époque, à la Cour, hommes et femmes portent de la dentelle. Ce travail d'aiguille constitue donc un enjeu économique d'importance, ce qui explique la création de manufactures sous l'impulsion de Colbert.

La production de dentelle à Alençon devient ainsi manufacture royale en 1665, et le point de Venise est imposé, ce qui nécessite pour les dentellières de s'adapter. Elles s'en émancipent toutefois rapidement et développent le point de France (image ci-dessus).

Lorsque le monopole royal cesse, la manufacture produit un point d'Alençon magnifié par l'expérience et la créativité de ses dentellières, qui sont plus de 8 000 à l'apogée de cette "industrie".

Dentelles d'Alençon
Dentelles d'Alençon
Dentelles d'Alençon

Les motifs évoluent au fil des siècles. Le point d'Alençon s'allège, puis renoue avec une ornementation riche, particulièrement sous le 2nd Empire.

Cette dentelle de qualité cède ensuite le pas face à une mode qui évolue et à une dentelle industrielle moins coûteuse.

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