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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 14:16

Remontons le temps pour arriver à la fin du XVIIème siècle, au large des côtes françaises, dans la mer du Nord.

De nombreux navires sillonnent cette mer, qui enrichissent les marchands de Hambourg ou d'Amsterdam.

Et d'ores et déjà, pour contrer la nouvelle puissance des Pays Bas et celle de l'Angleterre, une guerre économique s'engage, qui prend bien souvent l'aspect de corsaires, dont certains sont restés dans l'histoire, à l'image de Jean Bart.

La guerre de course complète la guerre d'escadre, plus traditionnelle, où les flottes ennemies s'affrontent. La France manque de navires, et la création des arsenaux de Brest, Toulon ou Dunkerque (pour ne citer que ces trois lieux) par Colbert peine à compenser le retard pris.

Quelques combats mémorables ont toutefois lieu dans ces eaux, à l'exemple de la Hougue en 1692 où la flotte de l'Amiral de Tourville affronte, avec ses 44 vaisseaux, les 86 navires de la flotte anglo-hollandaise.

Combat au cours duquel de nombreux vaisseaux sombrent, dont certaines épaves seront retrouvées presque trois siècles plus tard.

Cette découverte a donné naissance à un beau projet, qui devrait durer presque 20 ans, et qui consiste à construire à l'identique un vaisseau de premier rang, de près de 57 mètres de long, 15 de large et 17 de haut. Le Jean Bart sera la reproduction d'un navire de guerre armé de 84 canons.

Un projet sans doute un peu fou, à l'exemple de l'Hermione à Rochefort, un autre grand arsenal royal. Au XVIIème siècle, la construction d'un navire permettait à 4 000 personnes de vivre pendant un an. Les ouvriers sont aujourd'hui moins nombreux et beaucoup sont bénévoles, mais l'enjeu économique n'est pas négligeable à Gravelines.

C'est aussi la réécriture d'une page d'histoire à laquelle vous pouvez contribuer en soutenant l'association Tourville, en direct ou sur le site de financement participatif Ulule :

http://fr.ulule.com/association-tourville/

Le projet est passionnant. Je vous laisse découvrir son état d'avancement, d'autant que je ne maîtrise pas suffisamment l'architecture navale pour aller plus loin... ;-)

N'hésitez pas aussi à transmettre vos encouragements à l'équipe.

Corsaires et marine royale en mer du Nord
Corsaires et marine royale en mer du Nord
Corsaires et marine royale en mer du Nord
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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 18:10

Des vies ordinaires et des photographies extraordinaires, parfois drôles, toujours touchantes.

Des instants immortalisés par Robert Doisneau
Des instants immortalisés par Robert Doisneau
Des instants immortalisés par Robert Doisneau
Des instants immortalisés par Robert Doisneau
Des instants immortalisés par Robert Doisneau
Des instants immortalisés par Robert Doisneau
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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 20:49

L'eau est un bien précieux. Conscient de cette valeur, les souverains du Maroc ont souvent fait réaliser dans leurs villes des bassins utilisés pour les besoins de la population, mais aussi des chevaux et des jardins.

Le bassin de la Ménara à Marrakech date du XIIème siècle, à l'époque où la dynastie des Almohades s'y est installée. Il est alimenté par un système hydraulique ingénieux qui permet de rechercher l'eau bleau dans l'Atlas, à une trentaine de kilomètres.

Le pavillon au bord du bassin date du XIXème et donne lieu à diverses histoires. Ainsi, le lieu aurait abrité les amours du Sultan qui noyait la favorite d'une nuit au petit matin...

Le bassin reste toutefois un lieu de promenade prisée et une vision romantique de Marrakech.

A quelques mètres se dresse une oliveraie étendue, qui compterait une quarantaine de variétés.

Un jardin d'eau et d'oliviers : la Ménara
Un jardin d'eau et d'oliviers : la Ménara
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31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 09:02

Le costume traditionnel japonais ne comporte pas de poche mais une large ceinture à laquelle étaient accrochés les objets usuels tels que les sacs à tabac ou à "médicaments". Pour faire contrepoids, de simples morceaux de bois à l'origine, qui au gré des siècles ont évolué pour devenir, à partir du XVIIème siècle, des ornements vestimentaires et afficher aussi la richesse de celui qui les portait.

Ces objets, les netsuke, sont réalisés dans divers matériaux, à l'origine en bois ou en corne, ils peuvent être aussi sculptés en ivoire, voire parfois en pierre précieuse.

Les sources d'inspiration sont nombreuses et la qualité des netsuke est très variable, d'autant qu'à la fin du XIXème siècle certains sont crées pour les Occidentaux qui s'intéressent depuis peu à l'Orient.

N'hésitez pas à cliquer sur les photographies pour mieux les apprécier.

Quand le quotidien devient art : les netsuke
Quand le quotidien devient art : les netsuke
Quand le quotidien devient art : les netsuke
Quand le quotidien devient art : les netsuke
Quand le quotidien devient art : les netsuke
Quand le quotidien devient art : les netsuke
Quand le quotidien devient art : les netsuke
Quand le quotidien devient art : les netsuke
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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 21:31

C'est à Guernes, dans les Yvelines que Jacques Messin a développé son talent de paysagiste.

Il a depuis travaillé pour des stars à l'exemple de Carole Bouquet, ou des aristocrates, dans des domaines privés ou ouverts au public, auxquels il a su donné une nouvelle vie grâce à sa parfaite connaissance des plantes, de leur capacité à être acclimatées et à sa maîtrise de l'architecture végétale.

Désormais installé au Brésil, il continue à exercer son art, dont je vous invite à découvrir les racines, les photographies bien que déjà anciennes, révélant des trésors qui semblent intemporels.

Le jardin d'Hopuna ou l'origine de l'art d'un paysagiste
Le jardin d'Hopuna ou l'origine de l'art d'un paysagiste
Le jardin d'Hopuna ou l'origine de l'art d'un paysagiste
Le jardin d'Hopuna ou l'origine de l'art d'un paysagiste
Le jardin d'Hopuna ou l'origine de l'art d'un paysagiste
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Published by writings2 - dans Eaux et jardins
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19 juillet 2014 6 19 /07 /juillet /2014 17:36

Pendant trois ans, Alfons Mucha, artiste tchèque célèbre notamment pour ses affiches, a travaillé avec le bijoutier parisien Georges Fouquet, alors à la pointe de la mode et de l'innovation.

De cette collaboration sont nés des bijoux extraordinaires, ainsi que le décor d'un magasin, tout aussi fabuleux, conservé aujourd'hui au musée Carnavalet.

Art nouveau : les bijoux de G. Fouquet et A. Mucha
Art nouveau : les bijoux de G. Fouquet et A. Mucha
Art nouveau : les bijoux de G. Fouquet et A. Mucha
Art nouveau : les bijoux de G. Fouquet et A. Mucha
Art nouveau : les bijoux de G. Fouquet et A. Mucha
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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 15:08

Elles sont, pour ceux qui en disposent, la face inversée de la rue, c'est-à-dire un espace privé, même si ce dernier peut être collectif.

Parfois puits étroits sans lumière, elles sont rêvées comme des espaces d'intimité néanmoins aérés, lumineux, voire bordés de verdure.

Ces rêves existent, grâce à des architectes qui cassent la verticalité et font entrer la lumière (comme ici Daniel Aubert, rue Amelot), qui surélèvent les bâtiments dans ce même souci d'espace et d'aération, allant jusqu'à créer des espaces de méditation (comme au siège de l'UNESCO grâce à Tadao Ando).

Et la nature sait s'inviter, oubliant parfois cette frontière fragile entre l'intérieur et l'extérieur...

Cours parisiennes
Cours parisiennes
Cours parisiennes
Cours parisiennes
Cours parisiennes
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Cours parisiennes
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13 juillet 2014 7 13 /07 /juillet /2014 15:07

A l'Ouest des Etats Unis, dans l'Etat de l'Utah, à 350 km environ au sud ouest de Salt Lake City, plus précisément sur l'UT 24 entre Capitol Reef et Moab, des lutins ou des gnomes se sont installés.

Au coeur du goblin valley state park, ils apparaissent ocres ou roses selon la lumière du jour.

Ces êtres sont constitués par des colonnes de grès de 2 à 3 mètres de haut, surmontées souvent par un rocher arrondi qui en symbolise la tête.

Ils sont le résultat d'une lente érosion, qui les conduit à perdre un jour ou l'autre la tête et disparaître peu à peu.

Il y a 170 millions d'années, ce lieu formait la limite du continent et de la mer. Des limons s'y sont amonceler, mais le grès, plus tendre que les roches environnantes, a subi l'effet de l'érosion.

Ces êtres étranges en sont les vestiges, qui ravissent les familles faisant une halte dans ce parc où l'entrée est payante (de l'ordre de 8USD).

La vision de ces gnomes de grès est dépaysante et plonge notre imaginaire très loin...

La vallée des lutins (Goblins valley)
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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 19:28

L'oeuvre d'Alberto Giacometti est importante et a évolué au fil des années. On en retient surtout des silhouettes filiformes, aux contours torturés qui donnent vie à la matière, et, notamment pour les dernières années du travai de l'artiste, où le corps devient une masse d'où émerge le visage, le regard de ses scupltures.

Les yeux sont le miroir de l'âme. Ce sont eux qui concentrent la présence de l'individu par le regard. Le regard du modèle devient aussi important que celui de l'artiste et il n'est bientôt plus possible de savoir celui qui apporte le plus de transformations. La série Annette en constitue un exemple. Le modèle est la même personne mais le résultat est une longue variation qui peut sembler sans fin.

La force de ce regard transparaît également dans les bustes d'hommes et dans les oeuvres peintes ou dessinées de Giacometti, à l'exemple de James Lord, où le visage est paradoxalement l'élément le plus sombre du tableau, qui est ainsi le mieux mis en valeur et celui qui lui donne vie.

Une oeuvre fascinante...

Les regards de Giacometti
Les regards de Giacometti
Les regards de Giacometti
Les regards de Giacometti
Les regards de Giacometti
Les regards de Giacometti
Les regards de Giacometti
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5 juillet 2014 6 05 /07 /juillet /2014 19:06

S'il était en France, il se situerait quelque part entre la Joconde et l'image de Gavroche : emblématique, plusieurs fois volé, symbôle d'un esprit de fronde ou de la résistance à l'occupant.

Ce petit homme a préféré Bruxelles, non loin de la grand'place, à l'angle de la rue des étuves et de la rue des chênes.

Ce "gamin qui pisse" ne mesure qu'une cinquantaine de centimètres et orne une fontaine. Il serait facile mais ausi de mauvais goût d'ignorer en passant ce gamin insolent, de près de 400 ans (la statue actuelle est une réplique de celle d'origine, installée en 1619), qui a donné lieu à de multiples interprétations et compte un ordre des amis du Manneken-Pis.

C'est un véritable monument, et pour le passant distrait, il revêt souvent une de ses nombreuses tenues officielles, ce qui ne peut manquer d'attirer l'attention.

Si petit et pourtant si célèbre...
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