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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 21:47

Si Camille n'a pas pu avoir d'enfants, elle n'en était pas moins sensible à leur grâce.

En témoignent ces trois sculptures, ébauches d'une vie en devenir, caractérisées par les traits de l'enfance, des visages encore ronds, une spontanéité et une curiosité qui se manifeste dans les regards.

Celui de la petite chatelaine a d'ailleurs été qualifié d'extatique par certains critiques qui y voyaient un portrait de Jeanne d'Arc. Cette hypothèse a depuis été mise en cause, mais la présence de la fillette surprend. Il en existe trois exemplaires, qui se distinguent notamment par la coiffure, mais la magie opère indifféremment.

Ces enfants semblent prêts à s'animer, un peu rêveurs ou espiègles, peut-être les deux tour à tour. Et l'artiste, qui leur donne cette force incroyable, s'efface devant tant de vie. Elle leur a donné la sienne et plus encore, avec un talent et une passion qui se jouent du temps.

Les enfants de Camille Claudel
Les enfants de Camille Claudel
Les enfants de Camille Claudel
Les enfants de Camille Claudel
Les enfants de Camille Claudel
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Les enfants de Camille Claudel
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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 12:52

"Jube, domine, benedicere", quelques paroles d'une prière. Le premier mot a été utilisé pour désigner un élément d'architecture religieuse, dont peu d'exemples subsistent en France.

Le jubé séparait le religieux du profane, le chœur, où se tenaient les moines, de la nef où étaient regroupés les gens venant à la messe.

Il est le résultat d'un ordre liturgique, imposé au XIIème siècle, qui ne mélangeait pas les genres. Le peuple ne voyait que cet édifice et, à son sommet, le prêtre où l'enfant de chœur.

Il est le prolongement de la cathédrale, un lieu où les sculptures expliquaient au peuple les grandes scènes de la vie du Christ.

Une réforme de la liturgie, décidée au concile de Trente, au XVIème siècle, ouvre l'espace et aboutit à la destruction de ces chefs d'œuvre, du moins dans les églises catholiques. Beaucoup subsistent dans les églises réformées, protestantes ou anglicanes, qui échappent en Europe aux règles de la liturgie catholique romain.

Devenus rares, les jubés n'en sont que plus admirables, un magnifique témoignage associant l'art et la foi.

Deux exemples ont été retenus, tous deux dans le département de l'Aube.

Le premier est un jubé en bois, finement sculpté par Thomas et Jacques Guyot, des maîtres de l'école troyenne, déjà évoquée sur ce blog. Il est visible à l'église de Villemaur sur Vanne, un édifice qui justifie à lui seul la visite, son toit évoquant davantage les Kirke d'Europe du Nord que l'architecture traditionnelle de la région.

Le second est le jubé de l'église Sainte Madeleine de Troyes, un petit joyau de pierre réalisé entre 1508 et 1517 par Jean Gailde.

Pour le plaisir des yeux...

Dentelles de bois et de pierre : les jubés
Dentelles de bois et de pierre : les jubés
Dentelles de bois et de pierre : les jubés
Dentelles de bois et de pierre : les jubés
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4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 11:50

... et de textures.

Car aucun arbre ne ressemble à un autre. Les photographies de Cédric Pollet ne cessent de souligner les subtiles variations ou les contrastes saisissants qui existent entre les écorces de variétés proches ou très éloignées.

Après les chants d'érables, qui soulignaient la richesse d'une même famille, je vous propose de poursuivre la découverte avec des espèces différentes : aux baisers du peuplier répondent la rugosité de l'olivier, le plissé coloré du cyprès, les ondulations du séquoia, la texture fibreuse du bananier, les écailles du sang dragon, les piquants du pachypode ou l'ovale du damier du dattier.

Pour continuer le voyage, n'hésitez pas à visiter le site de ce photographe au style original : http://www.cedric-pollet.com

Ecorces : une symphonie de couleurs
Ecorces : une symphonie de couleurs
Ecorces : une symphonie de couleurs
Ecorces : une symphonie de couleurs
Ecorces : une symphonie de couleurs
Ecorces : une symphonie de couleurs
Ecorces : une symphonie de couleurs
Ecorces : une symphonie de couleurs
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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 21:33

Son nom évoque un code de l'honneur, un guerrier redoutable, le pays du soleil levant...

Le samouraï est le lointain cousin de nos chevaliers et leurs histoires ne sont pas si différentes...

La classe des samouraï apparaît au cours du Xème siècle, alors que se développe un système de vassalité. Le chevalier ou samouraï est au service d'un grand propriétaire : le daimyô. A partir du XIIème, les samouraï ou bushi constituent la classe noble militaire, par opposition aux nobles civils (les kuge).

Le samouraï sans maître (rônin) tombe en bas de l'échelle sociale, à peine plus haut que les hors-la-loi, ce qu'il peut rapidement devenir dans l'imaginaire collectif (et peut-être dans la réalité).

Dès l'origine est appliqué un code de la chevalerie où dominent des notions telles que le sens de l'honneur, l'hospitalité, la bravoure, la loyauté... Ces valeurs ont perduré après la fin des samouraï, lorsque le Japon s'est ouvert à l'Occident lors de l'ère Meiji dans la seconde moitié du XIXème siècle.

Il reste toujours quelque chose du samouraï, ne serait-ce que la bravoure et l'image de fin bretteur de ce guerrier, de ses combats avec deux sabres (le sabre long ou katana et le plus court appelé wakizashi)...

Cela ne saurait résumer l'armement, plus étoffé de ce combattant, qui comprend ausi d'autres types de sabre, des poignards, lances, hallebardes... Et bien sûr, l'armure qui évolue au fil des siècles, comme le montrent ces photographies.

Il est temps désormais de laisser aller l'imagination, de laisser s'animer des objets de musée, remonter l'histoire et peut-être se sauver à toutes jambes...

Photographies de Attilio Boccazzi-Varotto à partir de la collection du musée d'ethnologie de Genève - A apprécier en cliquant sur les images.

Entre mythe et histoire : le samouraï
Entre mythe et histoire : le samouraï
Entre mythe et histoire : le samouraï
Entre mythe et histoire : le samouraï
Entre mythe et histoire : le samouraï
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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 13:29

Il y a 140 ans naissait l'impressionnisme. Quelques peintres s'étaient réunis pour exposer leurs oeuvres, et parmi eux Claude Monet et sa toile "Impression" (aujourd'hui "impression soleil levant"). L'accueil fut réservé et certains journalistes d'art, pour se moquer et en s'inspirant du nom de la toile de Claude Monet, qualifièrent les oeuvres exposées d'impressionnisme. L'expression et le mouvement qu'elle désigne sont passés à la postérité.

"Impression soleil levant" est désormais célèbre dans le monde entier et la toile, joyau du musée Marmottan, est le prétexte d'une exposition jusqu'au 15 janvier 2015, qui en retrace la genèse.

Les sources d'inspiration de Claude Monet y sont présentées, de Wiliam Turner pour la lumière à Johann Barthold Jongkind ou Eugène Boudin, qui ont initié Claude Monet à la peinture en plein air.

Et puis, il y a Le Havre et son port, détruits en grande partie lors de la seconde guerre mondiale.

Claude Monet a également forgé son style au fil des années, capturant les silhouettes du port et les jeux de lumière.

Il en résulte des chefs d'oeuvre et une expositon passionnante qui aboutit sur la collection Monet du musée.

N'oubliez pas, avant de partir, de faire un petit tour à l'étage pour admirer les toiles de Berthe Morisot, une autre impressionniste dont je vous parlerai bientôt.

Le soleil s'est levé sur Marmottan
Le soleil s'est levé sur MarmottanLe soleil s'est levé sur MarmottanLe soleil s'est levé sur Marmottan
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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 18:04

Quelques enseignes en Alsace qui mettent en valeur la gastronomie locale et l'art de recevoir.

Enseignes alsaciennesEnseignes alsaciennes
Enseignes alsaciennesEnseignes alsaciennesEnseignes alsaciennes
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9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 19:09

La Lorraine est une terre d'artistes et d'artisans inventifs qui ont su maîtriser la terre, l'eau, le feu, et les sublimer dans des objets somptueux.

Le cristal en est un exemple, qui naît à Saint Louis les Bitche à la fin du XVIIIème siècle. La transparence y est toujours rehaussée par de subtils motifs d'or ou exposée dans sa sublime nudité. Mais la réputation des cristalleries de Saint Louis n'est plus à faire.

Tout comme celle de Baccarat, dont la rétrospective au Petit palais à Paris, qui a lieu jusqu'au 15 janvier 2015, offre au visiteur des pièces historiques, du célèbre service de verres du tsar aux somptueux luminaires produits notamment pour les émirs d'Orient.

Baccarat, comme Daum ou bien d'autres noms qui seront cités ici, sachant que cette présentation est loin d'être exhaustive, ont compris très vite l'importance de la créativité. Chaque pièce est une oeuvre, réalisée par des maîtres verriers avec très souvent la collaboration d'artistes de renom.

C'est cette inventivité qui est à l'origine de la maison Daum, dès l'époque où elle rivalisait de créativité avec Emile Gallé, à l'apogée de l'Art nouveau. La maison a depuis traversé les siècles, avec ses pates de verre dont la couleur sublime la transparence.

Les maîtres verriers exercent aussi leur art à Meisenthal, Hartzviller, Vannes-le-Chatel.

Mais le verre et le cristal ne sauraient résumer à eux seuls la fusion de la terre et du feu. La faïence est également un art qui continue à se renouveler, à Sarreguemines notamment. Le gré flammé de Ramberviliers mérite aussi d'être mis en lumière.

Enfin, il est impossible d'évoquer les arts du feu en Lorraine sans mentionner les émaux de Longwy, explosions de couleurs dont le craquelé chante encore des années après la sortie du four.

Petit aperçu de ces oeuvres en images.

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Les arts du feu en Lorraine
Les arts du feu en LorraineLes arts du feu en LorraineLes arts du feu en Lorraine
Les arts du feu en LorraineLes arts du feu en LorraineLes arts du feu en Lorraine
Les arts du feu en LorraineLes arts du feu en LorraineLes arts du feu en Lorraine
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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 10:05

Le grand palais célèbre le maître de l'estampe, mais aussi le peintre et l'illustrateur.

Seule la première facette de l'artiste sera présentée ici, avec quelques unes de ses plus célèbres œuvres à l'exemple de la grande vague ou du Mont Fuji.

Hokusai est le premier a avoir fait du paysage un thème d'inspiration. Hiroshige le reprendra, avec la même logique du périple illustré.

Leurs centres d'intérêt sont plus larges : personnages allant parfois jusqu'à la caricature, nature... Le fantastique est également présent chez Hokusai.

Artiste insatiable, Hokusai a multiplié les techniques autant que les sujets. Il en résulte une œuvre variée, avec toutefois un tracé caractéristique qui est la marque du maître et permet de distinguer ses réalisations.

Hokusai ou la célèbration d'un maître de l'estampe
Hokusai ou la célèbration d'un maître de l'estampe
Hokusai ou la célèbration d'un maître de l'estampe
Hokusai ou la célèbration d'un maître de l'estampe
Hokusai ou la célèbration d'un maître de l'estampe
Hokusai ou la célèbration d'un maître de l'estampe
Hokusai ou la célèbration d'un maître de l'estampe
Hokusai ou la célèbration d'un maître de l'estampe
Hokusai ou la célèbration d'un maître de l'estampe
Hokusai ou la célèbration d'un maître de l'estampe
Hokusai ou la célèbration d'un maître de l'estampe
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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 22:58

Entre Blois et Cheverny, à une vingtaine de minutes de Chambord, se dresse, dans le village de Cellettes, le chateau de Beauregard.

Au XVIème siècle, ce lieu était un rendez-vous de chasse pour François 1er. Ses différents occupants lui donneront l'apparence qu'il a aujourd'hui.

L'un de ses propriétaires, Paul Radier, noble proche du roi et passionné d'histoire décide, à partir de 1619, d'y raconter son histoire de France. Le résultat ne sera toutefois pas un essai mais une galerie de portraits des rois de France et des personnages de leur règne ayant joué un rôle politique important, y compris dans les autres cours d'Europe, voire au-delà.

C'est ainsi qu'en partant de 1328, 327 portraits témoignent de 315 ans d'histoire et des bouleversements intervenus au cours de quinze règnes. On y retrouve Anne de Bretagne, Anne Boleyn, Henri XVIII, Thomas Moore ou encore Soliman le magnifique, pour ne citer que ces quelques exemples.

Trois générations de Radier se sont attelés à la réalisation de cette fresque colossale, qui repose comme dans un écrin entre un magnifique plafond en lapis lazuli et de superbes faiences.

327 portraits pour plus de trois siècles d'histoire
327 portraits pour plus de trois siècles d'histoire327 portraits pour plus de trois siècles d'histoire327 portraits pour plus de trois siècles d'histoire
327 portraits pour plus de trois siècles d'histoire327 portraits pour plus de trois siècles d'histoire
327 portraits pour plus de trois siècles d'histoire327 portraits pour plus de trois siècles d'histoire
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25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 10:46

Les coquillages évoquent pour beaucoup d'entre nous des souvenirs de vacances, la sensation du sable humide sous nos pieds, l'odeur de la mer, et ces petits objets que nous ramassions, comme des promesses d'un monde inconnu, des vestiges aussi d'une vie, de trésors ou de splendeurs englouties.

Ces splendeurs, nous les tenions dans nos mains, émerveillés.

Je vous propose de les redécouvrir avec les photographies de Gilles Mermet et les collections du muséum d'histoire naturelle. Loin des explications scientifiques, seulement pour le plaisir des yeux, voici des coquillages aux formes parfois évocatrices, celles d'un bonnet ou d'un coeur.. Pour d'autres, les yeux s'arrêteront sur le drapé d'une sculpture, des extravagances de reliefs ou de couleurs...

Coquillages : splendeurs sculptées par la nature
Coquillages : splendeurs sculptées par la nature
Coquillages : splendeurs sculptées par la nature
Coquillages : splendeurs sculptées par la nature
Coquillages : splendeurs sculptées par la nature
Coquillages : splendeurs sculptées par la nature
Coquillages : splendeurs sculptées par la nature
Coquillages : splendeurs sculptées par la nature
Coquillages : splendeurs sculptées par la nature
Coquillages : splendeurs sculptées par la nature
Coquillages : splendeurs sculptées par la nature
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Published by writings2 - dans Entre faune et flore
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