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7 juin 2021 1 07 /06 /juin /2021 11:04

Guerre et patrimoine font rarement bon ménage et nombre d'œuvres remarquables ont ainsi disparu. L'architecture tout particulièrement paie un lourd tribut aux conflits.

Parmi les constructions remarquables disparues se trouve le chalet blanc d'Hector Guimard.

Construit à Cabourg en 1903 pour Léon Nozal, ce chalet se caractérisait par une toiture qui enveloppait une partie des façades.  Les courbes de l'Art nouveau s'y retrouvaient : huisseries des baies, forme de la terrasses, motifs des garde-corps.

Cette construction remarquable n'aura même pas vu le débarquement parce qu'elle a été détruite en 1942.

Le chalet disparu d'Hector Guimard
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13 mai 2021 4 13 /05 /mai /2021 13:27
L'hôtel Céramic, une façade remarquable

Situé au 34 avenue de Wagram, à quelques centaines de mètres de l'Arc de triomphe,  cet hôtel porte bien son nom. 

Comme l'immeuble situé au 29 avenue  Rapp, il est issu  de la collaboration de l'architecte Jules Lavirotte et du céramiste  Alexandre Bigot.

Il reprend les techniques de construction de l'immeuble de l'avenue Rapp en substituant aux pierres de taille en façade, procédé très coûteux,  un parement de grès flammé.

L'effet est déjà décoratif, mais il est loin de résumer la richesse des éléments qui ornent la façade, avec des sculptures réalisées par Camille Alaphilippe et de la céramique qui s'impose sur l'ensemble de la surface, d'où le nom de ce bâtiment.

Quelques images valent sans doute plus qu'un long discours.

 

 

L'hôtel Céramic, une façade remarquable
L'hôtel Céramic, une façade remarquable
L'hôtel Céramic, une façade remarquable
L'hôtel Céramic, une façade remarquable
L'hôtel Céramic, une façade remarquable
L'hôtel Céramic, une façade remarquable
L'hôtel Céramic, une façade remarquable
L'hôtel Céramic, une façade remarquable
L'hôtel Céramic, une façade remarquable
L'hôtel Céramic, une façade remarquable
L'hôtel Céramic, une façade remarquable
L'hôtel Céramic, une façade remarquable
L'hôtel Céramic, une façade remarquable
L'hôtel Céramic, une façade remarquable
L'hôtel Céramic, une façade remarquable
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16 avril 2021 5 16 /04 /avril /2021 10:18
Lalique entre opales et améthystes

René-Jules Lalique est un des Maîtres joailliers parmi les plus emblématiques de l'Art nouveau.

Ce collier somptueux est un bel exemple de ses réalisations. Il associe l'émail à des pierres semi-précieuses : des opales laiteuses aux reflets bleutés et des améthystes, d'un violet sombre, qui séparent les cygnes noirs, références au symbolisme. De longues femmes à la chevelure ondoyante ponctuent la composition de ce bijou, cygnes et améthystes semblant s'inscrire dans ces chevelures.

Il a été créé vers 1897. 

Un bijou d'une grande finesse dont je vous laisse admirer quelques détails.

Lalique entre opales et améthystes
Lalique entre opales et améthystes
Lalique entre opales et améthystes
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27 janvier 2021 3 27 /01 /janvier /2021 23:43
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Ce portail monumental (de 12 mètres sur 10) se dresse square Félix Desruelles, au pied de l'église Saint Germain des Près. Tout de grès, il associe des couleurs harmonieuses, orange, bleu/vert, beige et des sculptures représentant des végétaux, fleurs et fruits dans la pure tradition de l'Art Nouveau. Un médaillon de femme et un bas relief complètent l'ensemble.

En haut de l'édifice, deux dates (1530 et 1900) et un nom : Sèvres.

 

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La dernière date confirme, s'il en était besoin, le caractère Art Nouveau du portail. Elle évoque aussi la grande époque des expositions universelles. La signification de la première date m'échappe.

Le nom et les couleurs, les matériaux utilisés, la finesse des décors, tout est apologie d'un savoir faire ancien, celui de la Manufacture de Sèvres. Et le médaillon de femme au centre du portail n'est autre que l'allégorie de cet art de la céramique et de la poterie.

Deux évocations qui, une fois articulées, donnent la clé de l'énigme. Car ce portail est ce qui reste du pavillon des manufactures françaises, vitrine du savoir-faire, érigé près des Invalides pour l'exposition universelle de 1900. Il a été réalisé par l’architecte Charles Risler et le sculpteur Jules Coutan et façonné dans les ateliers de la Manufactures de Sèvres.

Trop beau sans doute pour être détruit, il devient propriété de la ville de Paris en 1901 et est installé en 1905 à la place qu'il occupe toujours. Une belle surprise dans le quartier de Saint Germain, à découvrir avant de visiter l'église puis de s'attabler juste en face pour prendre un café aux deux Magots, quand les habitués et les touristes se réapproprieront les chaises occupées depuis des mois par d'énormes ours en peluche.

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22 novembre 2020 7 22 /11 /novembre /2020 18:56
Le 29 avenue Rapp à Paris ou l'exubérance de l'Art nouveau

Il y a quelques années, je vous avais déjà fait découvrir la porte de cet immeuble  (http://writings2.over-blog.com/article-l-exuberance-a-la-porte-104896110.html ).

Mais en la redécouvrant, je me suis dit que cette façade hors du commun méritait une présentation à la fois plus globale et plus détaillée.

Cette maison a été réalisée conjointement par Jules Lavirotte, architecte, et Alexandre Bigot, céramiste. Elle s'inspire de certains procédés architecturaux qui existaient déjà aux Etats-Unis et consistaient à remplacer la pierre de taille, très chère, par des parements de grès flammé, intégrés dans une ossature de béton.

Le 29 avenue Rapp à Paris ou l'exubérance de l'Art nouveau

Si ces parements, comme le jeu d'équilibre de la façade (une fenêtre est "avancée", ajout de colonnes et d'un balcon), contribuent à son aspect décoratif, ils ne sauraient le résumer, tant les éléments de décoration sont nombreux.

Cette exubérance, caractéristique de la collaboration Lavirotte/Bigot, a grandement contribué. à leur réputation, d'autant que la façade a été primée par la ville de Paris en 1901, qui trouvait que nombre de façades étaient alors un peu fades...

En voici quelques détails.

Le 29 avenue Rapp à Paris ou l'exubérance de l'Art nouveauLe 29 avenue Rapp à Paris ou l'exubérance de l'Art nouveauLe 29 avenue Rapp à Paris ou l'exubérance de l'Art nouveau
Le 29 avenue Rapp à Paris ou l'exubérance de l'Art nouveauLe 29 avenue Rapp à Paris ou l'exubérance de l'Art nouveau
Le 29 avenue Rapp à Paris ou l'exubérance de l'Art nouveauLe 29 avenue Rapp à Paris ou l'exubérance de l'Art nouveau
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8 octobre 2020 4 08 /10 /octobre /2020 10:11
L'Art Nouveau au Japon : la maison Matsumoto

Cette maison a été bâtie en 1912 à la demande de Kenjiro Matsumoto, un riche industriel, également fondateur de l'université technologique Meiji, devenue l'université technologique de Kyushu.

L'aspect de cette maison est manifestement d'inspiration occidentale, du moins pour son bâtiment principal qui apparaît sur la photographie. Il s'agit d'une des rares manifestations de l'Art nouveau au Japon, même si son apparence évoque davantage une sorte de synthèse entre la maison coloniale et certaines constructions régionales en France et en Europe.

Elle a été conçue par Tatsuno Kingo, un des grands architectes japonais de la période Meiji, également à l'origine de la gare de Tokyo ou de la banque du Japon pour ne citer que ces exemples. L'Empire du Levant s'ouvre à l'Occident, sans la moindre intention de devenir une colonie, et envoie ses élites étudier en Europe, au Royaume-Uni pour Tatsuno Kingo. 

L'influence occidentale apporte aux techniques de construction, de façon plus modérée à l'esthétique. 

Mais le japonisme a depuis longtemps ses admirateurs en Europe (dont Monet qui collectionnait les estampes d'Hiroshige) et aurait influencé les créateurs de l'Art nouveau.

Dès lors, la rencontre de l'Occident et de la culture traditionnelle japonaise peut donner lieu à une création originale, perceptible notamment dans la décoration de la maison Matsumoto, réalisée par Kubota Kosaburo et Aihara Unraku.

 

 

L'Art Nouveau au Japon : la maison MatsumotoL'Art Nouveau au Japon : la maison Matsumoto
L'Art Nouveau au Japon : la maison Matsumoto

Dans cette maison de 625 m2, actuel siège du club des industriels de l'Ouest, le bois, matériau traditionnel, est omniprésent dans la décoration.

Il en est de même du cercle (le plus souvent des fractions de cercle), qui adoucit l'aspect fonctionnel de certains éléments, dont la porte.

Les formes choisies évoquent à la fois le Japon et l'Art nouveau. C'est encore plus perceptible dans la chambre, avec ses panneaux peints, et dans les vitraux.

L'Art Nouveau au Japon : la maison Matsumoto
L'Art Nouveau au Japon : la maison Matsumoto
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7 septembre 2020 1 07 /09 /septembre /2020 16:50
Délicats épis d'orge

... de nacre finement sculptés et ciselés, puis incrustés  sur ce superbe éventail de corne signé Georges Bastard.

Ce chef d'oeuvre, réalisé en 1911, est actuellement conservé au musée d'Orsay.

Délicats épis d'orge
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2 juillet 2020 4 02 /07 /juillet /2020 14:54
Une fenêtre remarquable quai de la bataille à Nancy

Plus que la fenêtre à proprement parler, c'est le décor de ses alettes qui attire le regard, une représentation en bleu et or de tournesols en céramique dans un superbe style Art nouveau.

Cette fenêtre appartient à la maison Geschwindammer, du nom de la riche veuve qui l'a fait construire en 1905 sous la direction, ou sans doute plus exactement la maîtrise d'oeuvre, des architectes Henri Gutton et Joseph Hornecker.

Une fenêtre remarquable quai de la bataille à Nancy

Une maison à découvrir au 6 ter du quai bataille, dont le nom rend hommage à la bataille de Nancy en 1477, où Charles le téméraire, qui souhaitait conquérir la Lorraine pour relier ses terres du Nord de la France et de l'Europe à la Bourgogne, a trouvé la mort. Mais ceci est une autre histoire... 

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29 mai 2020 5 29 /05 /mai /2020 16:03
L'immeuble Félix Potin rue de Rennes à Paris

Changer ses habitudes de déplacement permet de découvrir des bâtiments originaux dans les rues de Paris.

L'immeuble Félix Potin est une de ces curiosités, qui attire immanquablement l'oeil du passant, par la taille du bâtiment, par son style Art nouveau et par le campanile qui le surplombe et arbore le nom du premier occupant.

C'est toute une époque qui s'impose à cette évocation dans notre imagination, pas nécessairement vécue puisque la marque a disparue en 1995 après une longue période où la société a périclité.

Restent des publicités, des objets très "vintages" et l'image de cet épicier qui a bouleversé sa profession et contribué  au développement des grandes surfaces alimentaires et de la livraison à domicile.

L'immeuble Félix Potin rue de Rennes à ParisL'immeuble Félix Potin rue de Rennes à Paris
L'immeuble Félix Potin rue de Rennes à Paris

Félix Potin s'installe comme épicier en 1844. Il défend l'idée de produits accessibles à tous, développant même certaines filières, ce qui limite les marges des intermédiaires. En 1870, il refuse de profiter du siège de Paris pour augmenter ses tarifs et achète un des éléphants du zoo de Vincennes qu'il débite pour alimenter sa clientèle...

Son fils poursuit le développement de la marque, et multiplie le nombre de magasins dans Paris. Celui de la rue de Rennes est ouvert en 1904. Deux ans plus tard est construit à côté de lui le Grand Magasin (aujourd'hui la FNAC, avec un immeuble désormais vitré dans lequel se reflète celui de Félix Potin).

C'est le début des grands magasins, sur lesquels l'Art nouveau a laissé son empreinte (à l'exemple des galeries Lafayette en 1912 qui ont recours au talent de Majorelle et de Grüber pour sa coupole).

Le 140 rue de Rennes est confié à l'architecte Paul Auscher.

L'immeuble Félix Potin rue de Rennes à Paris
L'immeuble Félix Potin rue de Rennes à Paris

On retrouve dans cette façade les arrondis, la forme des fenêtres, les balcons si caractéristiques de l'Art nouveau.

A l'origine, dans ces étages se côtoyaient de multiples  catégories de produits, de l'alimentation à la parfumerie, un rayon traiteur, des espaces de restauration... 

Un lieu à découvrir, entre la tour Montparnasse et Saint Germain des Près.

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8 mars 2020 7 08 /03 /mars /2020 12:16
Loïe Fuller : artiste et égérie

Comme elle aimait à la souligner, si elle est née aux Etats-Unis, c'est en France qu'elle a pu révéler son talent. Loïe Fuller est une parfaite inconnue quand elle arrive à Paris en 1892. Mais très tôt, elle s'impose comme une danseuse de la Belle Epoque, notamment dans les cabarets de Montmartre.

Loin du french cancan, elle créé et incarne un style  nouveau, qui sera vite imité.

Elle se distingue notamment en utilisant des voiles dans ses danses, qu'elle allonge grâce à des baguettes de bambou et dont elle souligne le mouvement par des jeux de lumière. C'est assez inhabituel à l'époque.

Loïe bouleverse les codes, libère un certain art de la danse, créé des effets de scène. Elle règne sur une équipe de régisseurs avant de créer une école de danse, loin des carcans... Elle s'intéresse à toutes les technologies de son époque, y compris le radium dont elle utilisera les qualités fluorescentes. Tout est mis au service du spectacle, et le résultat est fascinant.

L'exposition consacrée en fin d'année 2019 à Toulouse Lautrec évoquait cette personnalité, notamment la danse serpentine.

Ce n'est pas l'oeuvre retenue ici, extraite d'un film de 2017, où Soko, sous la direction de Jodie Sperling, danse à la façon de Loïe Fuller.

https://youtu.be/eAEurE4Mgo4

 

Loïe Fuller n'est pas une femme ordinaire et si elle exerce son art dans les cabarets, ce qui nuira sans doute à une certaine forme de reconnaissance, elle amène beaucoup à la danse et plus globalement à la performance scénique. Elle bouleverse l'usage de la lumière, la perception de mouvement...

Ses réalisations sont totalement novatrices et suscitent une véritable fascination.

C'est sans doute ce qui explique que de nombreux artistes ont essayé de traduire un peu de cette "magie".

Les affichistes sont les premiers, qu'il s'agisse de Dal ou Chéret, notamment, qui modifie la façon de présenter l'artiste, font également exploser les couleurs, soulignent la forme gracieuse de la femme qui joue avec ses voiles.

Loïe Fuller : artiste et égérie
Loïe Fuller : artiste et égérie
Loïe Fuller : artiste et égérie
Loïe Fuller : artiste et égérie
Loïe Fuller : artiste et égérie

Les dessinateurs et les peintres s'essayent à l'exercice, non sans humour parfois, à l'exemple de Will Bradley, alors que Toulouse-Lautrec ne sait plus quelles couleurs adopter et décline de multiples tonalités la merveilleuse danseuse.

Loïe Fuller : artiste et égérie
Loïe Fuller : artiste et égérieLoïe Fuller : artiste et égérieLoïe Fuller : artiste et égérie

Pour Bernard Eilers, elle est une lumière vive au milieu de la pénombre de la salle de spectacle alors que Koloman Mosser retient le mouvement du voile, qui semble métamorphoser l'artiste en un animal volant. Et pour Pierre Roche, Loïe devient incandescente.

Loïe Fuller : artiste et égérieLoïe Fuller : artiste et égérieLoïe Fuller : artiste et égérie

Ce dernier artiste est également sculpteur, une catégorie d'artistes plus sensibles à la façon de rendre le mouvement.

Pierre Roche s'y essaie bien sûr, mais également Louis Chalon, Micael Levy, Reisner Stellmacher, tout comme FR Larche ou François Ruppert Carabin.

Loïe Fuller : artiste et égérie
Loïe Fuller : artiste et égérie
Loïe Fuller : artiste et égérie
Loïe Fuller : artiste et égérie
Loïe Fuller : artiste et égérie
Loïe Fuller : artiste et égérie
Loïe Fuller : artiste et égérie
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