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2 novembre 2021 2 02 /11 /novembre /2021 22:11
La fantastique histoire des arts martiaux d'Asie

Jusqu'au 16 janvier 2022, le musée du quai Branly à Paris propose une exposition originale sur les arts martiaux d'Asie.

L'exposition commence avec l'Inde, se poursuit avec la Chine et s'achève sur le Japon. Un long voyage commence, qui est aussi un voyage dans le temps.

Aux origines, il y a des combats entre dieux et démons. Ces derniers, vaincus, deviendront gardiens de temple.

La fantastique histoire des arts martiaux d'Asie
La fantastique histoire des arts martiaux d'Asie

Puis de multiples techniques de combat ou disciplines se développent. En Chine, elles seront plus de 350, certaines étant synthétisées, améliorées et enseignées.

Le temple Shaolin se distingue notamment par un style de wushu particulier. Ses moines auraient contribué à l'instauration de la dynastie des Tang, et combattront régulièrement pour les différentes dynasties impériales. 

La fantastique histoire des arts martiaux d'Asie

Shaolin est aujourd'hui légendaire, notamment par la reprise de son histoire par le cinéma de Hong-Kong, qui fait découvrir à l'Occident le kung-fu.

L'exposition joue habilement de cet échange entre histoire, mythe et cinéma, avec des objets historiques, mais également de nombreux films, dont la scénographie est parfois remarquable, à l'exemple de l'hommage à Bruce Lee, que le visiteur doit traverser pour découvrir la suite de l'exposition dédiée au Japon.

Le personnage central devient alors le samouraï, ronin quand il n'a plus de maître.

La fantastique histoire des arts martiaux d'Asie
La fantastique histoire des arts martiaux d'Asie

Ici encore, le cinéma enrichit l'exposition d'objet anciens, casques, armures, avec quelques œuvres, dont Lady Snowblood, qui a fortement inspiré Quentin Tarentino pour Kill Bill.

Au début du XXème siècle apparaissent les arts martiaux que nous pratiquons actuellement (judo, aïkido, kendo...)

Mais le Japon, c'est aussi la culture manga et les animés, dont Goldorak et autres robots combattants.

La fantastique histoire des arts martiaux d'Asie

L'ensemble donne une exposition originale, surprenante et passionnante.

La fantastique histoire des arts martiaux d'Asie
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17 octobre 2021 7 17 /10 /octobre /2021 11:19

Si laver son linge dans la rivière a longtemps été une pratique courante, jusqu'à l'arrivée de l'eau courante dans les maisons, il était aussi usuel à une certaine époque de laver son linge sur la rivière, dans des bateaux lavoirs.

Ménagères et blanchisseuses s'y retrouvaient, seules quelques femmes issues de milieux aisés échappant à la corvée.

Laver son linge sur la rivière

A l'entrée de ces bateaux, le gérant distribue les places, vend savon, eau chaude et javel. Puis un vaste espace s'ouvre, où les lavandières tournées vers l'extérieur trempent leur linge dans le fleuve alors que celles tournées vers l'intérieur utilisent de l'eau chaude. Elles réalisent ainsi différentes étapes de la lessive, avant le rinçage et l'étendage, dans un autre espace suffisamment aéré.

Laver son linge sur la rivière
Laver son linge sur la rivière
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10 octobre 2021 7 10 /10 /octobre /2021 19:18

lavoirs-et-lavandieres0001.jpg Cette image de lavandières semble lointaine aujourd'hui.

Elle fige un dur labeur, souvent à genoux près d'un point d'eau, les femmes utilisant ici de petites caisses de bois emplies de paille pour soulager leurs genoux meurtris.

Le lavoir est un lieu particulier, où le travail réalisé, la qualité du linge, les évènements dont il porte la trace (naissance...) font l'objet de mille commentaires. Tout se sait en ce lieu et les réputations s'y font et s'y défont.

Parfois, le lavoir est situé sous la mairie, comme un autre reflet de la vie publique de la commune. Comme la mairie il a profité de l'évolution politique et de la création des communes pour se développer un peu partout.

lavoirs-et-lavandieres0005.jpg

 Il est aussi le résultat d'une nouvelle conception du monde et des maladies, qui ne sont plus vécues comme un fléau de Dieu qu'on ne peut que subir, mais plutôt comme des évenements qu'il est possible de prévenir avec une meilleure hygiène et un certaine spécialisation des usages de l'eau.

Les lessives pré-éxistaient aux lavoirs, mais parfois c'est le même point d'eau qui servait à l'alimentation comme aux lessives.

Une évolution se dessine dès le XVIIIème siècle, qui s'affirme réellement au XIXème siècle.

Le lavoir devient un élément de la vie du village, avec ses codes et ses rituels, ses rythmes aussi avec par exemple la grande lessive du printemps. Ce moment est aussi appelé la grande buée. Le linge est chauffé dans de grands chaudrons avec de la cendre et des herbes ou essences de fleurs pour le parfumer. lavoirs-et-lavandieres0004.jpg

Puis il est rincé et savonné, battu aussi pour faire entrer le savon dans les fibres et lui donner toute sa blancheur.

Tout un monde, que l'électroménager a relégué dans l'histoire, et dont le témoignage s'exprime encore aujourd'hui dans de multiples lavoirs qui sont restés dans certains villages, dont je vous propose quelques exemples.lavoirs-et-lavandieres0002.jpg

 Sur cette photographie, le lavoir est derrière la fontaine, un alignement assez typique des villages provençaux, ici à Mollans sur Ouvèze.

 

Qu'il donne sur un ruisseau ou sur un bassin artificiel, le lavoir comporte presque toujours une toiture pour abriter les lavandières. Son architecture et surtout son ornementation sont très variables selon les régions et entre communes d'une même région.

lavoirs-et-lavandieres0003.jpg Ce sont des lieux de mémoire, dont beaucoup ne manquent pas de charme, sans faire regretter toutefois la mère Denis... De quoi apprécier cet objet si banal aujourd'hui qu'est la machine à laver le linge...

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22 septembre 2021 3 22 /09 /septembre /2021 21:03
Un moulin très parisien : le Moulin Rouge

Né la même année que la tour Eiffel, en 1889, il a également contribué à diffuser dans le monde entier une certaine image de Paris.

Ce qui est devenu la légende de Montmartre le doit à certaines des figures qui s'y sont illustrées, telles la Goulue, Jane Avril ou,  dans un autre registre Yvette Guibert, toutes immortalisées par Henri de Toulouse Lautrec.

Un moulin très parisien : le Moulin Rouge
Un moulin très parisien : le Moulin RougeUn moulin très parisien : le Moulin Rouge

Plus tard seront à l'affiche Mistinguett, Jean Gabin, Edith Piaf ...

Avant que ne s'imposent les Doris girls et le concept du dîner- spectacle.

Le cancan y est toujours à l'honneur, mais les danseuses sortent aujourd'hui des plus grandes écoles de danse dans le monde. Le spectacle se réinvente à chaque saison.

Et que la légende se poursuive, des centaines de personnes travaillent en coulisse : perruquier, plumassier, modiste, bottier, bijoutier. Le Moulin Rouge assure parfois la pérennité de métiers d'art qui lui sont indispensables en rachetant quelques maisons qui le servent depuis des décennies.

 

Un moulin très parisien : le Moulin Rouge

Et pour conclure, ce dessin de Daragnès

Un moulin très parisien : le Moulin Rouge
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18 juin 2021 5 18 /06 /juin /2021 09:37
Villages engloutis sous les eaux du Der

Ils sont trois à avoir disparus : Chantecoq, Champaubert-aux-Bois et Nuisemant-aux-Bois, trois villages détruits, puis noyés sous les eaux du lac du Der.

Cette situation n'est ni le fruit d'une intervention divine, ni le résultat d'un accident ou d'une catastrophe. Elle est simplement la conséquence d'une volonté de ne plus laisser Paris avoir les pieds dans l'eau et donc de créer des bassins de rétention pour contenir le débit de la Marne.

La Marne est un affluent de la Seine, et en 1910, 1924 et 1955, Paris et la région Ile de France ont connu des crues importantes. Celle de 1910 notamment est restée dans les mémoires comme une crue centennale, avec des conséquences dramatiques : plus de 20 000 immeubles inondés à Paris, 30 000 en banlieue, des rues impraticables, des stations de métro fermées et une grave crise sanitaire également avec le reflux des égouts et le développement de maladies (typhoïde et scarlatine). 

Cette expérience a beaucoup marqué les esprits et dans les années 1950, la France des grands projets et des grands aménagements imagine une solution : doter les abords de Paris de grands réservoirs.

C'est ainsi qu'est décidé la création du lac du Der-Chantecoq, sur une superficie de 48 km2 avec une contenance de près de 350 millions de m3.

Dans ce projet, les quelques 300 habitants du bocage pèsent bien peu. Tous sont invités à quitter les lieux et les fermes sont méticuleusement détruites. Seule l'église de Champaubert-aux-Bois, une des plus anciennes églises à pans de bois de la région, est reconstruite un peu plus loin et protégée par une digue.  Sinon, il ne reste que quelques pierres sous une dizaine de mètres d'eau, des souvenirs qui s'estompent, pourtant entretenus par quelques associations locales, qui ont notamment reconstitué une partie du village de Nuisemant.

Pas d'"urbexeurs" (explorateurs de lieux abandonnés) dans ces lieux, seuls quelques nostalgiques à la recherche de la stèle laissée par le dernier maire d'un des villages. Et un sort partagé avec une cinquantaine d'autres villages de France.

 

Depuis, le lac est devenu une destination touristique importante, un lieu de préservation de la biodiversité. C'est notamment un paradis pour les ornithologues avec le passage des grues cendrées. En 2013, l'eau y a quasiment atteint le niveau maximum, soulignant si besoin son utilité..

 

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27 août 2020 4 27 /08 /août /2020 12:09
La richesse lexicale des maisonnettes

Pour le retour à la maison, alors que la rentrée se profile à l'horizon, petit exercice de style ou plus précisément de vocabulaire.

En effet, si vous cherchez des synonymes de la maison, en vous contentant des demeures modestes, il est surprenant de constater le nombre important des mots qui vous viennent à l'esprit.

Il y a, bien sûr, la cabane et la bicoque, qui désignait par extension une petite ville ou une place mal fortifiée, ce qui, à une certaine époque, devait être à peu près la même chose.

Chaumière et chaumine sont aussi masure, cireau, buron en Auvergne ou casin (à ne pas confondre avec la cassine qui est une maison de plaisir...)

Un buron

Un buron

Cette modeste demeure peut être chartreuse si elle est isolée à la campagne, sans nécessairement aller jusqu'au couvent...

Et les noms de lieux-dits ou villages nous offrent quelques nouveaux synonymes : closerie, maisnil, muette (plutôt un relais de chasse), plessis...

N'hésitez pas à compléter...

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20 août 2020 4 20 /08 /août /2020 12:12
Cité nomade

Deux fauteuils qui attendent que d'hypothétiques géants les adoptent pour s'installer au-dessus de l'eau...

Ces objets, d'une superficie de 500 000 km2, sont inspirés de nénuphars, d'où le nom du projet (Lilypad) et résultent de  la créativité  de Vincent Callebaut. 

Avec les dérèglements climatiques (sécheresse, inondations, montée des eaux...), des centaines de milliers de personnes devront quitter leurs foyers, partir sur les routes. Pour répondre à ces nouvelles migrations, accueillir ces réfugiés, chaque "île" est conçue comme une ville géante flottante autosuffisante.  50 0000 personnes pourraient y vivre.

Cité nomade

Les trois versants seront dédiées à des fonctions particulières (commerce, travail, loisirs), les habitations recouvriront ces zones, avec des jardins suspendus. le lagon central a pour objet d'assainir l'eau de pluie et différentes sources d'énergie propre sont proposées (hydraulique, biomasse, éolien., photovoltaïque) pour garantir à l'îlot la satisfaction de ses besoins.

Ce n'est qu'un projet, dont vous pourrez découvrir plus de détails avec le lien suivant : https://photo.geo.fr/le-projet-lilypad-en-images-40503#-2e6dd

Il ne sera probablement jamais développé en tant que tel, mais la réflexion menée ouvre des perspectives intéressantes pour répondre à la question des réfugiés climatiques (sachant que si de telles îles existaient, se poserait sans doute le problème des eaux territoriales et du pays d'accueil...) mais également de façon plus large pour répondre aux  enjeux de l'habitat et de l'aménagement urbain.

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13 août 2020 4 13 /08 /août /2020 11:31
Une reconversion peu ordinaire

Cette église des Asturies, bâtie en 1912 dans la commune de Llanera, présente d'extérieur un style néo-baroque, relativement courant.

L'observation des personnes qui y pénètrent laisse toutefois planer un doute quant à l'usage actuel de cette église Santa Barbara.

Car ce lieu de culte, abandonné dans les années 1930, est devenue un temple du skate et l'intérieur, peint par l'artiste madrilène Okuda San Miguel, ne manque pas de surprendre. En voici un aperçu...

Une reconversion peu ordinaire
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23 juillet 2020 4 23 /07 /juillet /2020 21:53
Les couleurs ont une histoire

... que racontent avec brio Michel Pastoreau et Dominique Simonnet.

"Une couleur, c'est un ensemble de symboles et de conventions". Chacune des six couleurs de base (le blanc, le rouge, le bleu, le vert, le jaune et le noir) a son caractère propre, sa signification, son ambivalence.

Ainsi le rouge, qui symbolise la vie mais aussi le sang et la mort, la mariée (on se mariait en rouge avant le XVIIIème siècle, car c'était la couleur des habits les plus riches et les plus beaux) et la putain (le rouge est aussi le danger, l'interdit et il convient de savoir d'emblée ce qu'est la personne qui porte cette couleur), le divin (la couleur de la robe des cardinaux) et l'enfer.

Le blanc est la lumière, la virginité, l'innocence, mais aussi la vieillesse et la mort (blanc est le linceuil). Vert est le hasard, jaune l'infâmie...

Autant de significations issues parfois du caractère instable de certaines couleurs, le plus souvent de constructions sociales qui ont pu évoluer avec les siècles.

"Le petit livre des couleurs" est un bouquet de bonheurs condensé sur 120 pages, riches d'histoires qui nous font voir autrement nos habitudes et les couleurs qui nous entourent, certaines de nos expressions également (pourquoi rions-nous jaune ou sommes-nous verts de peur?). On peut hésiter à entrer dans cette aventure mais une fois le livre ouvert, on se laisse volontiers emporter. Alors venez faire vous-même le mélange des couleurs...

 

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9 juillet 2020 4 09 /07 /juillet /2020 20:25

Une photographie de bord de mer prise d'un drone  par kdilliard.

Une façon de célébrer les vacances. La photographie a été prise à 48 mètres de hauteur et il est difficile de savoir s'il s'agit d'un simple bain de mer plutôt fréquenté ou  du départ d'une course. C'est aussi l'occasion d'apprécier les variations de couleurs.

Bord d'océan
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