Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Recherche

15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 14:39

 Lors d'une promenade dans la vieille ville de Pise, une surprise sur une porte, à deux jours de Pâques...

 

PICT0055.JPG Je n'en sais malheureusement pas plus sur le choix de ce motif, sur son auteur, ni même où est passée la poule....

PICT0054.JPG

 

 

Repost 0
5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 21:45

641px-Gustave_Moreau_-_Le_Cantique_des_cantiques.jpgUn titre surprennant pour un roman qui ne l'est pas moins... Référence au Cantique des cantiques (ici représenté dans une toile de Gustave Moreau)? A la sauvagerie des hommes? A une certaine image de l'Afrique? A la Femme? Sans doute tout cela et un peu plus dans un Bénin moderne, où règne misère et corruption, où la révolte répond à la violence (parfois avec les mêmes armes) mais où l'amour reste présent, espoir présent et à venir.

 

Le-cantique-des-cannibales.jpg  L'histoire

Le cantique des cannibales a pour cadre le Bénin, celui de Cotonou, mais aussi celui des terres plus reculées, où la montagne est présente, où il est peut-être aussi possible d'échapper aux travers d'une société contemporaine... D'être soi.

L'histoire est celle de Gloh, dont le personnage serait inspiré de Phoolan Devi, la "reine des bandits" indienne. Gloh a dirigé une bande de hors la loi, volant les riches pour redistribuer aux pauvres. Le roman commence toutefois sur sa capture, avec un amalgame de mots qui fait frémir. Ce n'est pas une femme qui tente de fuir, c'est une femelle qu'on est prêt à abattre. La chasse est ouverte et la force règne...

Après quelques années d'emprisonnement, Gloh doit choisir entre la prison et la liberté, à condition toutefois de servir la campagne du Président, candidat à sa succession, dans les territoires populaires où elle régnait.

Bien entendu, Gloh choisit la liberté mais elle s'enfuit avec son amant, le policier qui l'a arrêté naguère et qui s'est rapproché d'elle petit à petit alors qu'elle était en captivité...

Il s'agit à la fois d'une histoire d'amour, d'un hymne à la terre et à ses valeurs, et d'une critique féroce contre un régime qui s'affiche sous les habits respectueux de la démocratie sans rien n'avoir de respectable.

 

Florent Couao Zotti

  Florent Couao Zotti est un écrivain d'aujourd'hui, sans doute une des plus grandes plumes de l'Afrique à l'heure actuelle.

A la fois journaliste et enseignant, il a vécu en divers pays d'Afrique avant de retourner dans son Bénin natal. A partir de la fin des années 1990, il publie son premier roman, Notre pain de chaque nuit, l'histoire d'une prostituée de Cotonou qui tue le client qui la malmenait, ce client étant par ailleurs sénateur...

D'autres oeuvres suivront dont l'homme dit fou et la mauvaise foi des hommes, la diseuse de mal-espérance, la sirène qui embrassait les étoiles. La liste est loin d'être exhaustive, d'autant que Florent Couao Zotti ne se limite pas à un genre littéraire. Le théâtre notamment joue un rôle important dans son oeuvre, peut-être parce que cette dernière n'est que le reflet du jeu de la société, avec ses personnages qui sont à la fois hauts en couleurs et laissés pour compte

 

Impressions

 Dès les premières pages, le cantique des cannibales surprend et dérange. Le langage employé contribue à cette impression dans la description de l'arrestation de Gloh, présentée comme une chasse à la "femelle". La sensualité est omniprésente, le verbe cru, la langue gouailleuse, avec des expressions qui n'appartiennent qu'à Florent Couao Zotti.

Le dépaysement est bien au rendez-vous, mais c'est avec un certain plaisir que le lecteur suit les aventures de Gloh, ses amours, ses périples, dans une société qui survit, emplie de vie et pourtant "cadrée" par un gouvernement corrompu. La satire politique est très appuyée et peut parfois lasser, mais la force du récit l'emporte.

Un auteur et un livre à découvrir.

Repost 0
29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 21:28

Pendule. Le ou la? Selon le pronom choisi, ce sont des pistes bien différentes qui s'ouvrent, toutes susceptibles d'offrir une pincée de mystère ou de fantastique.

Le clin d'oeil à Lamartine vous laisse imaginer la voie retenue, sans doute la plus classique, au souvenir d'une histoire entendue à Malte.

PICT0163.JPG Il n'est pas rare dans ce pays, mais il n'en a peut-être pas la singularité, de constater que deux pendules, ou plus précisément deux horloges, ornent la façade des églises. L'heure indiquée est différente de l'une à l'autre. On recule l'heure pour reculer celle de sa mort, mais comme cette dernière est inéluctable, il importe de se ménager une place au Paradis. C'est donc au Diable qu'est destinée la seconde horloge (celle de gauche si mes souvenirs sont exacts) car celui-ci doit arriver trop tard pour que l'âme puisse s'envoler, une fois la bénédiction donnée.

 

La pendule ne sert plus seulement à suspendre le vol du temps, mais aussi le cours de la vie, ou peut-être le destin de chacun après sa mort. Elle est un défi au Diable, mais est-il si différent de ce temps qui passe, toujours trop vite, et nous dévore? Une belle invitation à prendre le temps de vivre...

 

Repost 0
Published by writings2 - dans Casse tête
commenter cet article
25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 18:06

Dry-Falls---Caroline--US286.jpg L'eau est un bien précieux qui nous donne de nombreuses occasions de découvrir des paysages superbes. Images de ruisseaux qui serpentent, de rivières tourbillonnantes, de lacs calmes ou inquiétants...

Mais il est possible de passer de l'autre côté, de se baigner, de plonger, ou tout simplement ici de traverser une cascade... A travers ce torrent d'eau, la lumière change, se colore de bleu et offre de nouvelles perspectives sur notre environnement habituel.

Imaginez aussi ce qui se trouve de l'autre côté... Le début d'une aventure?

Repost 0
22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 22:02

Temple-de-Banteay-Srei-ou-citadelle-des-femmes---proximite.jpg Une porte au Cambodge, à quelques kilomètres du site d'Angkor. Elle ne s'ouvre pas mais est destinée au passage des esprits...

 

Cette porte fait partie de la citadelle des femmes, ainsi nommée en raison des gravures si fines qui l'ornent que la légende prétend qu'elles n'ont pu être gravées que par des femmes... Je laisse apprécier cette version de l'histoire...relief-banteay-srei.jpgIl convient néanmoins de reconnaître le caractère remarquable de ces oeuvres et de constater que la taille du complexe, bien moindre que celle de ces voisins, contribue également à son appelation.

Ce temple, dédié à Shiva, a été édifié non par un roi, mais par un noble, du nom de Yajnyavahaca, au Xème siècle. Il a connu divers agrandissements, puis a disparu des mémoires jusqu'en 1914, année où il a été redécouvert.

Depuis, comme les autres Temples d'Angkor, il a subi de nombreux pillages et de dégradations avant de faire l'objet d'un programme de préservation à partir de 2000.

Une jolie porte sur l'histoire très riche de cette partie du monde.banteay-srei-wc-cc-wayne-mclean.jpg

 

Repost 0
17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 21:27

Un fil qui "se mélange à la carte du ciel" (Philippe Petit)... C'est plus exactement un câble d'acier, très fortement tendu. Dessus, une silhouette, un homme ou un femme, petit point dans l'infini, en quête de soi, de la perfection aussi, voire de l'infini lui-même.

 

wire_up.jpg Il avance, aérien, le pas léger et souple. "Le coeur aux vents d'un théâtre de plein air, le funambule se trouve non loin des portes du Paradis".

Chacun retient son souffle quand il s'élance sur son fil, au dessus d'une tour ou d'un décor naturel somptueux. Tous ont le coeur qui frémit quand il semble hésiter, qu'il s'agenouille parfois, voire qu'il se couche sur son câble pour se reposer. Sa perche est bien lourde (jusqu'à 25 kg), qui aide l'équilibre, sans lui ôter sa grâce.

 

Ce fil, qui est beauté pour le spectateur, agresse les pieds, les jambes tandis que la perche brise les bras. Le fil apprend l'humilité, le respect et la concentration. C'est un art exigeant où toute erreur peut être fatale.

 

Mais le danger compte peu. Règnent surtout le geste, la pureté, le défi. Laissons nous éblouir par le funambule qui marche vers le ciel!

Repost 0
15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 21:50

saut-des-cuves281.jpgEntre le Hohneck et le col de la Schlucht,au Haut Chitelet dans les Vosges, une rivière prend sa source. Elle serpente entre les reliefs, traverse les lacs de Retournemer et de Longemer et arrose quelques bourgs avant de se fondre dans la Moselle.

 

Jadis, elle abritait des huitres d'eau douce ou mulettes, d'où l'existence de perles et de nombreuses légendes. Mais l'espèce a disparu en raison de certaines de ces caractéristiques mais aussi d'un environnement très industriel au XIX ème siècle, notamment autour du textile et des papeteries. Les contrôles anti-pollution sont désormais drastiques et de nombreuses usines ont fermé. Mais il reste cette rivière qui invite à la promenade.

 

Quelques lieux méritent tout pariculièrement le détour à l'exemple du Pont des Fées ou ici du saut des cuves. A force d'impétueux tourbillons, la Vologne a creusé dans un barrage rocheux un passage en forme de cuve. Jusqu'en 1937, des pièces de théâtre y étaient jouées, avec pour décor la nature environnante. A l'origine de cette initiative, un homme connu aussi pour avoir créé le théâtre du peuple à Bussang (toujours en activité) : Maurice Pottecher.

Repost 0
Published by writings2 - dans Histoires d'ô...
commenter cet article
10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 21:39

 

Les multiples facettes de la femme, le regard contradictoire porté sur elle, autant de raisons de choisir de n'en parler que d'une, emblématique, même si elle ne saurait incarner la mère et qu'elle n'a pas eu le temps d'être vieille un jour. Je pense à Jeanne, ou Jehanne, celle dont on fête cette année le 600ème anniversaire de la naissance, celle qui offre sans doute autant de lectures possibles qu'il y a de personnes pour interpréter son histoire, pour lui donner une actualité qui va bien au delà de notre hexagone. La légende de Jehanne s'étend aux confins de l'Asie où elle rejoint celle de Mulan.

 

Jeanne-277.jpg L'histoire de Jeanne est connue essentiellement à travers les minutes de ses procès, celui qui la conduit au bûcher en 1431 et celui qui la réhabilite en 1456. Mais avant déjà, cette femme suscite bien des images contradictoires. Pour les Armagnacs, elle est bergère et vierge, chacun de ces attributs (dont le premier est totalement fantaisite) renforçant sa pureté. Pour les Bourguignons, Jeanne apparaît plutôt comme une fille publique. Cette dichotomie est souvent encore appliquée, à toutes celles qui sortent de la norme...

 

220px-Henri Chapu - Jeanne d%27ArcJeanne écoutant ses voix - Rude Jeanne est pieuse mais elle entend aussi des voix. Voix divines, démoniaques, schizophrénie? Je ne sais pas quelle en serait l'interprétation... Notre héroïne nationale a été entendue par tant de religieux pour déterminer ce qu'il en était... Je préfère en rester à la piété, à l'audace, sans doute à une volonté d'avancer, qui passe volontiers pour de l'insconscience mais comment évoluerait le monde sans passion et un grain de folie qui fait rêver à des lendemains meilleurs. Domrémy, où grandit Jeanne, est, rappellons le, une enclave dans une zone dominée par les Bourguignons. Le village est d'ailleurs brûlé à la période où Jeanne part rejoindre le roi de France.

Cette femme, ou cette jeune fille, symbolise la foi en l'avenir, la force d'avancer malgrè l'adversité. Elle incarne un esprit de résistance, la volonté d'aller au bout de ses valeurs, même si c'est la mort qui est au rendez-vous.

 

Jeanne Milla Quand Jeanne est le chantre du nationalisme, sous la plume de Michelet, c'est cet esprit qui est évoqué (même si on peut en douter dans des "récupérations" plus récentes...). C'est la même chose quand elle devient l'icône d'une classe populaire qui se révolte.

Dans toutes les interprétations de Jeanne (théâtre, musique, cinéma...), j'apprécie particulièrement celle de Jean Anouilh. Jeanne, l'Alouette, n'est pas une simple héroïne guerrière. C'est une femme qui défend ce qu'elle pense être juste.

Ce peut être simplement un trait d'humanité, si inconvevable pour certains que de nouvelles théories se développent sur l'histoire de Jeanne, mettant en cause sa féminité... Qu'il est dur parfois d'être une femme et d'être acceptée en tant que telle...!

 

 

 

 

 

Repost 0
2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 23:32

Comme promis dans mon dernier article, je vous offre aujourd'hui quelques ambiances, parfois inattendues, créées par ces magiciens ou plutot ces passeurs de Lumière que sont les artisans et artistes du vitrail.

ambiance259 La visite commence avec Sarkis, qui décline les couleurs.

ambiance Sarkis260ambiance Sarkis261

 

La simplicité semble être au rendez-vous, étroitement mélée à une douce impression de sérénité. Les noms des villes gravées dans le verre incitent également aux rêves, autant qu'à la spiritualité par les lieux saints qui y sont évoqués, les deux n'étant pas nécessairement contradictoires.

Soulages- Ste Foy- Conques267 Soulages, à Sainte Foy, laisse aussi transparaître cette impression de repères maîtrisés, pourtant déjà modifiés et qui offrent une subtile nuance dans le ressenti.

Santarossa---Munich---presbytere263.jpgChagall - synagogue266 Le bleu toujours, qui apaise, dans des lieux de culte, avec une créativité qui nous prépare à de nouveaux horizons, sacrés et profane. Les vitraux sont ici signés par Saragossa (pour un presbytère) et Chagall (vitrail dans une synagogue).

 

Chapelle - Dakota US268 De nouveaux horizons...

C'est le cas dans cette chapelle du Dakota, le tracé des vitraux répondant aussi à la forme géométrique des lieux. Il y a ici une impression d'ascension, proche de celle qu'on traouve aussi dans cette oeuvre (profane) au Japon, un escalier qui mène vers le ciel.escalier - Hakone - Japon265

 

Et pour terminer, visite d'un centre commercial à Dubaï. Le contraste est saisissant...

centre commercial - Bahrein269 Un point commun cependant : la Lumière.

 

 

Repost 0
Published by writings2 - dans Art et lumière
commenter cet article
28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 21:39

 

 Que la lumière soit! La lumière fut et l'histoire du monde commença...

La Bible (ici la Genèse) n'est pas le seul Livre sacré à associer la Lumière au début de tout. La Lumière est la vie. Elle est le divin, le Bien, par opposition aux Ténèbres. Elle fut aussi, plus tard dans l'Histoire des hommes, curieux paradoxe, la raison face à l'obscurantisme de la religion...

 

Chagall - Chicester251 Toujours, elle nous éclaire. Elle est un accès vers un état supérieur, quelle que soit la nature de ce dernier. La Lumière nous transcende, d'où son importance dans les monuments religieux et cet art qui la sublime, la colore, crée une ambiance si particulière. Je parle bien sûr du vitrail et de ceux qui le maîtrisent, justement baptisés les passeurs de Lumière.   Ces artisans ouces artistes, ici Chagall, ont laissé des oeuvres superbes qui ne nous laissent toujours pas indifférents.

 

 

 

 

 

Les techniques ont évolué depuis le Moyen-Age (le temps des cathédrales notamment avec ici la superbe rosace de Chartres), mais la lumière demeure.chartres245

 

 

 

Les thématiques des Eglises restent les mêmes, traités toutefois avec des formes nouvelles, qui restent assez classiques au

début du siècle, avec Mucha par exempleSt guy - Prague - Mucha248 mais empruntent parfois à la pure abstraction.

 

Ce qui évolue surtout, est la place du vitrail dans la société, au fil des âges. L'architecture du XXème siècle a imposé le verre, dans les galeries par exemple, dans les habitations aussi, et l'art y a rapidement trouvé sa place.

Credit-lyonnais---Gruber247-copie-1.jpg Les grands magasins (Lafayette à Paris par exemple) ou certains institutions, ici le Crédit Lyonnais avec une oeuvre superbe signée Grüber, ont adopté le vitrail dans leur plafond, voire dans leurs fenêtres.

Quelques riches particuliers ont suivi l'exemple, comme ici à la Havane.La-Havane249.jpg

 

C'est une contemplation dont on ne se lasse pas... Je prolongerai prochainement ce parcours en compagnie des passeurs de Lumière à travers quelques ambiances, parfois surprenantes, où il n'est pas toujours simple de distinguer le profane et le sacré.

 

Mais déjà la nuit tombe et seule la fée électricité nous permet de profiter encore un peu de ce "miracle"

 

 

Repost 0
Published by writings2 - dans Art et lumière
commenter cet article