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8 mars 2020 7 08 /03 /mars /2020 12:16
Loïe Fuller : artiste et égérie

Comme elle aimait à la souligner, si elle est née aux Etats-Unis, c'est en France qu'elle a pu révéler son talent. Loïe Fuller est une parfaite inconnue quand elle arrive à Paris en 1892. Mais très tôt, elle s'impose comme une danseuse de la Belle Epoque, notamment dans les cabarets de Montmartre.

Loin du french cancan, elle créé et incarne un style  nouveau, qui sera vite imité.

Elle se distingue notamment en utilisant des voiles dans ses danses, qu'elle allonge grâce à des baguettes de bambou et dont elle souligne le mouvement par des jeux de lumière. C'est assez inhabituel à l'époque.

Loïe bouleverse les codes, libère un certain art de la danse, créé des effets de scène. Elle règne sur une équipe de régisseurs avant de créer une école de danse, loin des carcans... Elle s'intéresse à toutes les technologies de son époque, y compris le radium dont elle utilisera les qualités fluorescentes. Tout est mis au service du spectacle, et le résultat est fascinant.

L'exposition consacrée en fin d'année 2019 à Toulouse Lautrec évoquait cette personnalité, notamment la danse serpentine.

Ce n'est pas l'oeuvre retenue ici, extraite d'un film de 2017, où Soko, sous la direction de Jodie Sperling, danse à la façon de Loïe Fuller.

https://youtu.be/eAEurE4Mgo4

 

Loïe Fuller n'est pas une femme ordinaire et si elle exerce son art dans les cabarets, ce qui nuira sans doute à une certaine forme de reconnaissance, elle amène beaucoup à la danse et plus globalement à la performance scénique. Elle bouleverse l'usage de la lumière, la perception de mouvement...

Ses réalisations sont totalement novatrices et suscitent une véritable fascination.

C'est sans doute ce qui explique que de nombreux artistes ont essayé de traduire un peu de cette "magie".

Les affichistes sont les premiers, qu'il s'agisse de Dal ou Chéret, notamment, qui modifie la façon de présenter l'artiste, font également exploser les couleurs, soulignent la forme gracieuse de la femme qui joue avec ses voiles.

Loïe Fuller : artiste et égérie
Loïe Fuller : artiste et égérie
Loïe Fuller : artiste et égérie
Loïe Fuller : artiste et égérie
Loïe Fuller : artiste et égérie

Les dessinateurs et les peintres s'essayent à l'exercice, non sans humour parfois, à l'exemple de Will Bradley, alors que Toulouse-Lautrec ne sait plus quelles couleurs adopter et décline de multiples tonalités la merveilleuse danseuse.

Loïe Fuller : artiste et égérie
Loïe Fuller : artiste et égérieLoïe Fuller : artiste et égérieLoïe Fuller : artiste et égérie

Pour Bernard Eilers, elle est une lumière vive au milieu de la pénombre de la salle de spectacle alors que Koloman Mosser retient le mouvement du voile, qui semble métamorphoser l'artiste en un animal volant. Et pour Pierre Roche, Loïe devient incandescente.

Loïe Fuller : artiste et égérieLoïe Fuller : artiste et égérieLoïe Fuller : artiste et égérie

Ce dernier artiste est également sculpteur, une catégorie d'artistes plus sensibles à la façon de rendre le mouvement.

Pierre Roche s'y essaie bien sûr, mais également Louis Chalon, Micael Levy, Reisner Stellmacher, tout comme FR Larche ou François Ruppert Carabin.

Loïe Fuller : artiste et égérie
Loïe Fuller : artiste et égérie
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