Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
26 août 2021 4 26 /08 /août /2021 20:48

Je vous l'avais évoqué rapidement dans un article déjà bien ancien sur les bijoux nés de la collaboration entre Alfons Mucha et du joaillier  Georges Fouquet. Mais au cours d'une nouvelle visite au musée Carnavalet où ce décor unique est conservé, je suis à nouveau tombée sous le charme, et je ne peux résister à l'envie de partager cette impression.

Il faut parcourir une bonne partir de ce musée, consacré à l'histoire de Paris, pour parvenir à la fin du XIXème siècle, découvrir quelques vitraux et affiches dédiés à Sarah Bernhardt, quelques meubles signés Louis Majorelle dans une reconstitution du Café de Paris, décoration réalisée avec l'architecte Henri Sauvage mais dans une pièce un peu (trop) sombre, Et soudain, c'est l'éblouissement!

 

Le somptueux décor de la bijouterie Fouquet
Le somptueux décor de la bijouterie FouquetLe somptueux décor de la bijouterie Fouquet
Le somptueux décor de la bijouterie FouquetLe somptueux décor de la bijouterie FouquetLe somptueux décor de la bijouterie Fouquet

Le visiteur vient d'entrer dans la boutique de Georges Fouquet, telle qu'elle était au début du XXème siècle (elle a en effet été inaugurée en 1901). Il est accueilli par un paon magnifique qui se pavane devant un superbe vitrail, des meubles originaux, qui devaient exposer des parures somptueuses, des miroirs habillés où devaient s'admirer les clientes qui essayaient de nouveaux bijoux.

L'ensemble du mobilier a été dessiné par Alfons Mucha, avec lequel Georges Fouquet a également réalisé des bijoux. La pièce est lumineuse, originale, à la fois très datée et avec beaucoup de style et d'élégance.

Et en sortant, il faut se retourner pour admirer la façade, le seul point négatif étant peut-être le manque de recul, l'espace de sortie étant relativement étroit. Mais ici aussi, Alfons Mucha expose son immense talent.

Quelques photographies seront plus parlantes qu'un long discours.

 

Le somptueux décor de la bijouterie Fouquet
Le somptueux décor de la bijouterie FouquetLe somptueux décor de la bijouterie Fouquet
Le somptueux décor de la bijouterie FouquetLe somptueux décor de la bijouterie FouquetLe somptueux décor de la bijouterie Fouquet
Partager cet article
Repost0
3 août 2021 2 03 /08 /août /2021 11:54
Coiffeuse Serrurier-Bovy

Gustave Serrurier-Bovy, architecte et décorateur, est un des représentants de l'Art nouveau en Belgique. Il développe principalement son activité à Liège, dont il est originaire, et à Bruxelles, mais aussi en France, notamment par l'intermédiaire du magasin qu'il acquiert dans le XVème arrondissement.

Cette coiffeuse, qui associe acajou et laiton, est encore caractérisée par les lignes courbes que son créateur abandonnera  à partir de 1903. C'est un meuble qui, malgré ses dimensions (près d'1,90 m de hauteur pour un peu moins d'1,4 m de largeur), allie légèreté, élégance et fonctionnalité.

Une belle réalisation, qui a probablement contribuée à la diffusion des coiffeuses dans les chambres des maisons bourgeoises, et est conservée actuellement au musée d'Orsay.

Partager cet article
Repost0
7 juin 2021 1 07 /06 /juin /2021 11:04

Guerre et patrimoine font rarement bon ménage et nombre d'œuvres remarquables ont ainsi disparu. L'architecture tout particulièrement paie un lourd tribut aux conflits.

Parmi les constructions remarquables disparues se trouve le chalet blanc d'Hector Guimard.

Construit à Cabourg en 1903 pour Léon Nozal, ce chalet se caractérisait par une toiture qui enveloppait une partie des façades.  Les courbes de l'Art nouveau s'y retrouvaient : huisseries des baies, forme de la terrasses, motifs des garde-corps.

Cette construction remarquable n'aura même pas vu le débarquement parce qu'elle a été détruite en 1942.

Le chalet disparu d'Hector Guimard
Partager cet article
Repost0
13 mai 2021 4 13 /05 /mai /2021 13:27
L'hôtel Céramic, une façade remarquable

Situé au 34 avenue de Wagram, à quelques centaines de mètres de l'Arc de triomphe,  cet hôtel porte bien son nom. 

Comme l'immeuble situé au 29 avenue  Rapp, il est issu  de la collaboration de l'architecte Jules Lavirotte et du céramiste  Alexandre Bigot.

Il reprend les techniques de construction de l'immeuble de l'avenue Rapp en substituant aux pierres de taille en façade, procédé très coûteux,  un parement de grès flammé.

L'effet est déjà décoratif, mais il est loin de résumer la richesse des éléments qui ornent la façade, avec des sculptures réalisées par Camille Alaphilippe et de la céramique qui s'impose sur l'ensemble de la surface, d'où le nom de ce bâtiment.

Quelques images valent sans doute plus qu'un long discours.

 

 

L'hôtel Céramic, une façade remarquable
L'hôtel Céramic, une façade remarquable
L'hôtel Céramic, une façade remarquable
L'hôtel Céramic, une façade remarquable
L'hôtel Céramic, une façade remarquable
L'hôtel Céramic, une façade remarquable
L'hôtel Céramic, une façade remarquable
L'hôtel Céramic, une façade remarquable
L'hôtel Céramic, une façade remarquable
L'hôtel Céramic, une façade remarquable
L'hôtel Céramic, une façade remarquable
L'hôtel Céramic, une façade remarquable
L'hôtel Céramic, une façade remarquable
L'hôtel Céramic, une façade remarquable
L'hôtel Céramic, une façade remarquable
Partager cet article
Repost0
16 avril 2021 5 16 /04 /avril /2021 10:18
Lalique entre opales et améthystes

René-Jules Lalique est un des Maîtres joailliers parmi les plus emblématiques de l'Art nouveau.

Ce collier somptueux est un bel exemple de ses réalisations. Il associe l'émail à des pierres semi-précieuses : des opales laiteuses aux reflets bleutés et des améthystes, d'un violet sombre, qui séparent les cygnes noirs, références au symbolisme. De longues femmes à la chevelure ondoyante ponctuent la composition de ce bijou, cygnes et améthystes semblant s'inscrire dans ces chevelures.

Il a été créé vers 1897. 

Un bijou d'une grande finesse dont je vous laisse admirer quelques détails.

Lalique entre opales et améthystes
Lalique entre opales et améthystes
Lalique entre opales et améthystes
Partager cet article
Repost0
27 janvier 2021 3 27 /01 /janvier /2021 23:43
Publicité monumentale

Ce portail monumental (de 12 mètres sur 10) se dresse square Félix Desruelles, au pied de l'église Saint Germain des Près. Tout de grès, il associe des couleurs harmonieuses, orange, bleu/vert, beige et des sculptures représentant des végétaux, fleurs et fruits dans la pure tradition de l'Art Nouveau. Un médaillon de femme et un bas relief complètent l'ensemble.

En haut de l'édifice, deux dates (1530 et 1900) et un nom : Sèvres.

 

Publicité monumentale
Publicité monumentale

La dernière date confirme, s'il en était besoin, le caractère Art Nouveau du portail. Elle évoque aussi la grande époque des expositions universelles. La signification de la première date m'échappe.

Le nom et les couleurs, les matériaux utilisés, la finesse des décors, tout est apologie d'un savoir faire ancien, celui de la Manufacture de Sèvres. Et le médaillon de femme au centre du portail n'est autre que l'allégorie de cet art de la céramique et de la poterie.

Deux évocations qui, une fois articulées, donnent la clé de l'énigme. Car ce portail est ce qui reste du pavillon des manufactures françaises, vitrine du savoir-faire, érigé près des Invalides pour l'exposition universelle de 1900. Il a été réalisé par l’architecte Charles Risler et le sculpteur Jules Coutan et façonné dans les ateliers de la Manufactures de Sèvres.

Trop beau sans doute pour être détruit, il devient propriété de la ville de Paris en 1901 et est installé en 1905 à la place qu'il occupe toujours. Une belle surprise dans le quartier de Saint Germain, à découvrir avant de visiter l'église puis de s'attabler juste en face pour prendre un café aux deux Magots, quand les habitués et les touristes se réapproprieront les chaises occupées depuis des mois par d'énormes ours en peluche.

Partager cet article
Repost0
22 novembre 2020 7 22 /11 /novembre /2020 18:56
Le 29 avenue Rapp à Paris ou l'exubérance de l'Art nouveau

Il y a quelques années, je vous avais déjà fait découvrir la porte de cet immeuble  (http://writings2.over-blog.com/article-l-exuberance-a-la-porte-104896110.html ).

Mais en la redécouvrant, je me suis dit que cette façade hors du commun méritait une présentation à la fois plus globale et plus détaillée.

Cette maison a été réalisée conjointement par Jules Lavirotte, architecte, et Alexandre Bigot, céramiste. Elle s'inspire de certains procédés architecturaux qui existaient déjà aux Etats-Unis et consistaient à remplacer la pierre de taille, très chère, par des parements de grès flammé, intégrés dans une ossature de béton.

Le 29 avenue Rapp à Paris ou l'exubérance de l'Art nouveau

Si ces parements, comme le jeu d'équilibre de la façade (une fenêtre est "avancée", ajout de colonnes et d'un balcon), contribuent à son aspect décoratif, ils ne sauraient le résumer, tant les éléments de décoration sont nombreux.

Cette exubérance, caractéristique de la collaboration Lavirotte/Bigot, a grandement contribué. à leur réputation, d'autant que la façade a été primée par la ville de Paris en 1901, qui trouvait que nombre de façades étaient alors un peu fades...

En voici quelques détails.

Le 29 avenue Rapp à Paris ou l'exubérance de l'Art nouveauLe 29 avenue Rapp à Paris ou l'exubérance de l'Art nouveauLe 29 avenue Rapp à Paris ou l'exubérance de l'Art nouveau
Le 29 avenue Rapp à Paris ou l'exubérance de l'Art nouveauLe 29 avenue Rapp à Paris ou l'exubérance de l'Art nouveau
Le 29 avenue Rapp à Paris ou l'exubérance de l'Art nouveauLe 29 avenue Rapp à Paris ou l'exubérance de l'Art nouveau
Partager cet article
Repost0
8 octobre 2020 4 08 /10 /octobre /2020 10:11
L'Art Nouveau au Japon : la maison Matsumoto

Cette maison a été bâtie en 1912 à la demande de Kenjiro Matsumoto, un riche industriel, également fondateur de l'université technologique Meiji, devenue l'université technologique de Kyushu.

L'aspect de cette maison est manifestement d'inspiration occidentale, du moins pour son bâtiment principal qui apparaît sur la photographie. Il s'agit d'une des rares manifestations de l'Art nouveau au Japon, même si son apparence évoque davantage une sorte de synthèse entre la maison coloniale et certaines constructions régionales en France et en Europe.

Elle a été conçue par Tatsuno Kingo, un des grands architectes japonais de la période Meiji, également à l'origine de la gare de Tokyo ou de la banque du Japon pour ne citer que ces exemples. L'Empire du Levant s'ouvre à l'Occident, sans la moindre intention de devenir une colonie, et envoie ses élites étudier en Europe, au Royaume-Uni pour Tatsuno Kingo. 

L'influence occidentale apporte aux techniques de construction, de façon plus modérée à l'esthétique. 

Mais le japonisme a depuis longtemps ses admirateurs en Europe (dont Monet qui collectionnait les estampes d'Hiroshige) et aurait influencé les créateurs de l'Art nouveau.

Dès lors, la rencontre de l'Occident et de la culture traditionnelle japonaise peut donner lieu à une création originale, perceptible notamment dans la décoration de la maison Matsumoto, réalisée par Kubota Kosaburo et Aihara Unraku.

 

 

L'Art Nouveau au Japon : la maison MatsumotoL'Art Nouveau au Japon : la maison Matsumoto
L'Art Nouveau au Japon : la maison Matsumoto

Dans cette maison de 625 m2, actuel siège du club des industriels de l'Ouest, le bois, matériau traditionnel, est omniprésent dans la décoration.

Il en est de même du cercle (le plus souvent des fractions de cercle), qui adoucit l'aspect fonctionnel de certains éléments, dont la porte.

Les formes choisies évoquent à la fois le Japon et l'Art nouveau. C'est encore plus perceptible dans la chambre, avec ses panneaux peints, et dans les vitraux.

L'Art Nouveau au Japon : la maison Matsumoto
L'Art Nouveau au Japon : la maison Matsumoto
Partager cet article
Repost0
7 septembre 2020 1 07 /09 /septembre /2020 16:50
Délicats épis d'orge

... de nacre finement sculptés et ciselés, puis incrustés  sur ce superbe éventail de corne signé Georges Bastard.

Ce chef d'oeuvre, réalisé en 1911, est actuellement conservé au musée d'Orsay.

Délicats épis d'orge
Partager cet article
Repost0
2 juillet 2020 4 02 /07 /juillet /2020 14:54
Une fenêtre remarquable quai de la bataille à Nancy

Plus que la fenêtre à proprement parler, c'est le décor de ses alettes qui attire le regard, une représentation en bleu et or de tournesols en céramique dans un superbe style Art nouveau.

Cette fenêtre appartient à la maison Geschwindammer, du nom de la riche veuve qui l'a fait construire en 1905 sous la direction, ou sans doute plus exactement la maîtrise d'oeuvre, des architectes Henri Gutton et Joseph Hornecker.

Une fenêtre remarquable quai de la bataille à Nancy

Une maison à découvrir au 6 ter du quai bataille, dont le nom rend hommage à la bataille de Nancy en 1477, où Charles le téméraire, qui souhaitait conquérir la Lorraine pour relier ses terres du Nord de la France et de l'Europe à la Bourgogne, a trouvé la mort. Mais ceci est une autre histoire... 

Partager cet article
Repost0