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13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 17:41

destins 13

Destins est une saga de 14 volumes, édités chez Glénat entre janvier 2010 et décembre 2011. Cette BD, réalisée par de nombreux scénaristes et dessinateurs, est orchestrée par Frank Giroud (scénariste magistral du Décalogue, de Louis la guigne et de bien d'autres histoires passionnantes)

 

Un travail d'équipe

Un studio a été constitué pour chacun des tomes.

 

Parmi les dessinateurs ont collaboré à Destins des personnalités telles que Gilles Mezzono, Yves Lécossois, Eugénio Sicomo, Espé, Daphné COllignon, Béhé, Luc Brahy.

 

Parmi les scénaristes on retrouve notamment Denis Lapière, Virginie Greinier, Eric Corbeyran, Makyo...

 

Ces listes sont loin d'être exhaustives, sachant que cette collaboration a permis d'apporter à chaque album une touche spécifique, des univers très différents, des dessins aussi.

 

Aussi, dans la Vengeance, on retrouve cette recherche d'une autre perception du monde, telle que Makyo la définit dans certaines de ses oeuvres dont la balade du bout du monde, notamment son cycle 2.

 

 

Une idée originale

Destins part de l'idée qu'un même évenement peut donner lieu à des développements différents.

 

Ainsi, alors qu'elle était étudiante aux Etats Unis, Ellen a participé à un hold up. Des personnes ont été tuées dont l'homme qu'elle avait suivi. Des années plus tard, Ellen s'est imposée dans l'humanitaire. Elle est mariée à un brillant avocat et a deux enfants. Un jour, elle apprend qu'une femme a été condamnée à mort à sa place, et qu'elle va être éxécutée. Deux possibilités s'offrent à Ellen : ignorer la situation et poursuivre sa vie (série rouge) ou se dénoncer (série bleue).

 

Les chemins ne sont toutefois pas si simples et Ellen doit affronter bien des obstacles. Certains tomes sont surprenants, à l'exemple du 4 (Paranoia) où le mari d'Ellen essaie de la dissuader de se dénoncer, avec des méthodes bien particulières...

 

 

Les volumes sont d'un intérêt inégal selon la sensibilité du lecteur, mais le résultat est globalement intéressant et l'épilogue est attendu avec impatience.

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 18:03

louislaguignecouv11.jpg Publié entre 1982 et 1997 aux éditions Glénat, Louis la guigne raconte les aventures d'un personnage peu commun (dont le BD porte le nom), ancien poilu, anarchiste et attaché à une liberté qui se paie très cher entre 1920 et 1939.

 

 

Un périple entre Europe et Etats-Unis

 

 

Louis la guigne est français, d'un milieu populaire qu'il revendique fortement.

Il développe un don particulier : celui de toujours se retrouver dans des histoires dangereuses. Il est vrai que ses convictions permettent à cet ancien poilu ne n'avoir peur de rien, mais que de fuites pour échapper à ses poursuivants...

 

Louis se bat pour la liberté et la dignité en France, mais aussi en Allemagne, en Italie ou en Espagne. Recherché par la police, il se réfugie un temps aux Etats-Unis, ce qui permet au lecteur d'"apprécier" la condition des Noirs à l'époque et de découvrir le monde du jazz.

 

L'action est permanente, les amitiés franches et la description de l'évolution politique de l'Europe est bien rendue.

 

C'est une série BD qui mérite d'être découverte, ne serait-ce que pour le talent de son scénariste, Franck Giroud, et de son dessinateur, JP dethorey.

 

 

 

Une BD servie par un duo de talent

 

Franck Giroud est très connu des amateurs de BD, avec quelques titres emblématiques, sont le décalogue, les oubliés d'Amann, Quintett ou Secrets.

 

C'est un scénariste d'une grande sensibilité, passionnée d'histoire et qui n'hésite pas à montrer l'envers du décor. Louis la guigne est un tournant de sa carrière car c'est grâce à cette série qu'il peut se consacrer exclusivement à l'écriture, pour le plus grand plaisir de ses lecteurs.

 

Louis la guigne doit également son succès au talent de son dessinateur, JP Dethorey, qui a travaillé pendant longtemps pour la presse enfantine avant de collaborer avec quelques grands noms de la BD : Franck Giroud bien sûr, mais aussi     JP Autheman (le voyage du bateleur) et Patrick Cothias (Coeur brûlé, que la maladie ne lui permet pas d'achever).

 

 

 

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 21:30

 

Parue en 2011 aux éditions Dupuis, Alter Ego est une série BD de six volumes. Elle repose sur un concept intéressant dans la mesure où chaque tome offre un regard différent sur une même histoire et donne quelques éléments de réponse

 

 

Une histoire entre intrigue politique et énigme politique...

 

 

L'histoire se construit à partir d'une découverte scientifique majeure : chacun de nous (ou quasiment) serait relié à un ou plusieurs alter ego, des personnes nées le même jour dont la disparition a des incidences majeures sur la santé des membres du groupe.

 

Une telle découverte peut être utilisée en protégeant les membres d'un même "groupe", éventuellement contre leur grè, ou, au contraire, en faisant méthodiquement disparaître chacun des éléments pour en atteindre un, par exemple pour éliminer le chef d'un groupe terroriste.

 

Il est dès lors facile d'imaginer les dérives possibles...

 

Les différents volumes portent le nom du personnage par les yeux duquel l'histoire est vue : Camille, Noah, Fouad, Jonas, Darius et Park.Couv 138830

 

 

...Servie par une équipe de talents

 

 

Il est rare qu'une série complète puisse être publiée la même année. Pour y parvenir, c'est toute une équipe qui s'est mise au travail. Elle comprend deux scénaristes (Pierre-Paul Renders et Denis Lapière), une coloriste (A Ralenti), un directeur artistique qui est aussi dessinateur (M. Reynès) et quatre autres dessinateurs, deux plus spécialisés dans les personnages (Efa et Emil Zuga), les autres dans les décors (B. Bénéteau et L. Erbetta).

 

Le résultat est d'une grande qualité graphique. Le concept, avec ses entrées multiples, est original avec des personnages plus complexes que d'autres. Tel est le cas notamment de Jonas, ce jumeau doté de bien des qualités, à la fois médium, répereur et tueur à l'occasion...

 

Alter ego est donc une série intéressante. Elle manque toutefois de cette force de conviction qui emporte le lecteur. Par ailleurs, ces entrées multiples laissent encore bien des blancs dans l'histoire. Ce peut être une liberté pour imaginer d'autres issues que celle qui est suggérée, mais il reste un goût d'inachevé. C'est dommage.

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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 08:40

Paris est une ville magique qui attire chaque année des millions de visiteurs. Le guide du routard fourmille d'idées et d'adresses pour préparer son séjour et ainsi en profiter au mieux. Une présentation de ce guide de voyages et de sa philosophie permettra de mieux apprécier ensuite le guide du routard Paris.

Philosophie et histoire du titre

Le guide du routard est aujourd'hui un incontournable. La collection comprend 130 titres. Plus de 2,5 millions d'exemplaires sont vendus chaque année, soit environ un guide du routard pour quatre guides de voyages vendus. Le succès de la collection est confirmé par celui du site Routard.com, qui accueille chaque mois 2 millions de visiteurs. Ses fondateurs, Michel Duval et Philippe Gloaguen ont réalisé, en 1973, le premier guide à partir des notes qu'ils ont prises lors d'un séjour en Inde avec un sac à dos.

Ce type de voyage était encore marginal, mais il présentait l'avantage de concilier indépendance et partage. L'image du voyageur avec le globe sur le dos est devenue l'emblème du groupe. Il a légèrement évolué pour tenir compte de l'évolution de la société et de la démocratisation des voyages, notamment avec des petits budgets. La philosophie du guide correspond à cette image. Elle consiste à sortir des sentiers battus, à privilégier les découvertes et les rencontres. Mais chacun pourra y trouver son compte, avec un budget serré ou des exigences plus coûteuses.

Les rubriques du guide du routard Paris

Le guide du routard Paris est conforme à l'esprit éditorial. Mais peut-être, faut-il parler des guides du routard Paris. Au guide "classique" qui sera analysé plus en détail, s'ajoutent (en effet) de multiples autres guides de la collection dont Paris à vélo, Paris la nuit, Paris zen, Paris balade, Paris ouvert le dimanche. Il est fort probable que la liste ne soit pas exhaustive... Chacun choisira en fonction de son mode de vie et de sa façon de partir en voyage.

Le guide du routard Paris fourmille d'anecdotes sur la capitale. Il recommande des visites culturelles, de la plus classique à la plus originale : ateliers de sculpteur, envers du décor dans les théâtres, musées surprenants, à l'exemple de celui des égouts...

Ce guide propose aussi des adresses, souvent introuvables ailleurs, de bars, d'hôtels, de restaurants, d'idées shopping... A chaque fois, la catégorie est précisée (du bon marché au plus chic) avec des commentaires qui permettent à chacun de choisir en connaissance de cause.

Après quelques pages de généralités (histoire, informations pratiques), la présentation s'effectue par arrondissement avec de nombreuses cartes et des plan détaillés. Le guide est disponible dans toutes les librairies entre 13.20 et 13.90€ pour la dernière édition (prix constatés en septembre 2011 pour l'édition 2012).

Bonne visite !

Brugge
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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 08:02

Publié en 2002 aux éditions Julliard (et disponible depuis 2004 en Pocket), "Les hirondelles de Kaboul" constitue sans doute l’un des romans les plus connus et les plus bouleversants de Yasmina Khadra. Voici une présentation de l'œuvre (intrigue et personnages), avant de revenir sur l'auteur, son histoire et ses œuvres.

L'intrigue

Comme le titre du roman le précise, l'action se déroule dans la capitale afghane. Les talibans règnent sur la ville, l'atmosphère est oppressante. Les femmes sont devenues des ombres, qui n'ont plus le droit de travailler et n'osent même plus sortir dans la rue, au milieu de la misère et d'un ordre qui oscille entre l'absurde et l'hystérie (celle des foules qui lapident ou viennent aux "spectacles" que sont les exécutions publiques).

Dans ce contexte, des individus doutent, se cherchent, se perdent parfois. Yasmina Khadra met en lumière deux couples dont les destinées se croisent tragiquement. Mohsen et Zunaira croyaient en la modernité. Ils ne se reconnaissent plus dans ce pays où le rire est interdit de cité. Le couple se dégrade parallèlement à la situation de la ville et par accident, Zunaira tue Mohsen.

Emprisonnée, elle a pour geôlier Atiq, ancien Moudjahid qui ne reconnait plus très bien dans la loi des mollahs les valeurs qu'il a défendues. Sa prisonnière l'émeut et malgré la peur, il veut la sauver. Son épouse Mussarat lui en offre la possibilité en se laissant exécuter à la place de Zunaira.

Les personnages

Yasmina Khadra décrit deux couples avec des personnalités et des relations complexes, loin de la simple domination hommes/femmes que l'on pourrait attendre.

Les hommes, Mohsen surtout, sont aspirés dans cet ordre imposé par les mollahs, par peur (Atiq) ou sans savoir vraiment pourquoi, à l'exemple de Mohsen, aux idées libérales, qui prend part à une lapidation.

Sa femme, ancienne avocate, est tout entière dans la révolte, face à cette identité qu'on lui refuse. Mussarat est encore plus bouleversante, plus puissante peut-être, dans son sacrifice, par amour pour Atiq et pour ne pas lui imposer une femme malade.

L'auteur

Ce livre fait partie d'une trilogie sur le dialogue impossible entre Orient et Occident, avec "L'attentat" (un médecin israélien découvre que sa femme est une terroriste) et "Les Sirènes de Bagdad" (comment un homme modéré est conduit à devenir un terroriste). "L'équation africaine" (un médecin kidnappé par des pirates africains) en est le prolongement.

Puisque le thème de l'incompréhension (et de l'intolérance) est cher à Yasmina Khadra (de son nom Mohamed Moulessehoul), un écrivain algérien et ancien militaire qui a choisi un pseudonyme pour écrire librement, provoquant bien des remous en révélant qui il était en 2001. Pour en savoir plus, Yasmina-khadra.com, le site officiel de l'auteur, est très intéressant.

Les hirondelles de Kaboul

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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 16:11

Tahar ben Jelloun est un auteur marocain, installé en France depuis 1971. L'enfant de sable en 1985 le fait connaître du grand public. Le succés est confirmé en 1987 avec la nuit sacrée, qui reçoit le prix Goncourt. Retour sur le parcours de cet homme, à la fois journaliste et écrivain, et sur son oeuvre, entre tradition et humanisme.

L'écrivain et le journaliste

Né au Maroc en 1944, Tahar Ben Jelloun vient à Paris en 1971 pour étudier la psychologie. Très tôt, il se lance dans l'écriture et est désormais traduit dans plus de quarante langues.

Son oeuvre est abondante. Tous ses livres ne sauraient être évoqués. Parmi les plus connus peut-être, il convient de citer Harrouda, dès 1973. Moha le fou, Moha le sage offre également un éclairage inimitable sur la société marocaine. Suivront La prière de l'absent, l'enfant de sable et la nuit sacrée.

L'enfant de sable raconte l'histoire d'une fille que le père persiste à vouloir considérer comme un garçon.La nuit sacrée en est la suite, racontée par la jeune fille devenue une vieille femme.

Tahar Ben Jelloun ne cesse d'écrire des livres toujours aussi fascinants parmi lesquels les yeux baissés ou, en 2001, cette aveuglante absence de lumière.

Récemment, il a écrit un hommage à Jean Genet, partageant sa vision de ce personnage (Jean Genet, menteur sublime).

Dans le même temps, Tahar Ben Jelloun, à l'écoute de son temps, publie de nombreuses chroniques dans divers quotidiens ou hebdomadaires. En mai 2001 par exemple, il publie un texte dans le Monde où il s'imagine dans la tête de Kadhafi. Toutes ses chroniques sont disponibles sur son site Taharbenjelloun.org

Tradition et humanisme

Toute l'oeuvre de Tahar ben Jelloun témoigne d'un attachement très fort au Maroc. Mon pays est en la traduction la plus évidente, mais tous les romans l'évoquent également, dans ses traditions et jusque dans ses travers.

Les femmes sont souvent au coeur des histoires racontées, souvent en retrait ou muettes, mais qui s'expriment par leur corps. Moha le fou, Moha le sage en parle magnifiquement, évoquant les caresses désirées mais rarement reçues, la beauté de ces êtres qui n'ont d'autres choix que l'obéissance et l'attente. Mais toutes les paroles sont tolérées lorsqu'elles sont exprimées par un fou, y compris ce que les autres s'interdisent.

Tahar ben Jelloun est aussi un homme engagé. Il a notamment publié deux livres à destination des enfants : le racisme expliqué à ma fille et l'Islam expliqué aux enfants, deux façons de lutter contre l'incompréhension entre les hommes.

Ses chroniques témoignent du même humanisme, d'une écoute attentive d'autrui qui permet un autre regard, tout en respectant les différences.

Tahar Ben Jelloun
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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 17:42

"Chargez !" : l'ordre du capitaine Stark rythme les épisodes de cette BD culte, créée en 1968 et publiée alors dans le journal de Spirou. Les Éditions Dupuis ont repris la série, qui compte 54 numéros aujourd'hui. Vous rêviez de découvrir la guerre de Sécession américaine avec beaucoup d'humour ? "Les Tuniques Bleues" sont faits pour vous ! Voici une présentation et un guide d'achat de cette BD.

Présentation de la BD

Créé par Raoul Cauvin (scénariste) et Louis Salvérius (dessinateur dont Willy Lambil prend la succession dès 1972), "Les Tuniques Bleues" raconte, avec beaucoup d'humour, les aventures du caporal Blutch et du sergent Cornélius M. Chesterfield, des soldats de l'armée yankee (les bleus), durant la guerre de Sécession.

Chesterfield est un brave sergent, rond, un peu bête et discipliné. Blutch en est presque l'opposé, malin, pas très courageux et surtout critique vis-à-vis des ordres souvent totalement délirants des officiers. Il est vrai que les héros sont souvent confrontés à des situations absurdes, avec des personnages particulièrement obtus. Le résultat est assez drôle.

Cinquante-quatre albums ont été publiés. "Les Tuniques Bleues" n°54 (Miss Walker) confronte les "héros" de la BD avec une femme médecin bien peu commode... Un numéro 55 (Indien, mon frère) est en préparation.

Parmi les titres les plus marquants, on retrouve : "Un chariot dans l'Ouest" (1), "Les bleus de la marine" (7), "Les cavaliers du ciel" (8), "Grumbler et fils" (33), "Rumberley" (15), "Qui veut la peau du général ?" (42), "Émeutes à New York" (45)...

Les histoires se passent un peu partout aux États-Unis, même si l'essentiel est aux points de jonction (friction serait peut-être plus adapté) entre la cavalerie yankee et celle des Confédérés. Rendez-vous pour tous les amateurs et ceux qui souhaitent en savoir plus sur Tuniques-bleues.com.

Où et à quel prix acheter "Les Tuniques Bleues" ?

La BD est disponible dans toutes les librairies. Tous les numéros sont facilement accessibles, éventuellement sur commande. Sur internet, la Fnac (Fnac.com), tout comme Amazon (Amazon.fr), proposent la série à 9,93€ le tome, à l'exception du n°21 proposé à 5,61€ à la Fnac. Sur ce site, c'est aussi l'un des seuls tomes qui n'est pas téléchargeable. Les autres le sont au prix de 4,99€.

Vous pouvez également en trouver d'occasion sur Priceminister.com. Les prix sont différents d'un volume à un autre, entre 2,90€ et 8€ selon l'état du livre et de l'offre. Pensez toutefois à intégrer les frais de port dans vos calculs.

Les amateurs apprécient particulièrement les objets dérivés (puzzles, jeux, figurines...). La Fnac propose d'ailleurs des collectors (la BD et une figurine) à 22,80€ pour le T48 (Arabesque) ou 28,40€ (prix constatés en août 2011) pour le T53 (Sang bleu chez les bleus).

Les Tuniques Bleues
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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 11:28

En 1959, dans le journal Pilote, deux jeunes héros, frais émoulus de l'école de l'air de Salon de Provence, font leur apparition : Michel Tanguy et Ernest Laverdure. Une BD est née, grâce aux talents conjoints de Jean-Michel Charlier et Albert Uderzo, qui inspirera plus tard la télévision et le cinéma.

La bande dessinée

L'aventure a commencé pour Tanguy et Laverdure. Tanguy est sérieux, discipliné. Son inséparable ami, aussi blond que le premier est brun, est plutôt tout le contraire... Très vite, les deux hommes servent dans l'escadron des cigognes et les missions se succèdent.

Uderzo a été le premier dessinateur de la série, qui compte aujourd'hui 27 tomes. Jijé lui a succédé, puis Serres et Coutelis. Les traits des héros se modifient sous ces plumes, avec un même scénariste assure la cohérence et nous offre de nombreuses histoires, dont "L'école des aigles", "Opération tonnerre", "Plan de vol pour l'enfer", "Destination Pacifique", "Un DC8 a disparu"...

Ces titres sont aujourd'hui disponibles en édition luxe ou en tirage de tête, au prix de 18,96€ (prix en août 2011) par exemple à la Fnac. Il est également possible d'en trouver quelques exemplaires neufs moins chers et les amateurs n'hésiteront pas à rechercher des occasions.

En 1989, la série se retrouve orpheline à la mort de Jean-Michel Charlier, puis Jean-Claude Laidin, un ancien grand reporter, reprend l'écriture des scénarios, pour deux albums : "Prisonniers des Serbes" en 2002 et "Opération opium" (dont l'action se passe en Afghanistan) en 2005. Il bénéficie du graphisme de Yvon Fernandez, puis de Renaud Garneta. Un nouveau numéro est en préparation.

Tanguy et Laverdure au cinéma et à la télévision

La BD, dont le renouveau est sans doute dû au cinéma, a beaucoup inspiré les réalisateurs. Une première série télévisée, les chevaliers du ciel, est diffusée dès 1967 sur l'ORTF. François Villiers a réalisé 39 épisodes, avec Jacques Santi dans le rôle de Tanguy et Christian Marin dans le rôle de Laverdure. Le générique des trois saisons est chanté par Johnny Hallyday, avec une inspiration très proche de la BD.

TF1 lance aussi une série de dix épisodes des nouveaux chevaliers du ciel en 1988. En 2005, c'est le cinéma qui s'empare de l'histoire, avec une inspiration très libre. Les noms des héros changent, avec Benoît Magimel dans le rôle de Marchelli et Clovis Cornillac dans celui de Vallois.

Mais dans ces deux pilotes à la recherche d'un mirage 2000 qui a mystérieusement disparu, les amateurs de la BD ne sont pas totalement dépaysés. Sans atteindre la notoriété de Top gun, ce film a eu un succès honnête, peut-être aussi grâce à deux ou trois cascades spectaculaires.

Par ailleurs, les deux héros n'ont pas fini d'inspirer le septième art avec un Tanguy et Laverdure, "Le mal n'a pas d'ombre", annoncé pour 2014.

"Tanguy et Laverdure"
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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 15:50

Les éditions Albin Michel sont une des plus anciennes maisons d'éditions françaises. Leur histoire est marquée par leur caractère familial, une constante volonté d'élargir le catalogue et des capacités d'adaptation et d'anticipation qui leur permettent aujourd'hui comme hier d'aborder sereinement le futur.

Une entreprise familiale de plus d'un siècle

Les éditions Albin Michel portent le nom de leur fondateur, qui crée sa maison en 1900. En 1910, il s'installe rue Huygues à Paris dans un immeuble qui abrite toujours le siège du groupe Albin Michel.

Le succès arrive dès la fin de la guerre avec la publication de jeunes auteurs : Henry Malherbe (la flamme au poing - prix Goncourt en 1917), Pierre Benoît (l'Atlantide) ou encore Roland Dorgelès (les croix de bois).

La maison grandit petit à petit, mais reste avant tout une affaire de famille. En 1943, Roland Esménard, le gendre d'Albin Michel, en prend la direction. Son fils, Francis, lui succède en 1981. Il est aujourd'hui encore à la tête du groupe.

Un catalogue étoffé au fil des rachats d'éditeurs et des nouvelles collections

La société s'est transformée. Dès 1924, Albin Michel achète le fonds Ollendorf, ce qui lui permet de publier les grands classiques : Balzac, Hugo, Maupassant... Il acquiert aussi les droits sur la série des Claudine de Colette.

Dans les années 1930, la renaissance du livre est achetée. Puis, Albin Michel créé la collection des maîtres de la littérature étrangère, publiant des auteurs encore peu connus en France à l'exemple de Mark Twain, HG Wells ou RL Stevenson.

Ce souci permanent de diversification du catalogue justifie la croissance d'Albin Michel, qui publie désormais environ 450 nouveaux titres chaque année. En 1995, le groupe achète Magnard-Vuibert, ce qui renforce sa position dans l'édition scolaire et universitaire. Il possède également les éditions De Vecchi, Dervy et Dilisco, ainsi que 40% des parts de la Librairie générale française (LGF), responsable notamment du livre de poche.

Tous les catalogues, dont ceux d'Albin Michel jeunesse, sont téléchargeables sur Albin_michel.fr.

Et demain?

Ce site permet par ailleurs de découvrir les auteurs qui font la force de la maison, à l'exemple d'Amélie Nothomb, Éric-Emmanuel Schmitt, Éliette Abécassis ou Jean-Christophe Grangé.

Le groupe recherche aussi de nouveaux talents, fidèle à ce qui a fait son succès. La rubrique "Albin Michel manuscrite" informe sur les consignes à respecter pour faire publier ses écrits.

Le talent de ses auteurs fait la force du groupe avec, chaque année, de nombreux prix décernés.

L'avenir se joue aussi avec les nouvelles technologies; Albin Michel y travaille. Aux côtés de Gallimard et Flammarion, le groupe a même assigné Google en justice en juillet 2011 contre la numérisation sauvage de milliers de titres dans le cadre de la constitution d'une bibliothèque universelle. L'avenir se joue aussi sur la juste exploitation des droits.

1 Amélie Nothomb durant une séance de dédicace lors de l'édition 2
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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 08:36

Le magazine Point de Croix est, depuis des années, une référence pour de nombreuses brodeuses. Retour sur ce titre de presse pour en connaître l'histoire, les principales rubriques et ses tarifs (au numéro et par abonnement).

Histoire

Le magazine Point de Croix est né en juin 1998. Il est publié par Cordier éditions, une société domiciliée à Bourron Marlotte en Seine-et-Marne.

Son objet est de proposer de nombreux modèles pour des ouvrages de point de croix, à l'exemple d'autres revues telles qu'"Il était un fil magazine", de mettre en valeur des créations et de fournir aux amatrices toutes les informations utiles pour réaliser leur loisir.

Ce magazine est un bimestriel d'une centaine de pages avec peu de publicités, mais seulement l'essentiel pour créer.

Rubriques

Ce magazine de point de croix est organisé en deux parties : ouvrages et rubriques.

La première propose des créations de point de croix. Le numéro 74 de juin 2011, par exemple, offre de nombreux modèles de marines, des carnets d'été en points comptés, des nappes brodées, des coussins romantiques.

Il présente des créatrices de broderie : Marielle Zang Pujol et Cyprienne Kemp avec quelques-unes de leurs créations, réalisables par les lectrices.

Plus de 60 modèles sont proposés dans ce numéro sur des sujets aussi divers tels que les marines, les fleurs, les oiseaux des îles, les chats, des bannières, des tableaux de peintres (ici Ingres).

La seconde partie s'intitule rubriques.

Elle offre une double page d'expression aux brodeuses et aux clubs, propose des livres, des numéros de sa collection pour celles qui ne les auraient pas tous (avec des modèles points comptés naissance, par exemple).

Dans le numéro de juin, des pages sont dédiées aux cartonnages.

Y figurent également les rubriques livres, des informations sur les nouveautés (nouveaux fils, livrets, kits), un carnet d'adresses et, en dernière page, la présentation des principales réalisations qui seront proposées dans le numéro suivant.

Les ouvrages de broderie sont au coeur de la ligne éditoriale, avec une présentation claire et agréable.

Tarifs

Ce magazine de broderie est vendu en kiosque à 5,90€ le numéro. Vous pouvez le trouver aussi dans le magasin des éditions Cordier qui se trouve 50, rue Notre-Dame de Lorette à Paris.

Sur internet, les vendeurs de magazines (Toutabo, par exemple) le proposent également en vente au numéro, mais ajoutent souvent les frais de port, ce qui donne un prix à l'achat de l'ordre de 9,50€.

Pour vous abonner, le plus simple est de découper le bon intérieur et de le renvoyer. Vous pouvez aussi vous adresser au GPA (Clients@gpa-abo.fr).

Pour la Suisse et la Belgique, se renseigner auprès d'Edigroup. Comptez environ 40€ (prix constatés en août 2011) pour un an, sans les hors série.

1 Canevas à point de croix | Source | Author Mith  | Date 11/12/2008
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