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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 18:27

Autorisée en France depuis 1889, la crémation est longtemps restée une pratique anecdotique, l'inhumation restant le mode de funérailles le plus répandu. Son autorisation par l'Eglise catholique en 1963 et l'évolution des mentalités ont toutefois modifié progressivement la situation. Aujourd'hui 30% des funérailles se font par incinération, selon une réglementation précise qui définit aussi le devenir des cendres.

La crémation

Crémation et inhumation sont les deux possibilités d'obsèques en France. Le choix peut être effectué préalablement par écrit par la personne concernée. Il se justifie par la conception que chacun se fait de la mort et en fonction de convictions religieuses.

Si le choix n'a pas été réalisé par le défunt de son vivant, il est sans doute encore plus difficile pour son entourage, notamment par "la personne qui a qualité pour pourvoir aux funérailles et justifie de son état civil et de son domicile.

La crémation est effectuée après la cérémonie religieuse (ou non) et un dernier hommage au défunt dans le salon du crématorium (moment de recueillement silencieux, prise de parole, musique : les possibilités sont multiples). Le cercueil s'éloigne alors pour l'incinération à proprement parler.

Il "part à la flamme" mais l'expression est incorrecte. Le cercueil est introduit dans un four très chaud (800 à 900 °C), où les matières qui ne se transforment pas en gaz deviennent des cendres, finement broyées à la fin du processus et recueillies dans un "cendrier" lui même scellé et placé dans une urne.

L'opération, qui dure 2 heures environ, se passe obligatoirement dans un crématorium. Le prix d'une crémation varie d'une ville à l'autre. Elle est généralement de l'ordre de 500 à 600 €.

Les cendres sont remises à la personne qui a organisé les obsèques. Elles peuvent également être conservées un an au crématorium, en attendant une autre destination (éventuellement des autorisations de dispersion). Passé le délai, les cendres sont dispersées dans un jardin du souvenir.

Le devenir des cendres

Le jardin du souvenir est un réceptacle ou une bande de terre, dans un cimetière ou un site cinéraire, où les cendres sont dispersées. Il est désormais obligatoire que soit proposé aux proches un dispositif (arche, livre de pierre...) où le nom du défunt est inscrit. Depuis 2008, toutes les villes de plus de 10000 habitants doivent disposer d'un site cinéraire.

La loi de 2008 interdit de conserver les cendres à un domicile ou de les partager. L'urne peut être inhumée (dans le caveau ou sur un monument familial, éventuellement dans un espace réservé à cet usage : la sépulture cinéraire, d'un m2 environ). Il est également possible de disperser les cendres, soit au jardin du souvenir, soit en milieu naturel (hors voie publique).

1 Nantes (France) - Cimetière Parc - Jardin du souvenir | Source own

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Published by Carole COLLINET - dans Histoire et patrimoine
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