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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 09:07
Encriers et écritoires Art nouveau
Encriers et écritoires Art nouveauEncriers et écritoires Art nouveau

Depuis l'invention de l'encre, les hommes n'ont eu de cesse d'améliorer la conservation de ce précieux liquide, de faciliter son transport également, ce jusqu'à l'invention de la cartouche ou du stylo bille qui commencent à s'imposer à partir des années 1965.

A la Renaissance, encriers et écritoires deviennent des objets d'apparat.

Quelques siècles plus tard, alors que l'écriture s'est démocratisée, l'Art nouveau, qui investit le mobilier et la décoration, ne pouvait pas ignorer ces objets de la vie quotidienne.

Encriers et écritoires Art nouveauEncriers et écritoires Art nouveau
Encriers et écritoires Art nouveauEncriers et écritoires Art nouveau

Les motifs floraux et lignes gracieuses de l'Art nouveau investissent les matériaux les plus divers, du bronze au grès flammé, en passant par l'argent ou l'étain.

Encriers et écritoires Art nouveau
Encriers et écritoires Art nouveau
Encriers et écritoires Art nouveau
Encriers et écritoires Art nouveau

De très beaux objets, qui donneraient envie de prendre la plume...

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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 11:26
Un intérieur reconstitué au musée de l'Ecole de Nancy

Un intérieur reconstitué au musée de l'Ecole de Nancy

L'Ecole de Nancy est à l'origine un groupement d'industriels, à une époque où l'électricité s'installe dans les foyers, où les modes de vie et de consommation évoluent. Elle est contemporaine des grands magasins, des premières affiches publicitaires.

Dans ce contexte, présenté plus en détails dans d'autres articles de ce blog, le mobilier prend une toute nouvelle importance. Et les principaux initiateurs de ce mouvement, Louis Majorelle et Emile Gallé, produiront à la fois des meubles d'une qualité exceptionnelle, présentés notamment lors des expositions universelles, et du mobilier "en série" (avec le sens que ce terme pouvait avoir à l'époque), plus accessible.

Beaucoup de petits meubles voient ainsi le jour, qui jouent sur leur fonction décorative.

Le style Ecole de Nancy se reconnait dans le choix des bois (les plus nobles pour les meubles des Expositions), les formes fluides inspirées des, végétaux, qui outrepassent le décor et influencent la forme du meuble. La marqueterie y est également très présente, et parfois dans ces meubles ou dans les murs des pièces qui les accueillent s'imposent le travail du cuir ou du verre.

Mobilier Ecole de Nancy
Mobilier Ecole de NancyMobilier Ecole de NancyMobilier Ecole de Nancy

Les meubles signés Emile Gallé ou Louis Majorelle, dont une petite sélection est présentée ci-dessus, sont les plus nombreux et sans doute les plus connus.

D'autres ébénistes, architectes, artisans, dessinateurs, ont également contribué à donner à l'Ecole de Nancy son caractère original.

C'est la cas d'Eugène Vallin, architecte et ébéniste, qui conçoit des salles à manger, salons, bureaux pour de grands amateurs du style, à l'exemple de Corbin ou de Bergeret. Mais, à l'inverse de ses illustres contemporains, il se refuse à toute industrialisation de sa production.

Mobilier conçu et réalisé par Eugène Vallin
Mobilier conçu et réalisé par Eugène VallinMobilier conçu et réalisé par Eugène VallinMobilier conçu et réalisé par Eugène Vallin

Mobilier conçu et réalisé par Eugène Vallin

D'autres talents aux multiples facettes participent à la création de ce mobilier d'exception, à l'exemple de Victor Prouvé (qui réalise souvent les dessins et les confie pour la réalisation à des ébénistes), Camille Gauthier et Auguste Poinsignon, Paul Guth, Jacques Grüber (célèbre pour ses vitraux), Louis Hestaux, Emile André (architecte)...

Mobilier Ecole de NancyMobilier Ecole de NancyMobilier Ecole de Nancy
Mobilier Ecole de NancyMobilier Ecole de NancyMobilier Ecole de Nancy
Mobilier Ecole de NancyMobilier Ecole de Nancy
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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 21:13
Quand la peinture devient photographie : Emile Friant

Soir d'automne : un rendez-vous amoureux saisi sur le vif, dont on se demande s'il s'agit d'une peinture ou d'une photographie.

Le réalisme de l'oeuvre d'Emile Friant, contemporain de l'Ecole de Nancy, tient tout autant à la précision du tracé qu'aux histoires que ses toiles racontent, celles d'une Lorraine où la vie est rude, où les classes sociales limitent leurs échanges au travaik accompli et à la charité à la sortie de la messe.

Elles parlent de l'importance du pain, de la douleur qui rassemble tout le monde face à la mort, de scènes plus festives aussi, entre canotiers ou, à l'approche de l'été, avec parfois des accents qui évoquent Pagnol.

La toile de fond reste toutefois la Lorraine. Elle s'élargit parfois, souvenir de voyages ou engagement politique, comme cela semble être le cas avec la peine capitale, scène d'autant plus troublante que le condamné ressemble à l'artiste, où le spectateur oscille entre tragique et rebellion.

Une oeuvre âpre, qui ne saurait se résumer aux peintures, Emile Friant ayant également beaucoup dessiné et réalisé d'estampes.

Quand la peinture devient photographie : Emile Friant
Quand la peinture devient photographie : Emile Friant
Quand la peinture devient photographie : Emile Friant
Quand la peinture devient photographie : Emile Friant
Quand la peinture devient photographie : Emile Friant
Quand la peinture devient photographie : Emile Friant
Quand la peinture devient photographie : Emile Friant
Quand la peinture devient photographie : Emile Friant
Quand la peinture devient photographie : Emile Friant
Quand la peinture devient photographie : Emile Friant
Quand la peinture devient photographie : Emile Friant
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5 avril 2015 7 05 /04 /avril /2015 20:51
Un artiste multiple : Victor Prouvé
Un artiste multiple : Victor Prouvé

Dans la Nancy bouillonnante de la fin du XIXème siècle, Victor Prouvé participe pleinement à l'élan de créativité.

Sous son crayon ou son pinceau, la vie s'épanouit, et ce touche-à-tout s'exprime dans de nombreux domaines : peinture, verrerie et mobilier auprès de Gallé ou de Daum pour lesquels il réalise quelques croquis, affiches publicitaires, sculpture, reliure...

 

Un artiste multiple : Victor Prouvé
Un artiste multiple : Victor Prouvé
Un artiste multiple : Victor Prouvé
Un artiste multiple : Victor Prouvé

Celui qui deviendra plus tard le conservateur du musée des beaux arts de Nancy semble ne pas avoir de limites et ne néglige pas les arts dits mineurs. Il participe à la création de somptueux panneaux de cuir qui donneront un cachet particulier aux salles à manger, dessine des bijoux, des motifs de robes ou de rideaux, des statues pour ornner des meubles aussi bien que les façades de bâtiments.

C'est un témoin de son époque, par ses sujets autant que par le trait de ses dessins. Un homme qui a su transmettre à ses enfants, notamment à ses deux fils architectes, son goût de la création.

Un artiste multiple : Victor Prouvé
Un artiste multiple : Victor Prouvé
Un artiste multiple : Victor Prouvé
Un artiste multiple : Victor Prouvé
Un artiste multiple : Victor Prouvé
Un artiste multiple : Victor Prouvé
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19 juillet 2014 6 19 /07 /juillet /2014 17:36

Pendant trois ans, Alfons Mucha, artiste tchèque célèbre notamment pour ses affiches, a travaillé avec le bijoutier parisien Georges Fouquet, alors à la pointe de la mode et de l'innovation.

De cette collaboration sont nés des bijoux extraordinaires, ainsi que le décor d'un magasin, tout aussi fabuleux, conservé aujourd'hui au musée Carnavalet.

Art nouveau : les bijoux de G. Fouquet et A. Mucha
Art nouveau : les bijoux de G. Fouquet et A. Mucha
Art nouveau : les bijoux de G. Fouquet et A. Mucha
Art nouveau : les bijoux de G. Fouquet et A. Mucha
Art nouveau : les bijoux de G. Fouquet et A. Mucha
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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 13:49

Henri Sauvage (1873-1932) est un architecte français célèbre pour de nombreuses réalisations dont ses immeubles à gradins (un exemple est encore visible rue des amiraux à Paris), ou encore la Samaritaine.

Parmi les constructions qui ont assuré sa notoriété figure la maison Jika, plus connue sous le nom de villa Majorelle, située à Nancy.

Conçue de 1898 à 1902, elle a été commandée par Louis Majorelle, ébéniste et ferronnier d'art, qui a largement participé à cette maison dédiée à son épouse, dont les initiales servent de nom à l'habitation.

La villa peut donc être regardée tant comme une déclaration d'amour que comme un chef d'oeuvre de l'architecture Art nouveau.

Elle est construite en collaboration avec Lucien Weissenburger, qui apporte au jeune Henri Sauvage son expérience et sa connaissance des entrepreneurs locaux. De nombreux autres créateurs participent également à cette villa dont Alexandre Bigot (céramiste qui a habillé la gigantesque cheminée), Francis Jourdain (auteur des toiles marouflées de la salle à manger), Jacques Grüber (maître verrier).

Le résultat est d'une grande originalité. Mais il est temps de visiter.

 

 

 

Henri Sauvage et la maison Jika
Henri Sauvage et la maison Jika
Henri Sauvage et la maison Jika
Henri Sauvage et la maison Jika
Henri Sauvage et la maison Jika
Henri Sauvage et la maison Jika
Henri Sauvage et la maison Jika
Henri Sauvage et la maison Jika
Henri Sauvage et la maison Jika
Henri Sauvage et la maison Jika
Henri Sauvage et la maison Jika
Henri Sauvage et la maison Jika
Henri Sauvage et la maison Jika
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4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 11:06

L'Art nouveau s'est développé, à la fin du XIXème siècle et au début du XXème siècle, bien au-delà des frontières de l'hexagone et des limites de l'Europe.

J'aimerais vous inviter à découvrir une de ses facettes : la ferronnerie d'art.

Car si certains chefs-d'oeuvres ont disparu, à l'exemple de cette rampe d'escalier conçue par August Endell pour le studio de photographie Elvira à Munich (photographie d'archives en noir et blanc), beaucoup sont encore visibles aujourd'hui dans de nombreux pays.

Les objets sont de nature diverse. Les entrées de métro d'Hector Guimard à Paris en constituent un exemple, tout comme les lampes créées conjointement par Antonin Daum et Louis Majorelle.

Les portes et portails constituent des supports où l'art des maîtres ferronniers s'exprime volontiers, de la façon la plus sage à la plus extravagante. A titre d'exemple, en images, un portail de Fyodor Shekhel devant ce qui est aujourd'hui le musée Gorki à Moscou, une porte signée Louis Majorelle à Nancy, une autre réalisée par Virginio Colombo à Buenos Aires, sans oublier Antonio Gaudi et son portail au dragon.

Parfois, la ferronnerie est utilisée pour l'ensemble de la devanture, comme à Chicago avec cette réalisation de Louis Sullivan.

 

Ferronnerie Art nouveau
Ferronnerie Art nouveauFerronnerie Art nouveauFerronnerie Art nouveau
Ferronnerie Art nouveauFerronnerie Art nouveauFerronnerie Art nouveau
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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 19:18

La naissance de l'art nouveau coïncide avec celle des grands magasins. L'affiche devient un support publicitaire de premier ordre (à l'exemple des oeuvres d'Alfons Mucha) et les premiers catalogues se développent pour vanter les mérites de nouvelles gammes de produits (du mobilier par exemple).

Le vitrail s'émancipe également des édifices religieux et s'impose chez les particuliers, dans les grands magasins, les banques, les chambres de commerce (à l'exemple des vitraux de Jacques Grüber qui valorisent les métiers de la sidérurgie).

Sous le dessin d'Henri Bergé, il devient lui-même un support de la publicité. Henri-Berge---vitraux-publicitaire-Malzeville0001.jpg

Henri Bergé est dessinateur. Il collabore notamment avec la maison Daum, comme Jacques Grüber l'avait fait avant lui. Certains de ses modèles serviront à Amalric Walter 'verrier) et aux frères Mougin (céramistes).

Il est aussi à l'origine de plusieurs affiches et de vitraux.

Parmi ces derniers, Henri Bergé réalise toute une série pour la cure d'air  Trianon à Malzéville près de Nancy. Ce lieu est une guinguette d'été, un lieu où l'on danse (en terrasse) et où on peut boire (au rez de chaussée).

Il reste de ce lieu, très à la mode entre 1902 et 1907, une structure métallique. A l'époque, la brasserie est ornée sur trois murs d'une vingtaine de vitraux publicitaires, vantant différentes marques : fine champagne, guignolet, absinthe...

P1020593

 La cure d'aire Trianon a fermé en 1907 et les vitraux ont souffert du temps. Ils ont été retirés de leur structure d'acier pour être précieusement conservés. Quatre ont malheureusement disparu.

 

 

 

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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 11:58

Majorelle - bureau Orchidées396 Un bureau ombelle stylé, caractéristique de l'oeuvre de Louis Majorelle.

Ce nom évoque incontestablement la Lorraine des années 1880 à la première guerre mondiale, ces années de création sous le signe de l'Ecole de Nancy et un peu au-delà.

Car comme pour Emile Gallé,  tout commence à la génération d'avant. Auguste Majorelle crée à Toul une entreprise de mobilier, bientôt réputée pour sa qualité et notamment ses meubles vernis.

A sa mort, Louis abandonne ses études pour reprendre l'affaire familiale. Et peu à peu, les meubles plutôt traditionnels des débuts évoluent vers des lignes plus fluides, végétales...

Majorelle - ligne de mobilier399  La maison Majorelle (Louis travaille avec ses frères, notamment Jules, chargé de la commercialisation) a le mérite de développer des lignes de mobilier. Ce qui est nouveau à cette époque consiste à acheter un ensemble de meubles, parfaitement accordés, pour une même pièce : salon, chambre à coucher...

Comme une partie de la production est réalisée en série, le catalogue s'étoffe rapidement et les meubles Majorelle sont aussi vendus dans des catégories de population qui n'y auraient pas eu accès.

Majorelle - chambre

Cela ne limite en rien la créativité de cet ébéniste, peut-être stimulé aussi par les créations de Gallé, et dont la principale vitrine reste les expositions universelles.

Majorelle- meuble à musique Louis Majorelle y expose ses plus beaux meubles, y teste sans doute aussi la façon dont son travail est perçu, quand il adopte la marqueterie ou développe de nouvelles lignes.

Pour compléter ses créations, il ouvre un atelier de ferronnerie, qu'il exploite en collaborant avec d'autres sociétés nancéennes, à l'exemple de Daum. Quelques lampes somptueuses résultent de ce travail en commun, sublimant le verre et le fer.

Majorelle et Daum - lampe Pissenlit373 Ce travail de sublimation comprend aussi la réalisation de la coupole des galeries Lafayette (avec Jacques Grüber).

Et n'oublions pas les rampes d'escalier, ici pour la maison Bergeret. Majorelle - Rampe d'escalier pour la maison Bergeret406

Les ateliers souffrent pendant la guerre. Beaucoup d'ouvriers qualifiés sont sur le front et un incendie ravage un atelier avant qu'une bombe détruise le magasin principal en 1917.

Louis Majorelle meurt en 1926. Ses biens sont alors vendus et l'entreprise ferme en 1931. 

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27 octobre 2013 7 27 /10 /octobre /2013 14:50

Difficile de ne pas évoquer les bijoux lorsque le thème du casse-tête de la semaine est "en chaîne".

Je vous propose de découvrir un collier spécial créé vers 1900 par René lalique.

Il reprend certains thèmes chers à l'art nouveau, notamment les libellules et ses formes curvilignes.

Il est réalisé en or, émail, aigues marines et diamants (n'hésitez pas à cliquer pour agrandir l'image)

 

Lalique-art-nouveau0002.jpg

 

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