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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 21:14

De nombreux hôtels et restaurants portent encore aujourd'hui, le nom du relais de la poste, à l'exemple de la Wantzenau, à Strasbourg. Ce nom évoque le souvenir de ces établissements, installés le long d'itinéraires définis, qui mettaient à la disposition des diligences et surtout de la malle-poste des chevaux, afin de cheminer jusqu'au prochain relai. Le système des relais de poste a évolué au cours des siècles avant de décliner et de disparaître, avec le développement du chemin de fer.

Le principe et les origines du relais de poste

Le système des relais de poste serait né à la fin du XVe siècle, sous l'impulsion de Louis XI. Il permettait aux messagers de changer régulièrement de montures et ainsi, de parcourir plus rapidement la distance, entre l'expéditeur et le destinataire.

La poste est une distance de 9km, soit environ une heure de cheval, encore que la durée soit très variable, selon les conditions géographiques et météorologiques, sans même évoquer la qualité des attelages.

Dès 1527, le privilège des chevaux des maîtres de poste est établi. La malle-poste remplace progressivement le cavalier, permettant des échanges plus conséquents, liés notamment au développement du commerce. Une première carte des routes et relais de poste est établie en 1632. Elle recense 623 relais.

Le contrôle de l'État sur les établissements de relais et les tarifs pratiqués se systématise, avec la réorganisation de Louvois dans les années 1668-1675, et la création d'une Ferme générale des postes. Ce système est vivement encouragé par Louis XIV et Colbert, pour développer les routes et les échanges, y compris avec les États voisins.

l'apogée et le déclin

%%% La Révolution transforme le relais de poste, en service public. En 1793, les voyageurs sont admis dans les malles-poste. Le confort y est rudimentaire. Les véhicules, dont la direction est assurée par un postillon, monté sur des chevaux, versent souvent ou prennent les ornières, particulièrement nombreuses.

En 1827, la loi impose le frein manoeuvrable par le cocher. Le nombre de postillons décroît, contrairement à celui des diligences, avec des passagers et des malles-poste, essentiellement, mais non exclusivement dédiées, au transport du courrier.

À leur apogée, vers 1838, les relais poste sont au nombre de 1500, avec plus de 20000 chevaux. Et jusqu'à l'invention du timbre-poste en 1849, le coût de l'acheminement est à la charge du destinataire.

Le développement du chemin de fer donne le coup de grâce aux relais de poste, qui disparaissent à mesure de la pose de voies ferrées. Une nouvelle période de l'histoire de la poste s'ouvre alors, avec encore de nombreux territoires à conquérir, en train et plus tard en avion.

ancien relais de poste des Ormes

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Published by Carole COLLINET - dans Histoire et patrimoine
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