Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Recherche

12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 20:05

Si l'expression désigne aujourd'hui le plaisir pris dans la réalisation d'activité(s), notamment lors d'ébats passionnés, elle désignait à l'origine la prise de butin par les corsaires, peut-être également par les pirates, à supposer que les règles de partage y soient similaires, si règles il y avait...

A l'inverse des pirates qui échappent à tout contrôle, les agissements des corsaires sont légaux et réglementés. Une lettre de marque leur donne l'autorisation, en temps de guerre, de capturer des vaisseaux ennemis pour les ramener dans un port de leur pays où les marchandises saisies sont placées sous scellés. Une décision de justice partage ensuite le produit de la vente entre l'armateur, l'équipage et, pour notre pays, l'amiral de France.

Lorsqu'un navire est capturé par deux vaisseaux corsaires, une pratique relativement courante, le partage est réalisé en ajoutant les pieds de quille (sa profondeur), le nombre de matelots et le calibre de l'artillerie. Ce calcul défini la part du butin, c'est-à-dire le pied pris notamment par l'équipage...

Comme les décisions de justice peuvent être longues et la tentation de pillage importante loin du roi et de toute autorité judiciaire, des règles limitent le montant du pillage par personne ou dans un laps de temps défini, avec des prérogatives particulières selon le rang du marin.

Prendre son pied : les origines
Repost 0
5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 12:29

    Le nom évoque à lui seul la forêt, les fées Morgane et Viviane, Merlin ... Toute une époque où les croyances celtes sont peu à peu supplantées par le christianisme, sans toutefois s'effacer totalement des mémoires...

Broceliande20003.jpg

 

  Dans ces lieux règne la magie, ou peut-être simplement son souvenir.

 

  Le visiteur imaginera volontiers dans chaque pierre couchée quelque rite ancestral. Il verra dans les arbres aux formes étranges des malheureux subissant un terrible maléfice.

 

  Mais si toute forêt peut être inquiétante, elle est aussi lumière, odeurs, plaisir de fouler un sol souple ou de laisser l'imagination s'envoler.

 

 Le visiteur s'émerveillera devant les arbres aux formes étranges, les ruisseaux ou fontaines (dont la fontaine de jouvence...), les grottes, le miroir aux fées...

  Au délà des éléments naturels, des constructions humaines...

 

  Brocéliande est un endroit ouvert à tous, un espace de rêve et de liberté, avec ou sans les illustres personnages de légende qui en ont fait la notoriété.

 

Brocéliande : lieu de légendesBrocéliande : lieu de légendes
Brocéliande : lieu de légendesBrocéliande : lieu de légendesBrocéliande : lieu de légendes
Brocéliande : lieu de légendesBrocéliande : lieu de légendesBrocéliande : lieu de légendes
Repost 0
Published by writings2 - dans Légendes
commenter cet article
31 août 2014 7 31 /08 /août /2014 11:28

Lorsque l'Occident découvre le Japon au XXème siècle, c'est notamment à travers son art et plus particulièrement les estampes Ukiyo-e, ce terme signifiant littéralement images du monde flottant.

L'oeuvre est le résultat du travail d'un peintre, d'un graveur, d'un imprimeur et d'un éditeur, qui suivent chacun un long apprentissage. Comme l'estampe est produite en de multiples exemplaires, sa diffusion en est facilitée.

Parmi les peintres se sont illustrés dans cet art, les plus connus sont sans doute Katsushika Hokusai et Ando Hiroshige.

Tous deux se sont éloignés des sujets classiques de l'Ukiyo-e (courtisanes notamment). Ils sont célèbres pour leur représentation de paysages, facilement reconnaissables dans des styles différents, mais également empreints d'une poèsie liée au tracé de l'artiste, au choix des couleurs, à celui des saisons...

Le jeu des saisons est important chez Hiroshige, tout comme l'observation fidèle de la nature. Ils concourrent à une oeuvre à la fois réaliste et mystérieuse. Le dégradé des couleurs et le choix de l'angle, qui semble souvent aérien, issu du regard d'un oiseau, ajoutent à l'impression générale de finesse et d'émerveillement devant la beauté de la nature.

L'oeuvre d'Hiroshige est remarquable. Elle a d'ailleurs inspiré plusieurs peintres européens, à l'exemple de Monet ou de Van Gogh.

Je vous laisse la (re)découvrir en images.

Hiroshige ou l'art de l'estampe japonaise
Hiroshige ou l'art de l'estampe japonaise
Hiroshige ou l'art de l'estampe japonaise
Hiroshige ou l'art de l'estampe japonaise
Hiroshige ou l'art de l'estampe japonaise
Hiroshige ou l'art de l'estampe japonaise
Hiroshige ou l'art de l'estampe japonaise
Hiroshige ou l'art de l'estampe japonaise
Hiroshige ou l'art de l'estampe japonaise
Hiroshige ou l'art de l'estampe japonaise
Hiroshige ou l'art de l'estampe japonaise
Hiroshige ou l'art de l'estampe japonaise
Hiroshige ou l'art de l'estampe japonaise
Hiroshige ou l'art de l'estampe japonaise
Hiroshige ou l'art de l'estampe japonaise
Hiroshige ou l'art de l'estampe japonaise
Repost 0
Published by writings2 - dans Art et lumière Asie
commenter cet article
21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 14:16

Remontons le temps pour arriver à la fin du XVIIème siècle, au large des côtes françaises, dans la mer du Nord.

De nombreux navires sillonnent cette mer, qui enrichissent les marchands de Hambourg ou d'Amsterdam.

Et d'ores et déjà, pour contrer la nouvelle puissance des Pays Bas et celle de l'Angleterre, une guerre économique s'engage, qui prend bien souvent l'aspect de corsaires, dont certains sont restés dans l'histoire, à l'image de Jean Bart.

La guerre de course complète la guerre d'escadre, plus traditionnelle, où les flottes ennemies s'affrontent. La France manque de navires, et la création des arsenaux de Brest, Toulon ou Dunkerque (pour ne citer que ces trois lieux) par Colbert peine à compenser le retard pris.

Quelques combats mémorables ont toutefois lieu dans ces eaux, à l'exemple de la Hougue en 1692 où la flotte de l'Amiral de Tourville affronte, avec ses 44 vaisseaux, les 86 navires de la flotte anglo-hollandaise.

Combat au cours duquel de nombreux vaisseaux sombrent, dont certaines épaves seront retrouvées presque trois siècles plus tard.

Cette découverte a donné naissance à un beau projet, qui devrait durer presque 20 ans, et qui consiste à construire à l'identique un vaisseau de premier rang, de près de 57 mètres de long, 15 de large et 17 de haut. Le Jean Bart sera la reproduction d'un navire de guerre armé de 84 canons.

Un projet sans doute un peu fou, à l'exemple de l'Hermione à Rochefort, un autre grand arsenal royal. Au XVIIème siècle, la construction d'un navire permettait à 4 000 personnes de vivre pendant un an. Les ouvriers sont aujourd'hui moins nombreux et beaucoup sont bénévoles, mais l'enjeu économique n'est pas négligeable à Gravelines.

C'est aussi la réécriture d'une page d'histoire à laquelle vous pouvez contribuer en soutenant l'association Tourville, en direct ou sur le site de financement participatif Ulule :

http://fr.ulule.com/association-tourville/

Le projet est passionnant. Je vous laisse découvrir son état d'avancement, d'autant que je ne maîtrise pas suffisamment l'architecture navale pour aller plus loin... ;-)

N'hésitez pas aussi à transmettre vos encouragements à l'équipe.

Corsaires et marine royale en mer du Nord
Corsaires et marine royale en mer du Nord
Corsaires et marine royale en mer du Nord
Repost 0
14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 18:10

Des vies ordinaires et des photographies extraordinaires, parfois drôles, toujours touchantes.

Des instants immortalisés par Robert Doisneau
Des instants immortalisés par Robert Doisneau
Des instants immortalisés par Robert Doisneau
Des instants immortalisés par Robert Doisneau
Des instants immortalisés par Robert Doisneau
Des instants immortalisés par Robert Doisneau
Repost 0
7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 20:49

L'eau est un bien précieux. Conscient de cette valeur, les souverains du Maroc ont souvent fait réaliser dans leurs villes des bassins utilisés pour les besoins de la population, mais aussi des chevaux et des jardins.

Le bassin de la Ménara à Marrakech date du XIIème siècle, à l'époque où la dynastie des Almohades s'y est installée. Il est alimenté par un système hydraulique ingénieux qui permet de rechercher l'eau bleau dans l'Atlas, à une trentaine de kilomètres.

Le pavillon au bord du bassin date du XIXème et donne lieu à diverses histoires. Ainsi, le lieu aurait abrité les amours du Sultan qui noyait la favorite d'une nuit au petit matin...

Le bassin reste toutefois un lieu de promenade prisée et une vision romantique de Marrakech.

A quelques mètres se dresse une oliveraie étendue, qui compterait une quarantaine de variétés.

Un jardin d'eau et d'oliviers : la Ménara
Un jardin d'eau et d'oliviers : la Ménara
Repost 0
Published by writings2 - dans Histoires d'ô...
commenter cet article
31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 09:02

Le costume traditionnel japonais ne comporte pas de poche mais une large ceinture à laquelle étaient accrochés les objets usuels tels que les sacs à tabac ou à "médicaments". Pour faire contrepoids, de simples morceaux de bois à l'origine, qui au gré des siècles ont évolué pour devenir, à partir du XVIIème siècle, des ornements vestimentaires et afficher aussi la richesse de celui qui les portait.

Ces objets, les netsuke, sont réalisés dans divers matériaux, à l'origine en bois ou en corne, ils peuvent être aussi sculptés en ivoire, voire parfois en pierre précieuse.

Les sources d'inspiration sont nombreuses et la qualité des netsuke est très variable, d'autant qu'à la fin du XIXème siècle certains sont crées pour les Occidentaux qui s'intéressent depuis peu à l'Orient.

N'hésitez pas à cliquer sur les photographies pour mieux les apprécier.

Quand le quotidien devient art : les netsuke
Quand le quotidien devient art : les netsuke
Quand le quotidien devient art : les netsuke
Quand le quotidien devient art : les netsuke
Quand le quotidien devient art : les netsuke
Quand le quotidien devient art : les netsuke
Quand le quotidien devient art : les netsuke
Quand le quotidien devient art : les netsuke
Repost 0
25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 21:31

C'est à Guernes, dans les Yvelines que Jacques Messin a développé son talent de paysagiste.

Il a depuis travaillé pour des stars à l'exemple de Carole Bouquet, ou des aristocrates, dans des domaines privés ou ouverts au public, auxquels il a su donné une nouvelle vie grâce à sa parfaite connaissance des plantes, de leur capacité à être acclimatées et à sa maîtrise de l'architecture végétale.

Désormais installé au Brésil, il continue à exercer son art, dont je vous invite à découvrir les racines, les photographies bien que déjà anciennes, révélant des trésors qui semblent intemporels.

Le jardin d'Hopuna ou l'origine de l'art d'un paysagiste
Le jardin d'Hopuna ou l'origine de l'art d'un paysagiste
Le jardin d'Hopuna ou l'origine de l'art d'un paysagiste
Le jardin d'Hopuna ou l'origine de l'art d'un paysagiste
Le jardin d'Hopuna ou l'origine de l'art d'un paysagiste
Repost 0
Published by writings2 - dans Eaux et jardins
commenter cet article
19 juillet 2014 6 19 /07 /juillet /2014 17:36

Pendant trois ans, Alfons Mucha, artiste tchèque célèbre notamment pour ses affiches, a travaillé avec le bijoutier parisien Georges Fouquet, alors à la pointe de la mode et de l'innovation.

De cette collaboration sont nés des bijoux extraordinaires, ainsi que le décor d'un magasin, tout aussi fabuleux, conservé aujourd'hui au musée Carnavalet.

Art nouveau : les bijoux de G. Fouquet et A. Mucha
Art nouveau : les bijoux de G. Fouquet et A. Mucha
Art nouveau : les bijoux de G. Fouquet et A. Mucha
Art nouveau : les bijoux de G. Fouquet et A. Mucha
Art nouveau : les bijoux de G. Fouquet et A. Mucha
Repost 0
Published by writings2 - dans Art nouveau
commenter cet article
16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 15:08

Elles sont, pour ceux qui en disposent, la face inversée de la rue, c'est-à-dire un espace privé, même si ce dernier peut être collectif.

Parfois puits étroits sans lumière, elles sont rêvées comme des espaces d'intimité néanmoins aérés, lumineux, voire bordés de verdure.

Ces rêves existent, grâce à des architectes qui cassent la verticalité et font entrer la lumière (comme ici Daniel Aubert, rue Amelot), qui surélèvent les bâtiments dans ce même souci d'espace et d'aération, allant jusqu'à créer des espaces de méditation (comme au siège de l'UNESCO grâce à Tadao Ando).

Et la nature sait s'inviter, oubliant parfois cette frontière fragile entre l'intérieur et l'extérieur...

Cours parisiennes
Cours parisiennes
Cours parisiennes
Cours parisiennes
Cours parisiennes
Cours parisiennes
Cours parisiennes
Repost 0
Published by writings2 - dans Archi
commenter cet article