Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Recherche

3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 18:53

 

 

slide_sculpture-sur-glace.jpg

 

 

Bel effet de transparence pour cette sculpture sur glace (ou sur neige selon les appellations).

 

Si vous appréciez, un rendez-vous à retenir ou plus précisément deux dates à noter : le 2ème et le 3ème week-end de février à la Bresse .

 

Quelques sculpteurs de renommée y seront présents : Isabella Corni, Jean Bergeron, Cédric Courtois, Davide Galbiati et Henri-Patrick Stein.

 

Des initiations seront également proposées aux visiteurs, avec des ateliers particuliers pour les enfants.

 

 

 

Une autre façon de voir les Vosges...

 

 

 

Et comme le thème de la transparence m'inspire, RDV ce week-end pour un nouvel article...

Repost 0
Published by writings2 - dans Casse tête
commenter cet article
29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 21:40

3897505706_c4d29d1560.jpg Pour le visiteur qui prend le temps de la découvrir, Nancy recèle bien des trésors de multiples époques. Dans cet ancien duché, longtemps disputé entre la France et ce qui deviendra la Prusse, puis l'Allemagne, les souvenirs des temps de lutte restent bien visibles (quand ils n'ont pas été emportés par des conflits plus récents...). En témoigne une porte médièvale, sans doute un des plus anciens monuments de la ville : la porte de la Craffe.

 

Cette porte, qui était intégrée à l'enceinte médièvale, se compose d'une partie centrale, haute de 7.5 m et large de 9 mètres. Cinq paliers donne accès aux deux tours qui l'entourent, d'un diamètre de 10 mètres.

 

Toitures et dôme datent des XVIème et XVIIème siècles, tout comme la "décoration" de la partie centrale de style grec avec des pilastres, remplacée au XIXème par ce qui reste visible aujourd'hui : clé de voûte avec une date (1336, alors que le bâtiment date du XIIème siècle...), voûte de style gothique, médaillons des ducs Raoul et Jean 1er.

Ces médaillons sont souvent mentionnés comme représentant René de Lorraine et Charles le Téméraire, dont les armées se sont opposées à Nancy en 1477, aux dépens du second qui y a trouvé la mort.

 

La niche centrale abrite une statue de Marie, à laquelle le Duc attribuait sa victoire.5044941465_66ae557d79.jpg

 

La porte de la Craffe fut utilisée dans les nouvelles fortifications du XVIIème siècle.

2172118141_1924ed4845.jpg Elle possède depuis le XIXème siècle un passage principal et deux passages piétonniers. Elle marque encore aujourd'hui le début d'une rue commerçante, agréable à la promenade (la grand'rue), qui vous menera au palais ducal et à la ville de Stanislas, avec un arrêt vivement recommandé à la chapelle des cordeliers, superbe.

Repost 0
27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 22:57

    L'Asie

 

     Une simple évocation et déjà des couleurs apparaissent : le vert luxuriant de la végétation, le rose délicat des fleurs de lotus, la couleur chatoyante de cet arbre, avec toute la délicatesse qu'elle contient.     

Lac-Hanoi---Son-Lam.jpg      L'Asie, pour moi, c'est avant tout un pays : le Viêt Nam.  Des visages se profilent, souriants et dignes, même si le quotidien n'est pas toujours facile.

  Parmi ces visages, il y a beaucoup d'enfants, des garçons et des filles qui ont la chance d'aller à l'école, de suivre des études parfois. Il y a surtout le visage d'une jeune femme, fraîchement titulaire d'un diplôme d'ingénieur et qui va pouvoir venir en aide à une famille nombreuse et démunie

 

    Cette jeune fille a été ma filleule pendant de années grâce à une petite association angevine, présidée par un couple qui a le coeur sur la main : Bambou. Son unique lieu d'intervention est le Viêt Nam.  Elle aide à la construction et à l'entretien d'écoles, à l'amélioration des soins et des logements.

Elle intervient aussi et surtout dans les parrainages d'enfants.
enfant-courant---Son-Lam.jpg

  Pour ceux qui s'y engagent, c'est une expérience formidable, riche d'échanges, de ces différences qui rendent meilleur et de beaucoup de valeurs essentielles que l'on redécouvre.

 J'ai accompagné la jeune diplômée dont je vous ai parlé pendant des années, l'encourageant dans ses études. Cette démarche ne va pas de soi dans des milieux défavorisés où le travail des enfants, surtout des filles car les garçons ont plus de chance d'aller à l'école, constitue souvent un appoint de revenu important pour les familles. Au fil des années, l'affection a grandi et les contacts se poursuivent avec cette enfant du bout du monde qui est aussi un peu la mienne.

 

 Elle restera à jamais ma lumière de l'Asie, avec la plus belle couleur qui soit : celle de l'espoir. 

            Ha-Giang---Son-Lam.jpg     

Merci à Son Lam, auteur de ces merveilleuses photos.

Repost 0
24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 22:17

P1000316.JPG   Cette magnifique porte en bois de Normandie (d'Irlande selon certaines sources) date du XIème siècle, à une époque où les Normands étaient présents dans la région. Ils sont arrivés dans l'île de Malte en 1091, pour y chasser les musulmans et ont laissé dans l'ancienne capitale, Mdina, quelques traces de leur passage, dont cette porte située dans la cathédrale Saint Paul et Saint Pierre.

 

P1000315 Les deux saints se partagent le sommet de cette porte, visible seulement par le visiteur attentif qui ne se laissera pas distraire par les tombeaux de marbre des religieux (à l'image de ceux des chevaliers de Malte à Saint Jean (La Valette)) ou le tableau attribué à Saint Paul et qui lui est vraisembleblement bien antérieur.

 

Le touriste curieux n'est pas au bout de ses découvertes...P1000314

 

 

 

 

 

Repost 0
21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 17:59

Le casse tête de la semaine est quasiment une invitation à la philosophie. Qu'est-ce que la chance? Une envie de ce que les autres ont et pas nous, une opportunité à saisir, une superstition ou un instant de bonheur?

    J'aime la voir comme un moment magique, un instant privilégié, le temps passé avec ceux que j'aime, les rencontres qui ont marqué ma vie. J'aimerais en évoquer une, avec un personnage à la fois impressionnant et très simple : Raymond Aubrac.

    Le contexte est déjà particulier puisqu'il s'agit du baptême d'une promotion d'étudiants (Lucie Aubrac) dans un lieu mystique : Cluny.    

Aubrac2.jpg        M. Aubrac est arrivé, un homme de plus de 90 ans, pas très grand, fumant la pipe.

     Compte tenu de son passé, il est déjà impressionnant. Son nom suffit à évoquer la Résistance, le combat pour des valeurs essentielles telles que la liberté ou la dignité. C'est un homme de convictions qui s'engage et témoigne.

 

 Son passé de résistant est généralement très connu, notamment grâce au cinéma qui ne lui donne toutefois sans doute pas toute son envergure, le plaçant souvent en second plan derrière Lucie.

     Il me semble cependant que s'il est difficile de parler d'un des époux sans évoquer l'autre, leur relation a été plus équilibrée, avec aussi une sorte de symbiose, un amour et un respect mutuel qui se ressent encore dans certains  propos de Raymond, dans sa fidélité à la mémoire de Lucie et dans ce prolongement de la transmission.

    Il n'est pas besoin de beaucoup d'empathie pour percevoir la force bouleversante de cette relation et l'intégrité de Raymond. C'est peut-être cette sincérité qui a conduit Ho Chi Minh a privilégier la demeure des Aubrac à l'hôtel lorsqu'il se rendait en France.        

 

 Ce choix ouvre une nouvelle perspective sur Raymond Aubrac, dont l'activité ne s'est pas achevée avec la guerre. Commissaire de la République à Marseille en 1944, il y rétablit l'ordre de la Républqiue avant de rejoindre le ministère de la reconstruction où, en qualité d'inspecteur général, il s'occupe du déminage.  

 

Aubrac.jpg Raymond fonde sa société d'étude, puis travaille comme conseiller technique au Maroc, comme directeur à la FAO (Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture)... Il oeuvre aussi pour la reconnaissance du Viêt Nam.

 

Cet homme est aujourd'hui encore fidèle à toutes les valeurs qu'il partageait avec Lucie et qui ont guidé ses actions. Il porte un regard lucide sur le monde qui l'entoure, transmet à qui veut bien la recevoir une certaine conception de la vie où le verbe résister prend tout son sens, d'autant plus qu'il se conjugue à tous les temps...

Un très grand Monsieur et une grande chance...

 

 

Repost 0
13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 21:23

PICT0031.JPGLe casse- tête de la semaine est une invitation à la découverte : de nouveaux amis avec les cartes (postales ou non), de l'avenir peut-être avec les cartomanciens, de nouveaux horizons aussi avec la géographie...

Le thème évoque les cartes au Trésor, mais avant Jacques Sparrow, avant de convoiter les richesses de nouveaux mondes, il a fallu quitter les ports de l'Europe et se lancer sur les mers...

 

800px-Rosa-dos-ventos.jpg C'est ce que rappelle la magnifique rose des vents qui se trouve dans le quartier de Belem, en bordure du Tage, à Lisbonne. Sur les pavés de la ville, cette rose s'expose avec un diamètre de 50 mètres, qui comprend en son centre un planisphère de 14 m. Le dessin, de Cristino da Silva, représente des sirènes mais aussi et surtout des nefs et des caravelles, ainsi que les principaux itinéraires des grands explorateurs portugais.    

 

Un des premiers à partir conquérir le monde fut Henri le navigateur (1394-1460) auquel est dédié un monument tout proche de la rose des vents : le Padraô des Descobrimentos ou monument aux découvertes. Il fut offert aux Portugais en 1960 par l'Afrique du Sud, à l'occasion du 500ème anniversaire de la disparition de ce précurseur.

D'autres navigateurs suivront mais l'un des plus célèbres, à savoir Magellan, a volontairement été omis car il a commis une faute impardonnable aux yeux des Portugais : passer au service du roi d'Espagne...Padrao_Descobrimentos_2.jpg

 

Le quartier de Belem est l'un des plus beaux de Lisbonne. N'hésitez pas à vous y arrêter, ne serait-ce que le temps de déambuler, comme tant de visiteurs, sur sa rose des vents, à la poursuite des routes et des rêves de jadis.

Repost 0
12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 15:54

Yasmina Khadra offre à ses lecteurs une perspective nouvelle sur l'Algérie, sur ses relations avec la France, sur les Hommes de façon plus générale. A l'évocation du nom de l'auteur, quelques titres viennent immédiatement à l'esprit, à l'exemple de Ce que le jour doit à la nuit, l'attentat, les hirondelles de Kaboul, les sirènes de Bagdad, l'équation africaine...

 

Ma découverte de l'auteur remonte aux Agneaux du Seigneur, une plongée terrifiante dans l'Algérie des années 1990 et de la terrible guerre civile qui  meurtrissait alors le pays.

 

 

 

part-du-mort.jpg

La part du mort remonte un peu plus loin dans le passé, un ou deux ans seulement. Le roman met en scène le commissaire Brahim Llob, un homme intègre (ce qui semble être une situation très exceptionnelle dans un pays gangréné par la corruption) qui essaie, tant bien que mal de faire son travail, notamment à Alger.

 

 

Ce livre a contribué à faire connaître Yasmina Khadra en Occident. Il décrit crument une société en déliquescence, les jeux d'influence de ceux qui ont l'argent et dont le glorieux passé de combattants de la liberté n'est pas toujours conforme au mythe.

 

 

La part du mort est l'histoire d'une machination dans lequel le commissaire Llob est conduit à agir, pour sauver son lieutenant, pour casser un mythe aussi et conduire au "suicide" d'un homme puissant, sans que le bénéfice de cette disparition soit évidente pour le peuple d'Alger...

 

La machine broie ceux qui s'y oppose, ainsi que les indécis, alors que le voile se lève sur l'épuration effectuée après le départ des Français, le meurtre des Harkis et de quelques familles fortunées dont les "Libérateurs" ont parfois su profiter.

 

Les excès du FLN sont clairement pointés du doigt, ainsi que la menace sourde de ceux qui veulent s'opposer à la corruption ambiante, au nom de principes et avec des méthodes plus que discutables. Ceux qui ne cherchent que la vérité sont souvent broyés, tout comme les indécis. Le régime de la terreur est déjà présent...

 

 

Le style est sans fioriture ni complaisance, à la mesure de ce peuple qui tente de survivre dans l'amertume de lendemains volés. Le constat fait peur, d'autant qu'il pourrait sans doute s'appliquer à d'autres lieux, encore aujourd'hui. Une porte ouverte sur le néant...

Repost 0
10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 12:00

Pompidou-Metz-1225.jpgA 1h20 de Paris, 40minutes de Luxembourg, se trouve un lieu dont l'architecture interpelle. Elle a été conçue par Shigeru Ban, Jean de Gastines et Philippe Gumuchdijian. Sa structure s'organise autour d'une flèche verticale qui culmine à 77 mètres et de trois galeries, dont les extrêmités vitrées offrent des perspectives nouvelles sur la ville, ces tubes parallépipédiques se superposant et se croisant. Mais ce qui attire immédiatement le regard est la forme du toit, avec une charpente de 8000 m2 en bois recouverte d'une membrane de fibre de verre et de teflon, qui évoque de façon très stylisée un chapeau chinois.

 

 

 

Cet écrin architectural abrite le centre Pompidou de Metz, qui, tout en offrant une programmation qui lui est propre, peut s'appuyer sur le réseau, la notoriété et la collection du Centre Pompidou de Paris.Pompidou-Metz-2226.jpg

 

Les deux établissements partagent les mêmes valeurs : ouvrir à tous les publics toutes les formes de la créations.

 

Ouvert depuis mai 2010, le centre Pompidou Metz attire un public important, français et étranger, autour de trois ou quatre grandes expositions annuelles. Il est accessible tous les jours sauf le mardi, au prix de 7 euros (gratuit pour les moins de 26 ans).

 

 

Bonne visite!

Repost 0
9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 13:30

 

 

Blois224.jpg 

 

 

Blois possède en son château un trésor inestimable.

 

 

 Ce château, splendide, est situé au centre de la ville. Il date du début du XIIIème, sous l'impulsion de Thibault VI, dernier comte de blois issu de la maison de Champagne.

 

 Ce bâtiment, qui a accueilli de nombreux rois de France, a été progressivement agrandi. Il témoigne aussi des grands styles architecturaux français, du Moyen Age au classicisme du XVIIème siècle.

 

 Dès 1845, il fait l'objet de restaurations.

 

 Je vous propose de vous arrêter dans un des lieux "magiques" de ce château : la salle des Etats généraux

 

 

 

La salle des Etats généraux

 

 Cette salle, située dans l'aile médièvale du château, est un exemple de style gothique civil. Elle mesure 30 mètres de long et 18 de large et se distingue par ses deux amples vaisseaux et ses arcs. Elle doit son nom à la tenue des états généraux en ce lieu en 1576 et 1588, probablement pour décider la levée de nouveaux impôts dans une période difficile de l'histoire de France.

 

 Des fenêtres ont été percées au XVème siècle et la restauration de Félix Duban  a également contribué à modifier l'aspect de cette salle: peintures aux murs et fleurs de lys, escalier néogothique, cheminée, vitraux...

 

 Depuis 2007, ce sont plus de 8 000 m2 de décors muraux qui ont fait l'objet d'un ambitieux programme de restauration, qui a su redonner tout son éclat à cette pièce somptueuse.

Repost 0
Published by writings2 - dans Chateaux et bastions
commenter cet article
8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 15:15

220px-Tiananmen_Square.jpg Porte de la paix céleste ou Tiananmen.

 

C'est sur la place du même nom que commence l'histoire, en 1989, alors que la manifestation étudiante est durement réprimée. Les balles sifflent, les morts jonchent le sol et la fuite prend tout son sens.

Pourtant cette fuite est rejetée par le personnage central, la jeune Ayamei qui a galvanisé l'enthousiasme des étudiants, qui veut être présente encore à leur côté. Un de ses amis la pousse à partir pour demeurer encore un espoir, puis les événements l'entraînent et, aidée par un homme, un simple routier, Ayamei quitte Pékin.

 

L'armée est à sa recherche, ou plus précisément une unité commandée par Zhao. Enfant de paysan, cet officier a changé de vie à 12 ans en s'enrôlant. La poésie lui est étrangère. Son monde est fait d'ordres, de devoir, d'obéissance et surtout pas de doute.

Chez les parents d'Ayamei, il y trouve son journal intime. Et alors qu'il poursuit la fugitive, il apprend à voir le monde autrement en découvrant la façon dont elle apprécie la beauté des fleurs, son amour pour Min, un jeune garçon qui a préféré la mort à un monde sans fantaisie.

 

La poursuite continue dans la forêt, dans les montagnes, avec un envirennement plus propice au merveilleux et au fantastique. Les contes dressent un univers spécifique autour de l'image d'une jeune déesse. Tout devient possible...

 

  Shan Sa

 

Cette histoire touchante, pleine de grâce et de poésie, est écrite par Shan Sa, auteur également de la Joueuse de Go, de l'Impératrice, des quatre vies du Saule ou des Conspirateurs, pour ne citer que ces quelques oeuvres...

    L'auteur partage l'âge de ses personnages et leur fraîcheur. Ce n'est toutefois ni candeur ni innocence car le jeu qui se tisse entre les personnages est comlexe, au-delà des seules apparences. Ayamei et Min figurent dans plusieurs histoires, brouillant un peu plus les pistes.Shan-Sa.jpg

 

Porte de la paix céleste est une ode à la nature autant qu'un vibrant hommage aux étudiants de la place Tienanmen, aux Chinois qui sont punis pour une aide ou un rêve de liberté.

Un très beau livre pour découvrir ou redécouvrir l'oeuvre de Shan Sa.

Repost 0