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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 12:52

"Jube, domine, benedicere", quelques paroles d'une prière. Le premier mot a été utilisé pour désigner un élément d'architecture religieuse, dont peu d'exemples subsistent en France.

Le jubé séparait le religieux du profane, le chœur, où se tenaient les moines, de la nef où étaient regroupés les gens venant à la messe.

Il est le résultat d'un ordre liturgique, imposé au XIIème siècle, qui ne mélangeait pas les genres. Le peuple ne voyait que cet édifice et, à son sommet, le prêtre où l'enfant de chœur.

Il est le prolongement de la cathédrale, un lieu où les sculptures expliquaient au peuple les grandes scènes de la vie du Christ.

Une réforme de la liturgie, décidée au concile de Trente, au XVIème siècle, ouvre l'espace et aboutit à la destruction de ces chefs d'œuvre, du moins dans les églises catholiques. Beaucoup subsistent dans les églises réformées, protestantes ou anglicanes, qui échappent en Europe aux règles de la liturgie catholique romain.

Devenus rares, les jubés n'en sont que plus admirables, un magnifique témoignage associant l'art et la foi.

Deux exemples ont été retenus, tous deux dans le département de l'Aube.

Le premier est un jubé en bois, finement sculpté par Thomas et Jacques Guyot, des maîtres de l'école troyenne, déjà évoquée sur ce blog. Il est visible à l'église de Villemaur sur Vanne, un édifice qui justifie à lui seul la visite, son toit évoquant davantage les Kirke d'Europe du Nord que l'architecture traditionnelle de la région.

Le second est le jubé de l'église Sainte Madeleine de Troyes, un petit joyau de pierre réalisé entre 1508 et 1517 par Jean Gailde.

Pour le plaisir des yeux...

Dentelles de bois et de pierre : les jubés
Dentelles de bois et de pierre : les jubés
Dentelles de bois et de pierre : les jubés
Dentelles de bois et de pierre : les jubés

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