Paris- Ile de la Cité- XIIème siècle.
Un édifice immense se dresse peu à peu vers le ciel, dont les travaux ont commencé déjà depuis 1163 sous l'impulsion de l'évêque de Paris, Maurice de Sully.
Mais les vantaux des portails de Notre-Dame doivent encore être habillées de ferrures et de serrures. Le chantier du portail Saint Anne échoit à un apprenti serrurier, Biscornet.
Le travail qu'il livre, par sa complexité technique et la beauté de ses volutes, fait dire qu'il a conclu un pacte avec le diable. Cette légende a d'autant plus d'écho que lors de l'inauguration de la cathédrale, le vantail n'est ouvert qu'à grand renfort d'eau bénite...
Bien des siècles plus tard, alors qu'il confie leur restauration au maître serrurier Boulanger, Viollet le Duc se dit impressionné par la qualité du travail réalisé. Il semble toutefois plus simple de crier au diable que de louer le génie d'un artisan. Pour éviter la mésaventure de Biscornet et faire valoir l'origine humaine de son travail, le nouveau maître serrurier grava l'arrière de l'ensemble des pièces réalisées.
Une histoire qui relativise aussi le sens que l'on peut donner à l'adjectif biscornu : tordu, en lien avec le Diable ou simplement trop beau pour être admis par le commun des mortels?






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