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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 20:14

Les coquillages nous surprennent toujours dans la variété et la délicatesse de leurs formes, de leurs couleurs également.

C'est sans doute une des raisons pour lesquelles il sont très tôt devenus dans l'histoire de l'humanité objets d'échange et de prestige.

Les parures étaient nées, à l'exemple de ce collier précolombien, constitué de fragments de spondyles, difficiles à trouver et nécessitant un grand savoir faire pour leur assemblage.

Collier précolombien en coquillage (fragments de spondyle)

Collier précolombien en coquillage (fragments de spondyle)

Depuis, l'usage des coquillages en joaillerie n'a cessé de se perfectionner, avec bien sûr l'usage de la nacre et des camées de coquillages, à l'exemple de cette broche du XIXème siècle.

Le coquillage devient bijou

Les coquillages ont inspiré de nouvelles formes, travaillées en or ou en argent, mais ils ont également été sertis de pierres précieuses pour en rehausser l'éclat.

Les clips d'oreilles de Seaman Schepps, joailler américain, en constituent une belle illustration.

Le coquillage devient bijou
Le coquillage devient bijou

Et que dire de cette superbe parure, signée Gilbert Albert (joaillier suisse du début du XXème siècle), qui magnifie la splendeur d'un ptérocère ?

Le coquillage devient bijou

Et pour terminer, un peu plus de simplicité (très relative) avec cette coiffe de coquillage, organisée en couronne de fleurs.

 

Le coquillage devient bijou
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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 12:57

 

Un rorbu (rorbuer au pluriel) est en Norvège ce qu'est une cabane tchanquée en France, sur le Bassin d'Arcachon.

Il s'agit d'une humble maison de pêcheur, traditionnellement construite sur pilotis.

A la découverte des rorbuer

Il en existe encore beaucoup au Nord de la Norvège, principalement dans les îles Lofolen (ici sur l'île de Moskenesoy). Leur origine remonterait au moins au Xème siècle, pour une saison de pêche importante.

Ses cabanes de pêcheur, occupées de façon saisonnières et au confort rudimentaire pouvaient aussi être plus grandes et héberger plusieurs pêcheurs. On parle alors de sjohus (avec un o barré en norvégien).

Elles sont généralement de couleur rouge, avec un liséré blanc, mais leur couleur dépendait du niveau sociale de leur occupant.

Aujourd'hui, elles sont bien souvent renovées, voire construites à neuf, pour accueillir les touristes.

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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 11:50

La petite fille sur la photographie s'appelait Aline. Arrêtée avec sa mère en 1942, elle en a été séparée et est restée seule, ou plutôt avec des milliers d'autres enfants, plusieurs semaines avant d'être déportée à son tour. Elle avait tout juste trois ans quand elle a été gazée à Auschwitz.

Une triste histoire, malheureusement semblable à tant d'autres...

Cette petite fille est devenue  le symbôle de tous les enfants internés temporairement à Pithiviers, Beaune-la Rolande, Drancy... des camps gérés par les autorités françaises, avant de disparaître, broyés dans un système dédié à leur extermination.

Sa photographie est devant un fragment de baraquement, à l'image de celui où elle a vécu quelques semaines. 

L'ensemble se trouve au Mémorial des enfants du Vel d'Hiv à Orléans, à l'initiative du CERCIL (centre d'études et de recherches sur les camps d'internement du Loiret). Un lieu qui retrace l'histoire de trois camps : Jargeau, Beaune-la-Rolande et Pithiviers, depuis l'enfermement des hommes juifs étrangers en 1941 pendant un peu plus d'un an, avant les rafles et l'usage de ces lieux comme centres de rassemblement pour les trains de la mort.

La mémoire des enfants du Vel d'Hiv

Ce lieu présente l'histoire de familles, souvent totalement anéanties, ou dont un membre a miraculeusement survécu, perpétuant longtemps le souvenir ou contribuant à l'enrichir par des mots, des photographies ou des objets parfois.

La visite s'achève dans une pièce où sont affichés tous les noms des enfants passés dans ces camps, avec parfois des photos, parfois simplement un nom et un prénom, et au centre un écran où défilent de trop courtes biographies.

La mémoire des enfants du Vel d'Hiv
La mémoire des enfants du Vel d'Hiv

Le silence s'installe et le visiteur sort songeur, pensant à tant de vies gâchées, mais aussi aux responsabilités de chacun, des autorités comme des particuliers, hier comme aujourd'hui alors que des massacres se poursuivent, à l'exemple de celui des Yézidis.

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11 juin 2016 6 11 /06 /juin /2016 21:51
La magie de Chambord

François 1er souhaitait un bel et somptueux édifice, inspiré des travaux de Léonard de Vinci (décédé avant la pose de la première pierre). Avant Versailles, ce chateau a été le plus grand palais royal en France et il reste encore aujourd'hui le plus grand chateau Renaissance d'Europe, avec une architecture singulière.

Le plan centré en croix grecque, le système standardisé des logis et les voûtes à caissons sculptés du 2ème étage, le donjon carré central flanqué de tours circulaires à chaque points cardinaux, le jeu du soleil qui rend ce bâtiment si différent selon les heures du jour et les saisons... sont autant d'éléments caractéristiques auxquels s'ajoute le fameux escalier à double révolution.

La magie de Chambord

Un édifice somptueux en effet, que les occupants successifs ont modifié, notamment pour des chambres moins hautes de plafond et mieux chauffées. Ils n'ont toutefois jamais ajouté d'aile ou modifié cette enveloppe de pierre, dont la puissance architecturale s'impose d'elle-même.

La magie de ChambordLa magie de Chambord
La magie de ChambordLa magie de ChambordLa magie de Chambord

Le chateau offre de multiples lectures, d'autant que certaines pièces sont peu à peu remeublées, que les animations s'y développent en utilisant les apports de la technologie, avec par exemple la possibilité de visualiser certaines chambres et leurs transformations selon les époques.

L'édifice s'inscrit dans un vaste écrin de verdure, lieu de promenade ou réserve forestière, dont une partie est ouverte au public. Le domaine comprend des maisons, une église, un lac... Et répond à la rénovation du village et de ses alentours. Il y a beaucoup à découvrir à Chambord dans le chateau et hors de ses enceintes.

La magie de Chambord

Le domaine a toutefois été envahi par les eaux et les dégâts se chiffrent à plusieurs centaines de milliers d'euros. Les assurances et subventions en couvriront une partie. Mais pour couvrir le solde, une souscription a été lancée avec la fondation du patrimoine.

Pour ceux qui aiment Chambord et souhaitent agir :

https://www.fondation-patrimoine.org/fr/centre-7/tous-les-projets-378/detail-sauvegarde-du-domaine-de-chambord-apres-inondations-43693

Dans tous les cas, si vous passez dans le Centre-Val de Loire, c'est une visite à ne pas manquer.

La magie de Chambord
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23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 17:59
Girouette impériale au Haut-Koenigsbourg
Girouette impériale au Haut-Koenigsbourg
Girouette impériale au Haut-Koenigsbourg

L'aigle impérial s'élève fièrement au dessus du donjon du Haut-Koenigsbourg, rappel de l'histoire de ce lieu.

Le château du Haut-Koenigsbourg, qui s'élève sur un éperon rocheux à 750 mètres d'altitude environ au dessus de la commune d'Orschwiller, est au croisement d'anciennes routes commerciales.

C'est une imposante fortification de grès rose, qui s'étend sur 1,5 ha et a été construit au XIIème siècle par Frédéric de Hohenstaufen, la légende attribuant parfois la paternité de cet édifice à l'empereur Barberousse, mort en croisade.

Le château servant, au début du XVème siècle, de repaire pour rançonner les voyageurs, il est assiégé par les troupes réunies des villes de Bâle et de Strasbourg. Suite à cet épisode, les Tiersten, vassaux des Habsbourg, le reconstruisent et l'adaptent pour résister à un assaut mené par une artillerie alors en pleine expansion.

Ces aménagement ne seront toutefois pas suffisants pour faire face aux Suédois qui, lors de la guerre de Trente ans, en 1633, l'assiègent, le pillent puis l'incendient.

Le lieu est déserté pendant plus de deux siècles avant d'être racheté par la ville de Sélestat, qui, en raison du caractère encore majestueux des ruines, les offre en 1899 à l'empereur de Prusse Guillaume II.

Commence alors une reconstruction qui aboutit au château tel qu'il se visite aujourd'hui. Un chantier similaire est conduit à Pierrefonds, suivant un intérêt nouveau pour l'histoire et tout particulièrement pour le Moyen-Age.

Après 1918, l'Alsace redevient française, et le Haut-Koenigsbourg passe dans le patrimoine national.

Les visiteurs y sont aujourd'hui nombreux, même si la reconstruction du château a pu susciter des polémiques, qui seront évoquées après quelques photos.

Girouette impériale au Haut-Koenigsbourg
Girouette impériale au Haut-KoenigsbourgGirouette impériale au Haut-Koenigsbourg
Girouette impériale au Haut-KoenigsbourgGirouette impériale au Haut-Koenigsbourg
Girouette impériale au Haut-KoenigsbourgGirouette impériale au Haut-Koenigsbourg

La reconstruction du château a été réalisée par Ehrard Bodo au regard des documents historiques dont il disposait et des indices fournis par les ruines du Haut-Koenigsbourg. On sait que la salle de garde (avec de nombreuses hallebardes) a été conçue comme une pièce de réception, sans lien avec le lieu d'origine. Des erreurs ont également pu être commises, notamment sur le chemin de ronde, la forme du donjon (qui aurait été rond) ou encore les toitures.

Ces éléments ont été particulièrement mis en avant par les pourfendeurs du pangermanisme, notamment Hansi, qui défendait une identité alsacienne rattachée à la France. Il nous permet de revenir à la girouette, qu'il représentait avec un point d'interrogation, au regard de la réalité historique des choix de l'architecte. Le contexte étant apaisé, ces débats n'ont plus la même acuité aujourd'hui...

Girouette impériale au Haut-Koenigsbourg
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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 21:11
Palmyre ou les vestiges d'une perle du désert
Palmyre ou les vestiges d'une perle du désertPalmyre ou les vestiges d'une perle du désert

Pendant près de cinq siècles, cette ville née en plein désert a été un point de passage obligé de toutes les caravanes.

En 129, l'empereur Hadrien lui accorde le statut de ville libre, ce qui lui permet notamment de ne plus payer l'impôt à Rome et de profiter pleinement des richesses qui s'échangent en ville, aux origines les plus diverses. La laine y venait de Tyr, la soie et les fourrures de Chine, la myrrhe d'Ethiopie, l'encens d'Arabie...

Après un léger déclin, elle connaît une nouvelle période de prospérité entre 193 et 235. Elle devient alors colonie romaine et l'une des plus grande ville d'Orient.

Mais la ville a le malheur d'être située entre deux puissances ennemies : les Romains et les Perses. Après la bataille d'Edesse en 260 où l'empereur Valérien est fait prisonnier, le prince de Palmyre se proclame roi de l'Orient romain. Son épouse lui succède, l'intrépide Zénobie qui ne craint pas de refuser la tutelle de Rome. Mais la belle guerrière doit bientôt capituler et, ayant perdu sa reine, Palmyre s'éteint peu à peu.

Ici, l'histoire côtoie la légende.

Mais hier comme aujourd'hui, la guerre semble l'emporter, sans trop savoir si c'est désormais la trace de Rome, donc de l'Occident, qu'il s'agit d'effacer, ou le souvenir d'une femme courageuse et indépendante.

Photographies de Frédéric Soreau
Photographies de Frédéric Soreau
Photographies de Frédéric Soreau
Photographies de Frédéric Soreau

Photographies de Frédéric Soreau

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21 avril 2015 2 21 /04 /avril /2015 11:10
Entre Tigre et Euphrate : fragments d'histoire
Entre Tigre et Euphrate : fragments d'histoire
Entre Tigre et Euphrate : fragments d'histoire
Entre Tigre et Euphrate : fragments d'histoire
Entre Tigre et Euphrate : fragments d'histoire

Le Tigre et l'Euphrate : ces deux fleuves délimitent très schématiquement un territoire où se sont développées des civilisations anciennes : les Sumériens, puis les Akkadiens qui se divisent en deux groupes : les Assyriens (au Nord) et les Babyloniens (au Sud).

Les premières traces de présence humaine appraissent en Mésopotamie dès le Néolithique. Les premiers grands villages y apparaissent avec la diffusion du travail des métaux et des alliages, au Chalcolithique (-4500 à -3500). L'invention de l'écriture coïncide avec de nouvelles formes d'organisation, qu'elle contribue sans doute à favoriser, et un essor des villes.

La culture sumérienne domine ce qui est aujourd'hui le sud de l'Irak et diffuse ses connaissances et ses réseaux commerciaux à des milliers de kilomètres alentours jusque vers -2000. C'est la plus ancienne civilisation connue à ce jour.

Un nouveau groupe s'impose peu à peu. Hammourabi donne à Babylone la suprématie sur les villes voisines. Elle la conservera alors qu'au Nord s'organise l'Assyrie, les deux puissances entrant en conflit à partir de -1400. Avec le roi Sennachérib, Ninive devient la capitale sans rivale de l'Assyrie, puisque son apogée s'accompagne de la destruction de la Babylone.

Babylone sera reconstruite et donnera naissance à un nouveau royaume, où régneront les rois chaldéens dont le plus connu est sans doute Nabuchodonosor.

L'histoire ne s'arrête pas là. Elle se poursuit avec Cyrus, Darius, Alexandre...

Les cités antiques sont peu à peu abandonnées et seront redécouvertes au XIXème siècle par des Européens qui exhument les souvenirs de la ville aux jardins suspendus et, à côté de cette merveille du monde, des civilisations mentionnées dans la Bible. Une histoire très riche, dont ils sauvergardent quelques fragments dans leur musées, ceux que visiteront sans doute les Irakiens pour apprendre leurs origines, dont toute trace aura sans doute disparue chez eux...

Sur cette terre sont nées la roue, l'écriture et de nombreuses autres inventions et formes d'organisation. Toutes les civilisations qui s'y sont côtoyées ou succédées dans l'Antiquité ne sauraient se résumer en quelques lignes et donneront lieu à d'autres articles pour mieux en apprécier quelques caractéristiques et multiplier les fragments de mémoire...

Les illustrations de cet article sont, outre une carte schématisant les grandes civilisations de la Mésopotamie, une reconstitution de la porte d'Ishtar à Babylone, un taureau androcéphale gardien des palais assyriens, une sculpture présumée de la tête du roi sumérien Gudéa et un barillet d'écriture découvert à Khorsabad.

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12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 21:27
Un décor du palais d'Ashurmasirpal II à Nimroud (avant sa destruction)

Un décor du palais d'Ashurmasirpal II à Nimroud (avant sa destruction)

La destruction d'un peuple s'exprime par des exactions sur les corps, massacres, esclavagisme... Mais elle ne saurait être totale sans effacer toute trace de ce peuple, sa mémoire, son identité au-delà même de son aptitude à penser et se rebeller.

Daech renouvelle l'histoire, pratique assidument l'autodafé et détruit les sites ancestraux de cet immense empire que fut l'Assyrie, où la conquête d'Alexandre pris fin. Mais si ces destructions sont réalisées pour combattre les idoles (les adorateurs d'Ishtar, Assur, Hadad, Sin, Shamash et autres divinités antiques sont très nombreux aujourd'hui...), elle témoigne aussi de l'intérêt des individus qui servent cet Etat pour une autre religion que l'Islam : l'argent...

Car si des statues sont détruites, des temples rasées, beaucoup d'oeuvres sont pillées pour être vendues au plus offrant. Et dans ce pays où la guerre a fait tant de ravages dpuis si longtemps, il est souvent difficile de savoir ce qui est effectivement détruit et ce qui a disparu au profit de riches collectionneurs.

En souvenir de Nimroud, Hatra, Mari et tant d'autres lieux dévastés, je vous inviterai dans un prochain article à remonter le temps, destination la Mésopotamie, malgré les risques d'incertitudes et d'erreurs que mes connaissances lacunaires risquent de faire peser sur l'histoire.

En attendant, je vous propose quelques photos de chefs d'œuvre conservés naguère encore dans les musées d'Irak, signées Lynn Abercrombie (pour les statues) et Noreen Feeney (les bijoux, vases et coffrets), des photographes qui étaient sur place il y a quelques années.

La mémoire assassinée
La mémoire assassinée
La mémoire assassinée
La mémoire assassinée
La mémoire assassinée
La mémoire assassinée
La mémoire assassinée
La mémoire assassinée
La mémoire assassinée
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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 12:52

"Jube, domine, benedicere", quelques paroles d'une prière. Le premier mot a été utilisé pour désigner un élément d'architecture religieuse, dont peu d'exemples subsistent en France.

Le jubé séparait le religieux du profane, le chœur, où se tenaient les moines, de la nef où étaient regroupés les gens venant à la messe.

Il est le résultat d'un ordre liturgique, imposé au XIIème siècle, qui ne mélangeait pas les genres. Le peuple ne voyait que cet édifice et, à son sommet, le prêtre où l'enfant de chœur.

Il est le prolongement de la cathédrale, un lieu où les sculptures expliquaient au peuple les grandes scènes de la vie du Christ.

Une réforme de la liturgie, décidée au concile de Trente, au XVIème siècle, ouvre l'espace et aboutit à la destruction de ces chefs d'œuvre, du moins dans les églises catholiques. Beaucoup subsistent dans les églises réformées, protestantes ou anglicanes, qui échappent en Europe aux règles de la liturgie catholique romain.

Devenus rares, les jubés n'en sont que plus admirables, un magnifique témoignage associant l'art et la foi.

Deux exemples ont été retenus, tous deux dans le département de l'Aube.

Le premier est un jubé en bois, finement sculpté par Thomas et Jacques Guyot, des maîtres de l'école troyenne, déjà évoquée sur ce blog. Il est visible à l'église de Villemaur sur Vanne, un édifice qui justifie à lui seul la visite, son toit évoquant davantage les Kirke d'Europe du Nord que l'architecture traditionnelle de la région.

Le second est le jubé de l'église Sainte Madeleine de Troyes, un petit joyau de pierre réalisé entre 1508 et 1517 par Jean Gailde.

Pour le plaisir des yeux...

Dentelles de bois et de pierre : les jubés
Dentelles de bois et de pierre : les jubés
Dentelles de bois et de pierre : les jubés
Dentelles de bois et de pierre : les jubés
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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 21:33

Son nom évoque un code de l'honneur, un guerrier redoutable, le pays du soleil levant...

Le samouraï est le lointain cousin de nos chevaliers et leurs histoires ne sont pas si différentes...

La classe des samouraï apparaît au cours du Xème siècle, alors que se développe un système de vassalité. Le chevalier ou samouraï est au service d'un grand propriétaire : le daimyô. A partir du XIIème, les samouraï ou bushi constituent la classe noble militaire, par opposition aux nobles civils (les kuge).

Le samouraï sans maître (rônin) tombe en bas de l'échelle sociale, à peine plus haut que les hors-la-loi, ce qu'il peut rapidement devenir dans l'imaginaire collectif (et peut-être dans la réalité).

Dès l'origine est appliqué un code de la chevalerie où dominent des notions telles que le sens de l'honneur, l'hospitalité, la bravoure, la loyauté... Ces valeurs ont perduré après la fin des samouraï, lorsque le Japon s'est ouvert à l'Occident lors de l'ère Meiji dans la seconde moitié du XIXème siècle.

Il reste toujours quelque chose du samouraï, ne serait-ce que la bravoure et l'image de fin bretteur de ce guerrier, de ses combats avec deux sabres (le sabre long ou katana et le plus court appelé wakizashi)...

Cela ne saurait résumer l'armement, plus étoffé de ce combattant, qui comprend ausi d'autres types de sabre, des poignards, lances, hallebardes... Et bien sûr, l'armure qui évolue au fil des siècles, comme le montrent ces photographies.

Il est temps désormais de laisser aller l'imagination, de laisser s'animer des objets de musée, remonter l'histoire et peut-être se sauver à toutes jambes...

Photographies de Attilio Boccazzi-Varotto à partir de la collection du musée d'ethnologie de Genève - A apprécier en cliquant sur les images.

Entre mythe et histoire : le samouraï
Entre mythe et histoire : le samouraï
Entre mythe et histoire : le samouraï
Entre mythe et histoire : le samouraï
Entre mythe et histoire : le samouraï
Entre mythe et histoire : le samouraï
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