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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 19:28

L'oeuvre d'Alberto Giacometti est importante et a évolué au fil des années. On en retient surtout des silhouettes filiformes, aux contours torturés qui donnent vie à la matière, et, notamment pour les dernières années du travai de l'artiste, où le corps devient une masse d'où émerge le visage, le regard de ses scupltures.

Les yeux sont le miroir de l'âme. Ce sont eux qui concentrent la présence de l'individu par le regard. Le regard du modèle devient aussi important que celui de l'artiste et il n'est bientôt plus possible de savoir celui qui apporte le plus de transformations. La série Annette en constitue un exemple. Le modèle est la même personne mais le résultat est une longue variation qui peut sembler sans fin.

La force de ce regard transparaît également dans les bustes d'hommes et dans les oeuvres peintes ou dessinées de Giacometti, à l'exemple de James Lord, où le visage est paradoxalement l'élément le plus sombre du tableau, qui est ainsi le mieux mis en valeur et celui qui lui donne vie.

Une oeuvre fascinante...

Les regards de Giacometti
Les regards de Giacometti
Les regards de Giacometti
Les regards de Giacometti
Les regards de Giacometti
Les regards de Giacometti
Les regards de Giacometti
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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 20:57

La poèsie naît parfois d'une rencontre inattendue, à l'exemple de cette chevelure de lierre qui encadre un visage endormi, soulignant la pureté de ses lignes.

Cette rencontre n'est pas fortuite. Elle résulte du travail de François-Xavier Lalanne, sculpture français, décédé en 2008, qui a réalisé de nombreuses oeuvres, seul ou avec son épouse Claude, dont un bestiaire varié, le surprenant choupatte ou le tout aussi étrange homme à tête de chou.

Quelques lignes ne sauraient résumer toute la créativité de cet artiste.

Laissons nous simplement guider par la sérénité qui se dégage de ce visage endormi, qu'on respire également et dont on a envie d'effleurer la douce chevelure...

Chevelure végétale d'une pierre endormie
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1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 20:19

Dans la cacophonie contemporaine, l'écoute est un art, une qualité précieuse. Elle suspend le temps, prête attention à autrui, réduit les distances.

Elle est empathie, incite à la confiance et à la confidence.

Pour la symboliser, Henri de Miller (1953-1999) a conçu une tête énorme en grès, reposant près d'une main. L'ensemble est imposant, près de 60 tonnes, tout en rondeur. La forme rassure, la main protège le murmure, cette parole chuchotée à l'oreille.

Cette sculpture, installée devant l'église Saint Eustache à Paris, à côté des Halles où la foule se presse, interpelle le passant, l'invite à ralentir, à sortir de ses préoccupations, à écouter les bruits de la place, à s'arrêter peut-être un instant face à la poèsie qui naît de la sculpture, de son symbolisme, d'une rencontre ou d'un instant de grâce...

L'écoute est un art
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17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 05:40

Au XVIème siècle, la Champagne connaît un essor commercial et culturel important. C'est à cette époque que se développent des ateliers de sculpteurs, dont certains de grand talent, qui ont laissé quelques oeuvres.

Les matériaux varient, les statues les plus nobles étant réalisées en pierre, plus exactement en calcaire, peint ensuite. Moins coûteuses sans doute car moins susceptibles d'éternité, et moins lourdes à porter, les statues de bois, souvent également polychromes, ont accompagné ce mouvement de création.

La peinture accentue les expressions, se substitue parfois à la sculpture pour présenter un détail, ou la sublime.

Beaucoup de ces statues de bois, sans doute réalisées par des ateliers moins prestigieux, présentent un caractère plus rude, plus élémentaire que les statues de pierre. Mais certaines font exception, provenant sans doute des mêmes créateurs que leurs cousnes de calcaire.

Tel est le cas du Christ de pitié de Mussy, à l'expression douloureuse, ou du Christ de Feuges. En raison de la relative légèreté de la matière, beaucoup de Christs en croix ou de calvaire sont en bois.

Le fait religieux étant particulièrement important au XVIème siècle, l'inspiration puise sa source dans la bible ou la vie des Saints, dont ici Saint Georges ou Saint Christophe portant l'enfant Jésus, un superbe exemple de polychromie.

Les sculptures de bois de l'école champenoise
Les sculptures de bois de l'école champenoise
Les sculptures de bois de l'école champenoise
Les sculptures de bois de l'école champenoise
Les sculptures de bois de l'école champenoise
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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 17:28

Cette oeuvre de François Pompon laisse cette impression de concentré d'énergie.

Son sujet y contribue sans doute, le sanglier étant célèbre pour sa puissance. Tout autant que le style de ce sculpteur, assez peu connu, qui a passé de nombreuses années à travailler pour d'autres artistes, dont Rodin dont il a géré l'atelier et les approvisionnements.

François Rembrandt ne garde de l'animal qu'une silhouette épurée, en mouvement. Les jeux de lumière sur le marbre accentuent le dynamisme de l'oeuvre, comme le contraste entre le bronze et son socle, également sobre mais où l'animal semble à peine prendre appui.

Statues : un concentré d'énergie
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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 20:40

Pour clore le sujet du mois de mars  de la communauté douce France, je vous invite à découvrir les statues de Rembrandt Bugatti. Il est le frère du célèbre constructeur italien, qui lui empruntera son éléphant dressé pour orner ses véhicules.

Avec le prénom qu'il doit à son oncle, Rembrandt Bugatti ne pouvait qu'être artiste. Mais il préfère la sculpture à la peinture.

 Rembrandt-Bugatti0002.jpg Le sujet de prédilection de cet artiste est la faune sauvage qui peuple les zoos de Paris, puis d'Anvers. Il en saisit les expressions, la force ou la légéreté, l'inquiétude ou la tranquilité.

Rembrandt-Bugatti0004.jpg 

 

 

Ces quelques exemples ne sauraient résumer une oeuvre, qui offre toute sa grandeur au règne animal.

 

Petit à petit, le style évolue, les statues sont plus lisses, tout en gardant leur réalisme, à l'exemple de ce lion majestueux.

 

Rembrandt-Bugatti0005.jpg 

 

A défaut de vous présenter l'ensemble des animaux de Rembrandt,  un dernier clin d'oeil doit être fait à l'animal emblématique choisi par Ettore Bugatti : l'éléphant, même si celui ci ne se dresse pas de toute sa hauteur...

Rembrandt-Bugatti0008.jpg

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 18:03

  Changement de décor pour ce nouvel article sur les statues. Je vous invite à découvrir l'oeuvre de Constantion Brancusi, sculpteur d'origine roumaine, qui a bouleversé cet art au début du XXème siècle.

 A partir d'une de ses réalisations, effectuée vers 1906, le travail mené sera sans doute plus perceptible.

Brancusi--tete-d-enfant-endormi--bronze---19070001.jpg

 L'oeuvre de départ a pour nom tête d'enfant endormi. Elle est encore assez classique. il est facile d'y distinguer l'ovale du visage, arrondi du fait de l'enfance, la pointe du menton, l'arrête du nez, les yeux, les cheveux et un haut de crâne protubérant.

 Brancusi va retenir l'aspect général de cette tête, ses éléments les plus représentatifs, pour créer de nouvelles oeuvres, plus abstraites.

Brancusi---Promethee--bronze----19110001.jpg 

En 1911, Prométhée laisse deviner ce que seront les nouveaux nés de Brancusi. Il s'agit d'une tête pesante, massive, symbôle d'une lutte permanente entre fixité et liberté, symbôle de ce Titan, intermédiaire entre les dieux et les hommes, qui peut être aussi l'artiste pris entre ses rêves, sa puissance créative, et les limites terrestres qui sont également celles de la matière.

Cette sculpture, ici en bronze, existe également en marbre et même en ciment, chacun des matériaux modifiant la perception de masse et de poids de ce personnage, qui ne demande qu'à s'élever alors qu'il est ancré au sol.

Ce qui est intéressant, c'est la façon dont cette tête a été représentée, se déshumanisant à mesure qu'elle entre dans l'abstraction, tout en restant identifiable.

 

Les nouveaux nés procèdent d'une même logique, avec un lien vers l'enfance.

Brancusi---le-nouveau-ne--marbre--19150001.jpg

 Il en existe différentes versions, réalisées à diverses époques, en modulant aussi le choix des matières. L'enfant qui pleure est caractérisé par une large bouche. Le menton est une petite courbe sinueuse. Une arrête sépare le visage en deux.

 Brancusi---Le-nouveau-ne-II--marbre----19160001.jpg

 

En 1916, la même forme est reprise, avec quelques variantes, dans la taille de la sculpture, plus grande, l'arrête centrale décalée et le menton qui n'est plus décrit que par un arc large, en limitant l'effet volume. 

 

 

La même inspiration donne également lieu à une autre oeuvre en 1917, à la fois très différente et proche : le premier cri

 lci, les traits sont plus marqués, la bouche est creusée. Et l'impression étrange produite par cette sculpture en ciment est accentuée par son socle, un élément très important dans la scénographie de Brancusi, qui ajoute à l'ensemble comme une dimension primitive.

Brancusi---le-1er-cri--ciment----19170001.jpg

 

La série des nouveaux nés n'est toutefois pas close, même si Brancusi travaille beaucoup sur ses oiseaux.

Brancusi---Le-nouveau-ne-II--bronze----19230001.jpg

En 1923, il propose une nouvelle version du nouveau né en bronze poli. L'élément nouveau est la réverbération qu'offre le disque de métal sur lequel repose la sculpture, mais aussi et surtout son socle de bois qui pourrait symboliser la matrice dont est issu ce nouveau né.

 

L'année suivante, cette forme ovale devient oeuf, en marbre ou en bronze, toujours sur un socle lui-même fixé sur un socle de bois. Brancusi célèbre le commencement du monde.

 

Alors que ses oiseaux s'affinent en partant dans l'espace, il continue à travailler les matières, ce qui nous offre en 1927 une nouvelle version du nouveau né en acier inoxydable, un être de douceur et de fragilité sculpté dans un matériau industriel.

L'acier offre toutefois des spécificités telles que c'est la seule oeuvre  pour laquelle Brancusi  l'utilise.

Brancusi---le-nouveau-ne-II--acier----19270001.jpg

 Brancusi---le-nouveau-ne-II--acier----19270002.jpg 

L'oeuvre de Brancusi est foisonnante et ce n'était qu'une illustration, une réalisation autour d'un thème et  son évolution.

Je vous laisse poursuivre la découverte.

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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 14:26

Elle fut la soeur de Paul, l'élève et la maîtresse de Rodin, mais ces liens ne sauraient résumer la vie de Camille, ses rebellions et ses passions.

Anne Delbée lui a consacrée une biographie éblouissante, Isabelle Adjani lui a prêté ses traits dans un film remarquable.

Camille Claudel fut la vie et dans son oeuvre, cette vie transparaît, puissante, sensuelle...

Je voudrais ici évoquer une de ses oeuvres : la valse.

La-valse---Camille-Claudel0001.jpg

 

La danse est tourbillon, ivresse. L'inclinaison de la danseuse et les mouvements de sa robe s'en font l'écho.

Les corps se rapprochent, se frôlent, se touchent...

La valse est la danse des salons, celle qui peut sceller une union, un destin.

 

 

   La-valse---Camille-Claudel0004.jpg 

 

Camille donne à ce groupe un mouvement, une vie qui lui est propre.

 

Déjà les danseurs nous échappent. Ils sont plongés dan un face à face intense, tumultueux peut-être. mais dans le même temps, le vertige nous prend et le monde sembletourner autour de nous...

 

 

 

 

 

Au bronze répondent d'autres matériaux. La valse existe, en effet, aussi en gré flammé. C'est la même passion, un même mouvement, mais des subtilités apparaissent dans ces tons verts. Un écho peut-êre à une autre oeuvre de Camille, en onyx dont le titre est la vague, un élement qui emporte les corps des danseurs et probablement aussi leur âme...

La-valse---Camille-Claudel0011.jpg

 

 

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 18:04

Nous avons tous à l'esprit ces statues équestres telles qu'elles sont réalisées aux XVIIIème et XIXème, avec des animaux superbes, fougueux, souvent cabrés.

Avec Raymond Duchamp-Villon, vers 1914, le cheval prend une toute autre dimension.

le-cheval-majeur---Raymond-Duchamp-Villon0001.jpg

Il devient une synthèse entre l'animal, dont on peut deviner la forme, et la machine.

Peut-être qu'avant de mourir pendant la première guerre mondiale, cet artiste a compris l'importance de l'acier, dans lequel il voulait que sa sculpture soit fondue, ce qui sera fait bien plus tard, dans les années 1980.

La machine fascine, avec cette dualité que renforce le choix du cheval, devenu après la Révolution française, un symbole de l'absence de limite, voire de la folie...

La machine subjuque. Elle broie aussi les hommes.

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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 22:17

Tony-Cragg0004.jpg

Il est parfois difficile de comprendre et d'apprécier une oeuvre, notamment contemporaine, faute de clé.

Les statues de Tony Cragg, qui peuvent être monumentales, en constituent un exemple. Ce sculpteur travaille sur une forme originale, qu'il développe, en la déformant et/ou en la multipliant, jouant également des effets des matériaux qu'il utilise. Certaines sculptures peuvent aussi être réalisées en négatif, c'est-à-dire en partant de l'intérieur et en allant vers l'extérieur.

 

Les réalisations de Tony Cragg sont nombreuses et souvent complexes. Je n'évoquerai donc qu'une infime partie de ses sculptures, à l'exemple de celle présentée dans la première photographie.

 

La forme originale est un visage, ou plus exactement un profil, déclinédans des mimiques différentes et en plusieurs autres visages, au moins trois, mais peut-être davantage.

 

Ce peut-être une réappropropriation moderne du thème de prédilection d'un sculpteur du XVIIIème siècle, développé notamment dans ses têtes de caractère, ou des expressions de visage sont représentées, portées parfois jusqu'à des degrés extrêmes.Franz-Xaver-Messerschmidt---dernier-degre-de-l-innocence.png

 

 

Chez Tony Cragg, le visage devient aussi caricatural. le jeu dans l'espace est toutefois différent. Il n'y a plus un individu, mais une multiplicité, ou peut-être est-ce le même sous différentes facettes.

Les dessins préparatoires font apparaître cette structure.Tony-Cragg0006.jpg

 

Un assemblage complexe, qui devient difficilement déchiffrage dans l'oeuvre à proprement parler, comme on peut le constater avec la photographie suivante. Ce n'est pas un amalgame parfaitement identique (deux oeuvres différentes sont présentes), mais il permet de comprendre le travail de l'artiste.

Je vous laisse apprécier... Aussi compter si vous le souhaiter le nombre de visages ...Tony-Cragg0001.jpg

 

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