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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 19:24

   

130 000 hommes, originaires d'Alsace ou de Moselle ont été enrolés de force dans l'armée allemande lors de la seconde guerre mondiale. Très tôt, ils ont été appelés les "Malgré nous" et leur statut a été reconnu. Leurs soeurs sont aussi parties, moins nombreuses mais aussi contraintes et forcées, pour travailler en Allemagne et, après leur service de travail obligatoire, servir la machine de guerre allemande (défense anti-aérienne, armement, transmissions...).

C'est à ces femmes, dont le sort n'a été reconnu officiellement qu'en 2008, que Nina Barbier rend hommage dans cet ouvrage.

malgre-elles.jpgElle leur offre un lieu d'expression et les témoignages qui, certes, ont pu être modulés par le temps (les souvenirs ne sont pas toujours une fidèle transcription du vécu), restent touchants et offrent une image d'une situation mal connue.

On imagine alors la façon dont ces jeunes femmes devaient se rendre au Conseil de révision, subir interrogatoires et examens souvent humiliants, puis partir pour éviter que la famille ne soit inquiétée. Elles découvraient alors le cantonnement, un travail souvent très rude et des traitements qui ne manquent de surprendre. A titre d'exemple, elles subissaient des injections de bromures pour que les nazis n'aient pas à gérer les cycles menstruels et à s'encombrer d'inutiles achats. Certaines en resteront stériles.

L'endoctrinement faisait aussi partie  du quotidien, tout comme la faim, même si cette main d'oeuvre bon marché (voire gratuite) était mieux traitée que certains prisonniers, notamment que les slaves.

 

Le livre de Nina Barbier, dont la mère était une Malgré Elle, a contribué à la reconnaissance de ces 10 000 femmes, dont le sort est longtemps resté dans l'oubli. Il a fait également donné lieu à un téléfilm qui devrait être diffusé en 2012.

 

Pour toutes les femmes, mais aussi les hommes et les enfants, instrumentalisés et victimes des conflits (et des systèmes totalitaires).

 
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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 17:10

A proximité immédiate de la Valette se dressent trois cités dont Vittorioso, qui s'achève sur le fort Saint Ange. Pendant plus de 200 ans, Vittorioso abrita le siège de l'Inquisition à Malte.

 

P1000196 L'Inquisition à Malte

 

62 Inquisiteurs se sont succédés à Malte entre 1574 et 1798 (date à laquelle les Français abolissent cette institution).

 

Elle fut mise en place à la demande des chevaliers de l'ordre de Malte, face à la montée du protestantisme sur l'île.

 

Pendant plus de 200 ans, l'Inquisition veille à la pureté de la religion sur cette terre de passage, très attentive notamment à la conversion des musulmans au catholicisme et à l'interdiction des idées et des livres qui ne respecte pas une stricte lecture des Ecritures.

 

Le Caravage, plutôt libre penseur, est un des prisonniers les plus célèbres passés devant le sinistre tribunal de l'Inquisition.

 

L'Inquisition surveille l'entrée des nouveaux arrivants au port, incite les habitants à la délation et, quand le prévenu estt réticent à avouer, use de la torture. Les punitions sont variables en fonction de la gravité de la faute et peuvent aller de quelques privations et prières à une condamnation aux galères.

 

Le palais de l'Inquisiteur

 

Le palais de l'Inquisiteur est situé triq il Mina il Kbira. C'est un bâtiment austère de plusieurs étages.

 

P1000206La salle du tribunal (camera secreta) est une des plus impressionnante. On imagine l'accusé installé sur le tabouret et les juges siègeant face à lui.

 

On trouve également dans les étages du mobilier religieux (autel de campagne notamment) dans les appartements de l'Inquisiteur.

 

Un espace abrite des éléments du folklore maltais (poupées), un autre des éléments qui rappelle l'époque des Inquisiteurs (crécelle, pénitents...).

 

Le rez de chaussé donne sur une cour entourée de hauts murs. Dans l'aile droite ont été aménagés des cachots.

 

 

 

 

 

Ce bâtiment est le souvenir d'une époque dure, où chacun devait respecter les règles du catholicisme, y compris les chevaliers de l'Ordre, susceptibles de se retrouver devant la camera secreta, même si l'Ordre préférait généralement s'occuper de ses membres déviants et que les relations entre les deux autorités n'étaient pas toujours les plus faciles.

 

 

 

 

 

 

 

 

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 17:24

Paragraphe175.jpg

 

En cherchant quelques idées pour ce casse tête de la semaine, je me suis souvenue des images d'un film, dont j'ai malheureusement oublié le nom, qui relatait l'existence des triangles roses dans un camp de concentration, le sadisme particulier des gardes à leur égard avec l'un des trianges roses brûlé vif, la révolte d'un jeune homme et son partage du sort peu enviable de cette catégorie de prisonniers.

 

Les triangles roses

Dans les camps de concentration, chaque catégorie de prisonniers était "marquée" par un signe distinctif. Le triangle rose désignait les homosexuels.

 

Le paragraphe 175 du Code pénal allemand définit alors, depuis déjà longtemps, l'homosexualité comme un délit. En 1935, ce délit devient un crime passible de déportation. Ce sera le sort subi par près de 10 000 personnes.

 

La vie dans les camps est très dure mais cette catégorie de prisonniers fait l'objet de sévices particuliers. Ce qui est considéré comme une déviance fait l'objet de punitions, allant jusqu'à la castration, sans parler d'expérimentations qui dénient toute dignité humaine.

 

Peu reviendront de cet enfer et parmi les rares survivants, très peu oseront prendre la parole.

 

 

Les oubliés de l'histoire

L'homophobie a perduré bien au delà du nazisme et la reconnaissance des crimes commis envers les triangles roses n'est en cours que depuis les années 1990. En France, Pierre Seel a été une des voix qui a permis la reconnaissance de ces oubliés de l'histoire, dont la presse s'est fait tardivement l'écho en août 2011 avec la mort du dernier triangle rose, Rudolf Brazda.

 

Une association existe aujourd'hui, qui oeuvre toujours pour que cet épisode soit connu, pour que la mémoire atténue une attitude vis-à-vis de ceux qui "sortent de la norme" qui reste souvent hostile ou ambigue. De nombreux documents et références sont disponibles sur son site : www.deportation-homosexuelle.blogspot.com . La réalité dévoilée est bouleversante.

 

En Allemagne, un mémorial a été inauguré en 2008, qui a également libéré la parole, pour que l'histoire resurgisse, pour qu'elle ne se renouvelle pas.

 

 

 

 

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 10:30

 

Des miliers de moulins, manufactures, églises, lavoirs et autres éléments de patrimoine non classés sombrent dans l'oubli et l'abandon. Or, il s'agit d'une richesse qui peut être restaurée, voire utilisée pour de nouveaux usages (salle d'exposition...) qui bénéficieront ainsi d'un superbe écrin. Ce "patrimoine des humbles", pour reprendre l'expression de Maeterlinck, est au coeur des missions de la Fondation du patrimoine. Présentation de cette structure, de ses missions et de la façon dont, vous aussi, vous pouvez contribuer à la sauvegarde du patrimoine local.

 

 

Les missions de la Fondation du patrimoine

 

 

La Fondation du patrimoine a été créée par une loi du 2 juillet 1996, pour préserver certains bâtiments remarquables, mais aussi pour permettre la transmission de savoir-faire ancestraux.

 

Depuis ses origines, quelques grands groupes sont à ses côtés dont l'Oréal, Michelin, Danone, Devanlay et la liste est loin d'être exhaustive. D'autres partenaires sont aussi présents, dont les collectivités locales, les architectes de France et de nombreuses associations à l'exemple des maisons paysannes de France, de la Fédération des moulins de France, les vieilles maisons de France, etc.

 

tour-chinoise.jpg

La Fondation a pour mission d'aider les particuliers,collectivités publiques  ou  associations à préserver un édifice, à l'exemple ici de la tour chinoise à Epinal.

 

Les moyens d'actions sont de plusieurs ordres. La Fondations peut accorder un label à des particuliers qui souhaitent se lancer dans une rénovation de qualité, avec un cahier des charges clairement défini. Ce label ouvre droit à des déductions fiscales, sur l'ISF ou sur l'impôt sur le revenu.

 

Pour des projets portés par des collectivités (souvent des communes) ou des associations, la Fondation offre la possibilité de recourir à des souscriptions publiques pour financer les travaux de rénovation, ou du moins y contribuer. La Fondation du Patrimoine peut également mobiliser le mécénat d'entreprise, avec ses partenaires de toujours ou de nouvelles sociétés intéressées pour contribuer à la préservation du patrimoine rural, voire désormais du patrimoine naturel.

 

 

 

Comment apporter sa pierre sa l'édifice?

 

 

Vous aussi, vous pouvez agir. Il y a sans doute près de chez vous, ou dans la commune où vous viviez enfant, un monument qui vous tient à coeur. Peut-être est-il déjà dans le programme de la Fondation du patrimoine.

 

Le site internet de la fondation recense tous les projets faisant appel à l'épargne publique. Vous pouvez effectuer une sélection par région, puis par département.

 

Une fois votre choix effectué, il est très facile de réaliser un don en ligne. Toutes les contributions, même les plus modestes sont importantes. Et elles ouvrent droit à des réductions d'impôt, la Fondation étant depuis longtemps reconnue d'utilité publique. Un simulateur vous permettra de déterminer ce que vous coûte effectivement votre don.

 

Parler de la fondation à votre entourage permettra aussi de renforcer ses actions.

 

Et si vous sentez l'âme d'un bâtisseur, pourquoi ne pas aller plus loin et vous lancer dans un projet de rénovation en transformant par exemple un vieux moulin en résidence bucolique? La Fondation pourra, par l'intermédiaire de son délégué régional, vous apporter des conseils et des financements.

 

 

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 21:42

Sainghin en Weppes est une commune de 5500 habitants, située dans le département du Nord. Elle présente ainsi, un double avantage, en offrant un cadre naturel à proximité d'une métropole, de Lille, à 14km. Cet article vous présente le bourg et ses caractéristiques, avant de développer quelques avantages de l'appartenance, à une communauté urbaine dynamique.

Un cadre agréable

Vivre à Sainghin en Weppes (59), permet de concilier un cadre agréable et de nombreux services. La commune est assez peu peuplée, avec de jolis sites à proximité, dont les étangs des Près. Il est possible de s'y promener, mais également d'y pêcher.

L'immobilier à Weppes est à un prix raisonnable. Trois agences proposent leurs services dans la commune. Une maison à Weppes, bassin de vie du Sud-ouest lillois, regroupant plusieurs communes dont Sainghin, avec 3 ou 4 chambres, et un grand séjour se négocient, autour de 250000€.

Divers services sont accessibles dans la commune, des écoles, au nombre de cinq, des banques, des magasins d'alimentation générale, dont Carrefour contact et Grand séjour, un centre médical, un kinésithérapeute, etc.

Quelques associations enrichissent l'animation de la commune. La mairie de Sainghin en Weppes en propose une liste, sur place ou sur son site Internet Ville-sainghin-en-weppes.fr. C'est un excellent relais d'informations.

À proximité de Lille

Sainghin offre le cadre de vie d'une petite ville, mais elle est aussi une des 85 communes, qui composent la communauté urbaine, de Lille métropole. Elle bénéficie donc des aménagements et des services publics de l'intercommunalité.

Le transport en est un exemple. Sainghien-Don est desservie par le TER, mais aussi par plusieurs lignes de bus, qui la relient notamment, au métro lillois. Tel est le cas par exemple, du bus 63 avec la ligne de métro 1, ou du bus 61, qui rejoint la ligne de métro 2. Il faut compter une bonne demi-heure de trajet en bus, et environ 15mn, pour rejoindre ensuite, le centre de Lille. La société exploitante, Transpole, propose plusieurs possibilités de pass ou d'abonnement.

Lille, avec 76 milliards d'euros de PIB, est la seconde économie de France. Près de 32000 entreprises sont installées sur le territoire de la communauté urbaine, ce qui génère du dynamisme et de l'emploi.

La métropole lilloise offre également d'importants équipements culturels, avec des animations de très bon niveau. Opéra, centre chorégraphique, cinémas, théâtres, galeries d'art, il y en a pour tous les goûts.

La ville de Sainghien en Weppes permet aussi à ses habitants de profiter des centres de formation et universités, qui font aussi la réputation de Lille.

C'est donc un lieu agréable pour les amoureux de la nature, permettant de profiter, en proche périphérie, de tous les avantages d'une grande ville.

mairie
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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 12:11

Le Soudan français, qui correspond en grande partie au Mali actuel, a été une colonie française de 1891 à 1960. Lors de la Seconde Guerre mondiale, comme d'autres États africains, elle doit contribuer à l'effort de guerre en 1940 et se positionner entre le gouvernement de Pétain et celui de la France libre. Mais déjà les prémisses de l'indépendance se dessinent.

Une colonie en guerre

Le Soudan occidental, issu des anciens États d'Ahmadou et Samoury Touré, a été considéré comme une extension de la carte géographique du Sénégal avant d'être intégré au Haut Sénégal et Niger en 1904. Suite au détachement de la Haute-Volta (actuel Burkina Fasso), ce territoire sera nommé Soudan français en 1920. En 1944, une nouvelle partie du pays (le Hodh) en sera détaché pour rejoindre la Mauritanie.

Cette dernière modification de la carte géographique règle une question qui a monopolisé l'attention du gouvernement pendant de nombreuses années, à savoir l'affrontement entre Maures et Noirs, qui conduit en 1940 à l'arrestation du Cheik Hamallah.

En tant que colonie, le Soudan a également dû adopter des coutumes françaises ou plus exactement certaines de ces lois, dont la conscription. En 1940, 63000 "tirailleurs sénégalais" rejoignent l'armée française depuis l'Afrique-Occidentale française (AOF).

L'AOF est composée du Sénégal, du Togo, de la Mauritanie, du Soudan français, de la Côte d'Ivoire, du Niger, de la Haute-Volta, du Dahomey (actuel Bénin) et de la Guinée. Elle rejoint la France libre après le débarquement anglo-américain en Afrique en décembre 1942.

Les prémisses de l'indépendance

La guerre n'est pas finie, mais le futur du Soudan français se dessine à la Conférence de Brazzaville.

Cette conférence affirme l'unité du monde français, mais aussi le respect de la vie et de la liberté locale de chacun des territoires. La suppression de l'indigénat y est également proclamée, qui sera effective au Soudan français le 12 décembre 1945. Cette décision est importante, car elle donne accès à chacun au tribunal, les non-citoyens ne pouvant plus être condamnés par un simple acte administratif.

Il est également décidé que chaque État sera représenté pour écrire la nouvelle Constitution française. Vingt-neuf députés africains seront désignés, dont Fily Dabo Sissoko pour le Soudan français.

À l'Assemblée nationale à Paris, un groupe soudanais est créé avec Modibo Keita et Mamadou Konaté, premier Vice Président africain de l'Assemblée nationale. La Françafrique est en route.

Mais si l'élite du pays se voit progressivement reconnue, l'indépendance est encore loin. Elle sera acquise en 1960 grâce à la pugnacité de ces hommes, aux grèves et aux manifestations des futurs citoyens du Mali.

Du 30 janvier au 8 février 1944 est discuté l'avenir des territoires africains placés sous l'autorité de la France.

Samory Touré
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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 21:14

De nombreux hôtels et restaurants portent encore aujourd'hui, le nom du relais de la poste, à l'exemple de la Wantzenau, à Strasbourg. Ce nom évoque le souvenir de ces établissements, installés le long d'itinéraires définis, qui mettaient à la disposition des diligences et surtout de la malle-poste des chevaux, afin de cheminer jusqu'au prochain relai. Le système des relais de poste a évolué au cours des siècles avant de décliner et de disparaître, avec le développement du chemin de fer.

Le principe et les origines du relais de poste

Le système des relais de poste serait né à la fin du XVe siècle, sous l'impulsion de Louis XI. Il permettait aux messagers de changer régulièrement de montures et ainsi, de parcourir plus rapidement la distance, entre l'expéditeur et le destinataire.

La poste est une distance de 9km, soit environ une heure de cheval, encore que la durée soit très variable, selon les conditions géographiques et météorologiques, sans même évoquer la qualité des attelages.

Dès 1527, le privilège des chevaux des maîtres de poste est établi. La malle-poste remplace progressivement le cavalier, permettant des échanges plus conséquents, liés notamment au développement du commerce. Une première carte des routes et relais de poste est établie en 1632. Elle recense 623 relais.

Le contrôle de l'État sur les établissements de relais et les tarifs pratiqués se systématise, avec la réorganisation de Louvois dans les années 1668-1675, et la création d'une Ferme générale des postes. Ce système est vivement encouragé par Louis XIV et Colbert, pour développer les routes et les échanges, y compris avec les États voisins.

l'apogée et le déclin

%%% La Révolution transforme le relais de poste, en service public. En 1793, les voyageurs sont admis dans les malles-poste. Le confort y est rudimentaire. Les véhicules, dont la direction est assurée par un postillon, monté sur des chevaux, versent souvent ou prennent les ornières, particulièrement nombreuses.

En 1827, la loi impose le frein manoeuvrable par le cocher. Le nombre de postillons décroît, contrairement à celui des diligences, avec des passagers et des malles-poste, essentiellement, mais non exclusivement dédiées, au transport du courrier.

À leur apogée, vers 1838, les relais poste sont au nombre de 1500, avec plus de 20000 chevaux. Et jusqu'à l'invention du timbre-poste en 1849, le coût de l'acheminement est à la charge du destinataire.

Le développement du chemin de fer donne le coup de grâce aux relais de poste, qui disparaissent à mesure de la pose de voies ferrées. Une nouvelle période de l'histoire de la poste s'ouvre alors, avec encore de nombreux territoires à conquérir, en train et plus tard en avion.

ancien relais de poste des Ormes
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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 08:30

L'église Saint Ignace, dans le 6e arrondissement de Paris, est dédiée à Saint Ignace de Loyola, le fondateur des Jésuites. L'intérêt de cette paroisse est, moins dans l'architecture du bâtiment, que dans la vie de la communauté des croyants. Après une présentation des Jésuites et de leur histoire, le propos sera recentré sur la paroisse de Saint Ignace, un exemple de la vie spirituelle jésuite.

Les Jésuites en France et dans le monde

%%% La compagnie de Jésus a été fondée par Ignace de Loyola, en 1540. C'est ce personnage, canonisé dès 1622, qui lui donne ses orientations principales : une fidélité absolue au pape, l'apprentissage de la prière, les exercices spirituels.

Les Jésuites sont rapidement connus, pour leur enseignement, et pour leur oeuvre missionnaire. Ils adaptent parfois les rituels aux traditions locales, pour mieux faire accepter la foi catholique.

Cette particularité leur sera vivement reprochée, tout comme leur influence auprès des puissants, liée à la force de leur système éducatif, et à leur rôle de diplomates. Les Jésuites se heurtent aux jansénistes (Pascal leur reprochait leur casuistique), puis aux Encyclopédistes (athées). Ils sont l'objet de tant de controverses qu'ils sont bannis de France, en 1763. Une bulle papale supprime la compagnie de Jésus, en 1773. Quelques puissants se refusent toutefois à la promulguer, à l'exemple de Catherine de Russie ou de Frédéric II de Prusse.

Réhabilités en France en 1814, les Jésuites reprennent leur mission d'enseignement. Aujourd'hui, 17 établissements scolaires, dont le lycée Sainte Geneviève à Versailles, sont dirigés par des jésuites. Ils éditent aussi des revues, dont Etudes et Projet.

L'action des aumôniers de prison est peut-être aussi, un avatar de leur caractère "missionnaire", ou plus simplement d'une tradition d'écoute.

Les Jésuites comptent 18500 membres, ce qui en fait le deuxième ou troisième mouvement catholique. Les paroisses sont présentes dans de nombreuses villes de France, dont Nancy (Saint Sébastien), Bordeaux ( Notre Dame des Anges) et Saint Ignace à Paris.

L'église Saint Ignace à Paris

%%% L'église Saint Ignace est située au 33, rue de Sèvres, à Paris. C'est un bâtiment relativement récent, et ses chapelles XIXe siècle ont fait l'objet de très belles restaurations, dans les années 2000.

L'Église accueille les fidèles pour des messes, des confessions, des veillées de prière. Les prêtres assurent aussi, des permanences d'écoute, pour tous ceux qui le souhaitent,du lundi au samedi, de 15h à 18h.

Des soirées publiques sont également organisées, et ouvertes à tous, sur divers sujets du quotidien, tels que la famille ou l'avenir de l'université. Ces discussions, éthiques et philosophiques, ont lieu, chaque premier mardi du mois.

Des informations supplémentaires (horaires, activités) peuvent être obtenues au 01 45 48 25 25 ou sur Stignace.net ou Jésuites.com.

Ancien Collège des Jésuites - Reims
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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 18:27

Autorisée en France depuis 1889, la crémation est longtemps restée une pratique anecdotique, l'inhumation restant le mode de funérailles le plus répandu. Son autorisation par l'Eglise catholique en 1963 et l'évolution des mentalités ont toutefois modifié progressivement la situation. Aujourd'hui 30% des funérailles se font par incinération, selon une réglementation précise qui définit aussi le devenir des cendres.

La crémation

Crémation et inhumation sont les deux possibilités d'obsèques en France. Le choix peut être effectué préalablement par écrit par la personne concernée. Il se justifie par la conception que chacun se fait de la mort et en fonction de convictions religieuses.

Si le choix n'a pas été réalisé par le défunt de son vivant, il est sans doute encore plus difficile pour son entourage, notamment par "la personne qui a qualité pour pourvoir aux funérailles et justifie de son état civil et de son domicile.

La crémation est effectuée après la cérémonie religieuse (ou non) et un dernier hommage au défunt dans le salon du crématorium (moment de recueillement silencieux, prise de parole, musique : les possibilités sont multiples). Le cercueil s'éloigne alors pour l'incinération à proprement parler.

Il "part à la flamme" mais l'expression est incorrecte. Le cercueil est introduit dans un four très chaud (800 à 900 °C), où les matières qui ne se transforment pas en gaz deviennent des cendres, finement broyées à la fin du processus et recueillies dans un "cendrier" lui même scellé et placé dans une urne.

L'opération, qui dure 2 heures environ, se passe obligatoirement dans un crématorium. Le prix d'une crémation varie d'une ville à l'autre. Elle est généralement de l'ordre de 500 à 600 €.

Les cendres sont remises à la personne qui a organisé les obsèques. Elles peuvent également être conservées un an au crématorium, en attendant une autre destination (éventuellement des autorisations de dispersion). Passé le délai, les cendres sont dispersées dans un jardin du souvenir.

Le devenir des cendres

Le jardin du souvenir est un réceptacle ou une bande de terre, dans un cimetière ou un site cinéraire, où les cendres sont dispersées. Il est désormais obligatoire que soit proposé aux proches un dispositif (arche, livre de pierre...) où le nom du défunt est inscrit. Depuis 2008, toutes les villes de plus de 10000 habitants doivent disposer d'un site cinéraire.

La loi de 2008 interdit de conserver les cendres à un domicile ou de les partager. L'urne peut être inhumée (dans le caveau ou sur un monument familial, éventuellement dans un espace réservé à cet usage : la sépulture cinéraire, d'un m2 environ). Il est également possible de disperser les cendres, soit au jardin du souvenir, soit en milieu naturel (hors voie publique).

1 Nantes (France) - Cimetière Parc - Jardin du souvenir | Source own
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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 12:56

À l'instar de Saint Jude, Sainte Rita de Cascia est, pour les catholiques, l'ultime recours, celle qui intercède pour les causes désespérées. Cet article rappelle brièvement qui fut Rita de Cascia avant de présenter les lieux de pèlerinage qui lui sont dédiés, en France et à Cascia en Italie.

Sainte Rita

%%% La notoriété de Sainte Rita dépasse le cercle des croyants. Éric-Emmanuel Schmitt en fait le lien entre les nouvelles du Concerto pour un ange. Mais qui était Rita et pourquoi une telle dévotion lui est-elle manifestée aujourd'hui ?

Rita (qui est peut-être le diminutif de Marguerite) est née en 1381 en Italie, dans la région de l'Ombrie. Alorsqu'elle souhaite se consacrer à Dieu, ses parents lui font épouser un homme. Ce dernier est violent et finit assassiné. Rita prie pour protéger ses fils et les empêcher de se venger. Ils meurent de maladie.

Rita réconcilie les familles ennemies (celle de son mari et celle de l'assassin de ce dernier), puis rejoint l'ordre des Augustines de Cascia.

Un stigmate au front témoigne de sa ferveur. Elle s'occupe aussi des pauvres de Cascia.

Ste Rita, épouse et mère, n'a jamais été épargnée par la douleur. Elle ressemble à de nombreux croyants qui la vénèrent. Les femmes qui souhaitent un enfant l'implorent également.

Lieux de pélerinage

%%% Sainte Rita peut être priée en tous lieux. Certains lui sont plus particulièrement dédiés, à l'exemple de la chapelle Ste Rita, 63 boulevard de Clichy à Paris et l'église Ste Rita à Nice (1, rue de la poissonnière).

Il est également possible de prier Ste Rita dans le sanctuaire qui porte son nom à Vendeville, dans le département du Nord (38, rue de Seclin). Ce lieu accueille plus de 300 pèlerins par jour. L'affluence est plus grande à Pâques, pour le 15 août et les jours qui précèdent la Ste Rita (le 22 mai). Il est alors proposé des neuvaines (neuf jours de suite de prières) aux pèlerins.

Le pèlerinage en France peut être complété par un autre pèlerinage à Cascia, où Sainte Rita est morte en 1457. Les paroisses, notamment celles de Vendeville, Paris et Nice, organisent régulièrement des départs pour Cascia, solution qui permet de prier ensemble et de bénéficier d'un accompagnement en français.

Statue of Sainte Rita in the church Saint-Ambroise in Paris 11e arrond
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