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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 22:39

3387438358_7b6a7907be.jpg Hier comme aujourd'hui, Pékin a symbolisé l'exotisme. De cette ville, ou plutôt d'un amalgame avec cette ville, est né un mot qui désigne un individu quelconque, avec lequel on dresse une distance peut-être aussi longue que la muraille de Chine...

 

Tout commence sans doute au XVIIIème siècle, lorsque le pékin(g), une étoffe de soie proche du taffetas, est importée de Chine. Sa richesse en fait une étoffe très appréciée des milieux cossus avant la Révolution.  Très vite, le nom du vêtement qualifie celui qui le porte et le pékin (péking ou péquin) désigne le bourgeois.

 

Puis le péquin devient celui chez qui le militaire loge (qui assure son cantonnement) avant de désigner le civil, par opposition au militaire. Le mot prend une connotation un rien dédaigneuse qui justifie sans doute son acception actuelle : le quidam moyen, pour le pas dire le gêneur.

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 22:06

perruque.jpgPour ce nouveau casse tête, je vous offre une petite plongée dans l'univers des mots. Beaucoup d'expressions s'inspirent en effet de nos fibres capilaires : à un cheveu, tiré par les cheveux, se crêper le chignon, trois tondus et un pelé... La liste est loin d'être exhaustive.

Celle choisie aujourd'hui a un rapport plus lointain, du moins en apparence, avec le monde de la coiffure... En effet, faire la perruque peut sembler, dans sa signification, assez loin de l'illustration. Cette expression correspond au fait de travailler pour soi chez son patron, en utilisant l'outillage dont on dispose.

L'expression apparaît dans les ateliers au milieu du XIXème siècle. Elle définit parfois même des détournements de biens de l'Etat. Rien de très reluisant donc, mais où est donc le rapport avec la perruque? Le fait de dissimuler sans doute. Mais il s'agit peut-être aussi d'un jeu de mot entre poil et faire le poil. A l'époque, faire le poil ou la barbe, c'est jouer un tour, gagner sur quelqu'un.

 

 

Pour d'autres expressions amusantes, et surtout pour en connaître l'origine, je vous invite à découvrir "La puce à l'oreille" de Claude Duneton. C'est drôle et instructif... Et cela ne se limite pas aux cheveux ou à leurs artifices...

 

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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 22:36

MallePoste.jpg  Pour ce nouveau casse-tête, un voyage s'impose sur les routes de France, en remontant le temps. Nous sommes dans les années 1800, emportés dans une voiture menée par un attelage de 4 à 5 chevaux.

Quelques écrivains ont laissé un témoignage de ce mode de transport. Un des plus parlants est celui de Victor Hugo :

" j'ai passé deux nuits en malle-poste, ce qui m'a laissé une haute idée de la solidité de notre machine humaine. C'est une horrible chose qu'une nuit en malle-poste. Au moment du départ tout va bien, le postillon fait claquer son fouet, les grelots des chevaux babillent joyeusement, on se sent dans une situation étrange et douce, le mouvement de la voiture donne à l'esprit de la gaîté et le crépuscule de la mélancolie. Peu à peu la nuit tombe, la conversation des voisins languit, on sent ses paupières s'alourdir, les lanternes de la malle s'allument, elle relaie, puis repart comme le vent ; il fait tout à fait nuit, on s'endort. C'est précisément ce moment-là que la route choisit pour devenir affreuse ; les bosses et les fondrières s'enchevêtrent ; la malle se met à danser. Ce n'est plus une route, c'est une chaîne de montagnes avec ses lacs et ses crêtes, qui doit faire des horizons magnifiques aux fourmis. Alors deux mouvements contraires s'emparent de la voiture et la secouent avec rage comme deux énormes mains qui l'auraient empoignée en passant ; un mouvement d'avant en arrière et d'arrière en avant, et un mouvement de gauche à droite et de droite à gauche, - le tangage et le roulis. Il résulte de cette heureuse complication que toute secousse se multiplie par elle-même à la hauteur des essieux, et qu'elle monte à la troisième puissance dans l'intérieur de la voiture ; si bien qu'un caillou gros comme le poing vous fait cogner huit fois de suite la tête au même endroit, comme s'il s'agissait d'y enfoncer un clou. C'est charmant. à dater de ce moment-là, on n'est plus dans une voiture, on est dans un tourbillon. Il semble que la malle soit entrée en fureur. La confortable malle inventée par M Conte se métamorphose en une abominable patache, le fauteuil Voltaire n'est plus qu'un infâme tape-cul. On saute, on danse, on rebondit, on rejaillit contre son voisin, - tout en dormant. Car c'est là le beau de la chose, on dort. Le sommeil vous tient d'un côté, l'infernale voiture de l'autre."

 

Un confort plus que rudimentaire semble-t-il... Pourtant de nombreux progrès ont été déjà réalisés à l'époque de Victor Hugo!

Le développement de la malle poste (qui deviendra en anglais mail coach) est lié à celui du commerce et à la volonté du gouvernement (Colbert à l'origine) de renforcer et d'organiser les liaisons. A l'origine, ce sont des malle-charettes qui font le lien entre les villes. Progressivement, les véhicules sont améliorés. Leur stabilité est accrue (leur poids est supérieur, l'attelage mieux fourni et quelques améliorations techniques sont apportées). Un espace (le coupé) est aménagé pour les passagers au centre du véhicule. A l'avant sont installés le cocher et le postillon (chargé d'équilibrer le véhicule et d'éviter les ornières). A l'arrière se trouve la malle postale. Le véhicule ne perd toutefois pas encore son nom de "panier à salade" dont hériteront plus tard les véhicules de la gendarmerie... Mais le témoignage de Victor Hugo ne laisse autant doute sur les cahots qui justifie cette appelation...

Le XVIIIème constitue l'âge d'or de la malle-poste, plus rapide que la diligence (plutôt réservée aux passagers). C'est à cette période que les voies postales de l'Ancien Régime sont réorganisées et développées. Des lignes régulières sont ouvertes et les relais de poste se multiplient (ils sont, en principe, éloignés d'une dizaine de km les uns des autres).

L'arrivée du rail mettra fin à cette épopée, pour de nouveaux voyages, dans des conditions probablement plus confortables et des malles qui se transforment en valises...

 

 

 

 

 

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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 19:26

08022008(029)   Bienvenue à Cluny!

    

    A une heure de Lyon et un peu plus de deux heures de Paris (1h20 en TGV jusqu'à Mâcon et 40 minutes d'autocar - ligne 7 ou 9), Cluny vous accueille au coeur de la Bourgogne.

     Cette petite ville a longtemps été un haut lieu de la Chrétiente. Tout a commencé au Xème siècle, en 909 ou 910 lorsque le comte de Mâcon signe le document fondateur de l'abbaye et la place sous l'autorité immédiate du pape. L'abbé est choisi par les moines, indépendamment des évêques et seigneurs locaux. La vie des moines est régie par la régle bénédictine et l'abbaye se développe, ce dont témoigne encore l'architecture des lieux.

          

      250px-Dehio_212_Cluny.jpg

A la première abbaye, construite entre 910 et 937 s'ajoutent progressivement des bâtiments . En 1220, l'abbatiale de Cluny, dont le plan est reconstitué dans le croquis, est le plus grand édifice religieux d'Occident. Elle le restera pendant près de trois siècles, jusqu'à la construction de la basilique Saint Pierre de Rome.

Le rayonnement de cette abbaye est due à plusieurs critères : son indépendance d'une part, l'action de ses abbés qui surent longtemps la conserver et faire de Cluny un centre culturel majeur du Moyen Age, et sa position géographique qui en faisait un noeud de circulation entre le Nord et le Sud.

Cluny est célèbre alors pour sa bibliothéque et la qualité de ses moines copieurs. Toutefois, dès le XIIème siècle, les Bénédictins sont de plus en plus contestés, notamment sous l'influence des Cisterciens (plus austères). L'extension de l'abbaye génère aussi des difficultés financières. Le nombre de moines y décroit. Le déclin est renforcé par les guerres de religion et en 1516, l'abbaye perd son indépendance.

 

Elle est l'objet de graves dégâts lors de la Révolution et ce qui subsiste de l'abbaye ne réprésente qu'environ 10 % de ce qu'elle a été. 

 

07022008(009)         Pourtant, l'abbaye reste imposante. Ce fut un lieu de pouvoir et cela se ressent encore. Ce fut aussi un lieu de reccueillement et cet ensemble de style roman ne laisse pas indifférent.

 

L'abbaye demeure aussi un lieu de vie et de culture, d'autant que ses bâtiments accueillent l'école Arts et Métiers Paris Tech. 

A découvrir...                     

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Published by writings2 - dans Eglises romanes
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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 11:50

Créés en 1443 pendant la guerre de Cent Ans pour héberger et soigner les indigents, les Hospices de Beaune sont aujourd'hui connus pour l'architecture de leurs bâtiments et leur vin. Cet article vous présente l'histoire des Hospices de Beaune et leur organisation actuelle avant de développer les deux éléments qui font sa réputation : son architecture et son vignoble.

Histoire des Hospices de Beaune et organisation actuelle

Les Hospices de Beaune en Bourgogne ont été créés pour soigner les pauvres, à une époque où les "Égorgeurs" pillaient les campagnes alentour. Face à la misère de la population, Nicolas Raulin, le chancelier du Duc de Bourgogne et Guigone de Salins, son épouse, font construire l'Hôtel Dieu. C'est aujourd'hui le musée qui est un élément essentiel du tourisme à Beaune.

Les Hospices ont gardé leur vocation médicale. Ils comprennent aujourd'hui un centre hospitalier (avec deux résidences pour personnes âgées), un institut de formation en soins infirmiers, un musée et un domaine viticole. Les produits issus des visites touristiques et des ventes de vins contribuent encore à l'amélioration de la qualité des soins et de l'hébergement. Ils servent aussi à l'entretien d'un patrimoine remarquable.

Une architecture remarquable

Les Hospices de Beaune forment un ensemble architectural gothique, particulièrement connu pour ses tuiles vernissées polychromes. Quatre couleurs sont utilisées (rouge, brun, jaune, vert) et forment des entrelacs géométriques. Les toits actuels ont toutefois été refaits en 1902 et on ne connaît plus le motif d'origine.

Cette architecture fait l'objet de visites (musée et caves), à partir de 6,70€ la visite pour un adulte et elle est gratuite pour les moins de 10 ans et les personnes à mobilité réduite. Certaines salles peuvent être également réservées pour des réceptions et le tarif varie de 250€ à 1950€ (prix constatés en août 2011) pour le salon médiéval et des séminaires.

Les conditions de visite et de réservation peuvent être obtenues par téléphone (03 80 24 45 00). Au programme des visites, il y a la cour, mais aussi de nombreuses salles, dont la grande salle des "pôvres" et la salle Saint-Louis (avec de superbes coffres gothiques), ainsi que l'apothicaire.

Un vignoble de grande renommée

Le vignoble des Hospices de Beaune s'étend sur 60 hectares entre la côte de Beaune et la côte de Nuits, dans des zones d'appellation premier cru et grands crus d'exception (entre Aloxe Corton et Meursault). Autant de vins exceptionnels qui peuvent être dégustés lors de votre visite (prix en fonction du nombre de grands crus goûtés) et surtout, qui font l'objet d'une vente aux enchères annuelles.

Cet événement constitue la vente de charité des Hospices de Beaune et rapporte chaque année entre 3,5 millions et 4 millions d'euros. La 151ème vente a lieu le 20 novembre 2011. Pour plus de détails, contactez le 03 80 24 45 00 ou Hospices-de-beaune.com. Vous aurez alors sans doute envie de visiter la Bourgogne...

Hospices de Beaune

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Published by Carole COLLINET - dans Histoire et patrimoine
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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 18:00

PICT0309.JPG Quelques nouveaux exemples de ces objets originaux que l'on peut admirer sur les portes de Malte : de gracieuses nymphes entourant un blason...

 

 

  PICT0361 des monstres inquiétants...PICT0352

 

 

 

 

 

PICT0278            PICT0247

    et quelques animaux qui "habillent" couramment les portes maltaises : le dauphin (porte bonheur) et le lion, superbe et généreux... 

 

PICT0353   sans oublier quelques motifs tous simples. 

 

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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 19:24

   

130 000 hommes, originaires d'Alsace ou de Moselle ont été enrolés de force dans l'armée allemande lors de la seconde guerre mondiale. Très tôt, ils ont été appelés les "Malgré nous" et leur statut a été reconnu. Leurs soeurs sont aussi parties, moins nombreuses mais aussi contraintes et forcées, pour travailler en Allemagne et, après leur service de travail obligatoire, servir la machine de guerre allemande (défense anti-aérienne, armement, transmissions...).

C'est à ces femmes, dont le sort n'a été reconnu officiellement qu'en 2008, que Nina Barbier rend hommage dans cet ouvrage.

malgre-elles.jpgElle leur offre un lieu d'expression et les témoignages qui, certes, ont pu être modulés par le temps (les souvenirs ne sont pas toujours une fidèle transcription du vécu), restent touchants et offrent une image d'une situation mal connue.

On imagine alors la façon dont ces jeunes femmes devaient se rendre au Conseil de révision, subir interrogatoires et examens souvent humiliants, puis partir pour éviter que la famille ne soit inquiétée. Elles découvraient alors le cantonnement, un travail souvent très rude et des traitements qui ne manquent de surprendre. A titre d'exemple, elles subissaient des injections de bromures pour que les nazis n'aient pas à gérer les cycles menstruels et à s'encombrer d'inutiles achats. Certaines en resteront stériles.

L'endoctrinement faisait aussi partie  du quotidien, tout comme la faim, même si cette main d'oeuvre bon marché (voire gratuite) était mieux traitée que certains prisonniers, notamment que les slaves.

 

Le livre de Nina Barbier, dont la mère était une Malgré Elle, a contribué à la reconnaissance de ces 10 000 femmes, dont le sort est longtemps resté dans l'oubli. Il a fait également donné lieu à un téléfilm qui devrait être diffusé en 2012.

 

Pour toutes les femmes, mais aussi les hommes et les enfants, instrumentalisés et victimes des conflits (et des systèmes totalitaires).

 
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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 22:08

Les marmites évoquent les chaudrons, les sorcières qui dansent autour ou les druides qui préparent leur potion (magique ou non). Mais pour ce casse tête, même si l'idée était tentante, j'ai renoncé au monde des contes et légendes pour une histoire bien réelle, celle d'une petite chaudronnerie devenir une société dont les casseroles et les marmites occupent une place de choix dans les cuisines des gourmets et des restaurants gatronomiques de bien des pays :De Buyer.

 

De-Buyer.jpg

 

La société : une histoire familiale qui dure depuis bientôt deux siècles

  La société de Buyer est installée au Val d'Ajol, pas très loin de Plombières des Bains dans les Vosges. A l'origine, en 1830, il y a une association entre un petit atelier de chaudronnerie et un maître de forge. Ce dernier, de Buyer, devient propriétaire de l'usine une cinquantaine d'années plus tard et commence à y investir largement. Une nouvelle révolution industrielle est alors en cours.

 

 La marque de Buyer n'est véritablement utilisée qu'à partir de 1988 mais la société se distingue bien avant avec quelques produits phares : le Fay-vit (1er autocuiseur à haute pression) dès 1952, le conteneur isotherme, les cercles et moules de différentes formes en inox...

 

C'est en 1988 que le groupe adopte le positionnement qui est aujourd'hui le sien avec un recentrage sur le marché des hôtels restaurants, une diversification vers la pâtisserie, un développement international et, à partir de 2002, un élargissement au grand public, du moins aux gastronomes souhaitant utiliser du matériel de pro.

 

Les produits et services aujourd'hui

051125de-buyer.jpgLa qualité est le leitmotiv de cette entreprise, dont la devise est "la gastronomie est une trilogie : un bon chef, de bons ingrédients, de bons ustensiles" (Hervé de Buyer).

 

Les produits proposés sont du haut de gamme. Ils vont du conteneur isotherme à la girolle à chocolat et de nombreux matériels pour la patisserie, sans oublier une riche gamme de marmites et casseroles (en acier, inox, cuivre...). Chacun choisira selon ses préférences, mais pourra toujours profiter d'une cuisson homogène et rapide.

 

Les produits de Buyer sont disponibles chez tous les revendeurs de casseroles dignes de ce nom. Un magasin d'usine existe également au Val d'Ajol (lieu dit Faymont.Il est difficile de passer à côté sans le voir).

 

Par ailleurs, au Val d'Ajol, de Buyer propose depuis 2009 des ateliers culinaires, animés par quelques grands chefs de la région, qui permettent de connaître les ustensiles de cuisine et de les utiliser au mieux. Ces ateliers sont ouverts aux revendeurs de la marque, aux professionnels de la gastronomie, mais aussi au grand public.

 

Pour plus d'information, www.debuyer.com et pour les ateliers alexjacquin@debuyer.fr.

 

Allez y faire un tour. Vous en reviendrez avec une envie nouvelle de renouer avec casseroles et marmites pour le plus grand plaisir de vos papilles et de celles de vos invités.

 

 

 

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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 13:28

PICT0302.JPG    Malte offre aux visiteurs un riche patrimoine architectural et quelques curiosités qui mérite de s'y arrêter. L'une d'elle est impossible à manquer car elle orne de très nombreuses portes dans toutes les villes du pays : il s'agit des heurtoirs.

 

 

Cette tradition des heurtoirs était partagée par de nombreux pays d'Europe, vers le XIV ou XVème siècle notamment, mais l'électrification et l'installation de sonnettes l'ont fait disparaître. A Malte, elle perdure et l'imagination ne manque pas pour décorer les portes : poissons (supposés porter chance), lions, personnages religieux ou mythologiques, formes diverses qui stimulent la réflexion du passant... Chaque rue offre son lot de découvertes.

 

PICT0423

Cette spécificité est peut-être due au sens de la décoration des habitants, ou à leur habitude de souvent laisser la porte ouverte, le heurtoir les informant de la venue d'un visiteur même à l'extérieur (dans la boutique la plus proche par exemple ou peut-être dans la cour).

 

 

 Comme les nombreuses statuettes au coin des rues, c'est un plaisir de se laisser surprendre par l'imagination maltaise et une autre façon de découvrir le pays, qui ravira petits et grands.

 

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 22:33

Diane de Selliers est une maison d'édition de livres de luxe, qui associe les plus grandes œuvres littéraires à celles des plus grands peintres. Cet article a pour objet de vous présenter cette maison d'édition, son histoire et sa philosophie, avant de s’intéresser plus précisément à ses collections.

La maison d'édition : histoire et philosophie

Les éditions Diane de Selliers sont nées à Paris en 1981, alors que leur fondatrice travaillait pour d'autres éditeurs, avant de se consacrer entièrement à son projet en 1992.

Un seul livre est édité par an, mais il constitue à chaque fois un évènement. C'est, en effet, une véritable oeuvre d'art, par une adéquation parfaite entre les textes et les illustrations.

En 1996, Diane de Selliers se rendra même au Vatican pour retrouver 92 dessins de Botticelli exécutés pour illustrer la divine comédie de Dante.

La maison d'édition travaille selon une philosophie : "faire connaître les textes fondateurs de l'humanité en correspondance avec les oeuvres picturales d'artistes qui s'en sont nourris au cours des siècles " ( Diane de Selliers).

Elle publie ainsi en 2007 le Dit du Genji de Murasaki Shikibu illustré par la peinture traditionnelle japonaise du XIIème au XVIIème siècle. Ce livre somptueux a reçu l'année suivante une distinction du Ministère de la Culture du Japon qui en a apprécié la qualité.

Cette qualité et l'originalité de la démarche de la maison d'édition, le petit supplément d'âme qu'elle offre à chaque oeuvre à travers chacune de ses publications, lui ont permis d'intégrer le très fermé comité Colbert.

Les collections

Les grands textes de la littérature illustrés par les plus grands peintres sont publiés en un ou plusieurs volumes, en grand format (24,5 x 33 cm), reliés pleine toile sous coffret, dans la grande collection.

Ce sont des livres de luxe, extrêmement soignés, qui répondent parfaitement à la philosophie de la maison. À titre d'exemple figurent parmi les titres de cette collection l'Apocalypse de Saint Jean illustrée par la tapisserie d'Angers ou encore l'Enéide de Virgile illustrée par les fresques et mosaïques antiques.

La petite collection propose des titres épuisés dans la grande collection, dans un format plus réduit (19x26 cm), moins luxueux et donc plus accessible à tous les amateurs d'art.

Le Dit du genji en fait désormais parti, tout comme l'oeuvre qui a ouvert cette collection : Les fleurs du Mal de Charles Baudelaire illustrées par la peinture symboliste et décadente.

Les ouvrages de cette édition, enrichis de deux oeuvres originales signées de l'artiste constituent des tirages de tête.

Par ailleurs, la maison d'édition a publié, hors collection, l'autoportrait au XXème siècle de Pascal Bonafoux. Une façon originale de découvrir les différentes facettes de l'autoportrait, à partir d'exemples divers d'artistes.

1 Virgile lisant l'Énéïde devant Auguste et Livie (Palais des Beaux1 Jean Honore Fragonard's art | Source http://www. allartpainting. com

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Published by Carole COLLINET - dans Histoires de livres et presse
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