Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Recherche

1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 14:01
Découverte du jardin du Haut Chitelet

Sur la route des crêts dans les Vosges, sur la commune de Xonrupt Logemer, se découvre un jardin atypique, ou plutôt susceptible de se fondre dans la végétation locale.Il s'agit d'un jardin d'altitude, bien loin des jardins d'agrément, mais plutôt orienté sur la présentation des espèces que l'on peut souvent croiser au hasard des randonnées.

Ce jardin est la propriété de l'université Poincaré et du Grand Nancy, Il peut se lire comme un prolongement montagnard du jardin botanique du Montet, à Vandoeuvre les Nancy. Ici, seules les plantes adaptées à un climat rude se développent. Elles sont 2 500, issues des Vosges en grande partie, mais aussi des principaux massifs montagneux d'Europe ou d'Amérique.

Découverte du jardin du Haut Chitelet
Découverte du jardin du Haut ChiteletDécouverte du jardin du Haut Chitelet
Découverte du jardin du Haut ChiteletDécouverte du jardin du Haut Chitelet

La sphaigne des tourbières y côtoie le chardon bleu ou la digitale, les points d'eau les rocailles...

Et au détour des sentiers se dressent parfois des arbres étranges, associant à la science un peu de poèsie et de mystère.

Découverte du jardin du Haut Chitelet
Repost 0
3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 21:13
Quand la peinture devient photographie : Emile Friant

Soir d'automne : un rendez-vous amoureux saisi sur le vif, dont on se demande s'il s'agit d'une peinture ou d'une photographie.

Le réalisme de l'oeuvre d'Emile Friant, contemporain de l'Ecole de Nancy, tient tout autant à la précision du tracé qu'aux histoires que ses toiles racontent, celles d'une Lorraine où la vie est rude, où les classes sociales limitent leurs échanges au travaik accompli et à la charité à la sortie de la messe.

Elles parlent de l'importance du pain, de la douleur qui rassemble tout le monde face à la mort, de scènes plus festives aussi, entre canotiers ou, à l'approche de l'été, avec parfois des accents qui évoquent Pagnol.

La toile de fond reste toutefois la Lorraine. Elle s'élargit parfois, souvenir de voyages ou engagement politique, comme cela semble être le cas avec la peine capitale, scène d'autant plus troublante que le condamné ressemble à l'artiste, où le spectateur oscille entre tragique et rebellion.

Une oeuvre âpre, qui ne saurait se résumer aux peintures, Emile Friant ayant également beaucoup dessiné et réalisé d'estampes.

Quand la peinture devient photographie : Emile Friant
Quand la peinture devient photographie : Emile Friant
Quand la peinture devient photographie : Emile Friant
Quand la peinture devient photographie : Emile Friant
Quand la peinture devient photographie : Emile Friant
Quand la peinture devient photographie : Emile Friant
Quand la peinture devient photographie : Emile Friant
Quand la peinture devient photographie : Emile Friant
Quand la peinture devient photographie : Emile Friant
Quand la peinture devient photographie : Emile Friant
Quand la peinture devient photographie : Emile Friant
Repost 0
9 novembre 2014 7 09 /11 /novembre /2014 19:09

La Lorraine est une terre d'artistes et d'artisans inventifs qui ont su maîtriser la terre, l'eau, le feu, et les sublimer dans des objets somptueux.

Le cristal en est un exemple, qui naît à Saint Louis les Bitche à la fin du XVIIIème siècle. La transparence y est toujours rehaussée par de subtils motifs d'or ou exposée dans sa sublime nudité. Mais la réputation des cristalleries de Saint Louis n'est plus à faire.

Tout comme celle de Baccarat, dont la rétrospective au Petit palais à Paris, qui a lieu jusqu'au 15 janvier 2015, offre au visiteur des pièces historiques, du célèbre service de verres du tsar aux somptueux luminaires produits notamment pour les émirs d'Orient.

Baccarat, comme Daum ou bien d'autres noms qui seront cités ici, sachant que cette présentation est loin d'être exhaustive, ont compris très vite l'importance de la créativité. Chaque pièce est une oeuvre, réalisée par des maîtres verriers avec très souvent la collaboration d'artistes de renom.

C'est cette inventivité qui est à l'origine de la maison Daum, dès l'époque où elle rivalisait de créativité avec Emile Gallé, à l'apogée de l'Art nouveau. La maison a depuis traversé les siècles, avec ses pates de verre dont la couleur sublime la transparence.

Les maîtres verriers exercent aussi leur art à Meisenthal, Hartzviller, Vannes-le-Chatel.

Mais le verre et le cristal ne sauraient résumer à eux seuls la fusion de la terre et du feu. La faïence est également un art qui continue à se renouveler, à Sarreguemines notamment. Le gré flammé de Ramberviliers mérite aussi d'être mis en lumière.

Enfin, il est impossible d'évoquer les arts du feu en Lorraine sans mentionner les émaux de Longwy, explosions de couleurs dont le craquelé chante encore des années après la sortie du four.

Petit aperçu de ces oeuvres en images.

s

Les arts du feu en Lorraine
Les arts du feu en LorraineLes arts du feu en LorraineLes arts du feu en Lorraine
Les arts du feu en LorraineLes arts du feu en LorraineLes arts du feu en Lorraine
Les arts du feu en LorraineLes arts du feu en LorraineLes arts du feu en Lorraine
Repost 0
12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 08:09

Comment évoquer l'hiver, à quelques jours des jeux olympiques, sans évoquer les sports qui y sont liés, notamment le ski?

J'aimerais profiter de ce thème de la communauté de bric et de broc pour remonter l'histoire, sans même parler des jeux, mais simplement à partir de quelques affiches des années 1920, principalement autour d'un massif : les Vosges.

 

affiches-sports-d-hiver-1920-1930-Vosges0001.jpg 

A l'époque, ce sont les compagnies de chemin de fer qui assurent la promotion du tourisme.

 

Et l'histoire commence avant la première guerre mondiale. Cette affiche de 1912 en constitue un exemple. La pratique sportive n'est pas encore à l'honneur. L'image est plus familiale, proche aussi des pratiques locales avec la luge (sous son aspect ludique, loin du schlittage) et le ski de fond.

 

Dans les années 1920, le ski alpin prend son essor, avec une image fortement valorisée lors des JO de Chamonix en 1924. Le sentier n'est plus le lieu privilégié. On lui préfère des pistes spécialement aménagées.

 

affiches-sports-d-hiver-1920-1930-Vosges0002.jpg       affiches-sports-d-hiver-1920-1930-Vosges0003.jpg

 

Les stations se développent, la clientèle s'élargit peu à peu, avec des campagnes promotionnelles, toujours menées par des compagnies ferroviaires en pleine mutation et concentration, qui valorisent l'ensemble de territoire français.

 

affiches-sports-d-hiver-1920-1930-Vosges0004.jpg

Déjà, le message évolue. Le voyage est encore présente avec la forme sombre de la locomotive, mais les moyens de transport évoluent. Peu à peu, l'automobile se développe et après la seconde guerre mondiale, le voyage disparaît.  Seule la destination s'affiche, promue désormais par les offices du tourisme.

 

Cette dernière affiche, des années 1950, en constitue un exemple. Et je vous laisse prolonger l'histoire...

affiches-sports-d-hiver-1920-1930-Vosges0005.jpg

 

 

Repost 0
25 août 2013 7 25 /08 /août /2013 17:04

P1010887.JPG 

 

Les roches et les pierres font partie du patrimoine naturel des Vosges.

 

 

Le paysage offre peu d'aspérités, de gouffres vertigineux. Ces pierres n'en sont pas moins remarquables.

 

Posées au détour du chemin, elles se distinguent parfois par leurs formes, leur multiplicité dans un même lieu (ce sont les champs de roches) et les légendes qui y sont attachées.

 

 

Elles sont mystéres ou protègent quelques endroits encore préservés de la présence des hommes.

 

 

Et même de taille moindre, elles cassent l'élan du randonneur qui a déjà marché des heures...P1010916

 

Ces roches sont une épreuve qui ouvre droit à de somptueux paysages.

P1010856

Elles sont aussi un témoignage de l'histoire. Les Vosges ont, en effet, été le théâtre de rudes combats entre 1914 et 1918.

 

 

Les pierres et rochers ont alors été utilisés, soit en qualité d'observatoire (ici Belmont au dessus du Lac Blanc)P1010952

 

 

 

mais aussi comme postes de repli, ou positions à tenir, parfois en ajoutant à la roche des constructions de bois, le tout savamment dissimulé par la végétation, encore qu'il soit difficile de vraiment savoir comment était le lieu il y a bientôt 100 ans.

P1010921

 

La roche  abritait aussi bien des installations : hôpitaux de fortune, arrivées de téléphériques pour le tranport des vivres et des munitions...

 

Repost 0
14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 06:59

Les légendes et croyances s'invitent bien souvent au hasard de nos promenades. Elles sont, en France,  à l'origine de nombreuses chapelles, à l'exemple de la chapelle de la jambe de bois.

 L'histoire se déroule dans les Vosges, qui ont longtemps été une frontière naturelle face à la Prusse puis à l'Allemagne.

 chapelle-de-la-jambe-de-fer---Lubine.png  A l'origine et jusqu'en 1840 environ, une simple statue de la Vierge  se dresse en ce lieu à l'abri des sapins. Un berger y aurait perdu, puis miraculeusement retrouvé son troupeau.

De nombreux pélerinages s'y déroulent, et les offrandes s'y multiplient, notamment cannes et jambes de bois de patients ayant retrouvé l'usage de la marche.vierge - Lubine

Selon une autre version de la légende, des soldats blessés lors de la guerre (sous Louis XV peut-être)  y auraient été transportés par des bûcherons. Un cabane se serait alors dressée, où ces malheureux soldats attendaient au mieux l'amputation, mais bien souvent la mort. Un miracle se serait alors produit et les soldats auraient été guéris de leurs blessures.

 En 1840, une petite chapelle y fut construite.

chapelle de la jambe de fer3 - Lubine Au gré des péripéties de l'histoire, elle sera détruite puis reconstruite.

Elle accueille aujourd'hui encore de pélerinage et constitue un lieu de promenade à la sortie du village de Lubine. A découvrir lors d'une randonnée, tout comme bien d'autres légendes des Vosges.

vallée Hingrie - chapelle jambe de fer

Repost 0
11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 12:44

    Les combattants de 14-18 - Michel Colin 855

Un bel hommage rendu par Michel Colin, peintre lorrain, aux combattants de 1914-1918. Les teintes des uniformes se mêlent, les hommesaussi au milieu de la boue qui envahit tout. Peut-être y-a-t-il même quelques cris, de peur, au contraire pour se donner du courage ou parce que les combattants ont glissé dans la folie.

Ce pourrait être une illustration du livre de Laurent Gaudé, Cris.

C'est surtout la perception d'un homme qui vit encore sur ces terres naguère meurtries. 

 

(N'hésitez pas à cliquer sur l'image pour l'agrandir)

Repost 0
17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 19:58

mille-etangs--vue-generale.png Une vision surprenante que nous offre cette vue aérienne (photo de Patrice Galmiche, prise sur internet) : camaïeu de bleus et de verts, couleurs typiques des Vosges.  Bienvenue aux mille étangs!

 

Ce plateau, façonné il y a plusieurs milliers d'années, lors de l'ère glaciaire,, se situe dans le nord de la haute Saone, entre Rupt sur Moselle et le Thillot au Nord Est, Lure et Luxeuil les Bains à l'ouest.

 

Sur la route, quelques villages pittoresques, dont Faucogney ou Servance, des petites églises, des couleurs qui invitent à la détente.

mille étangs - le monthury Servance 

 

 

Repost 0
3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 13:13

 

 La rue du chapitre à Epinal, avec ses maisons colorées à deux pas de la cathédrale Saint Maurice, offre quelques surprises.

 

 La vue des fortifications du lieu saint en est une, mais ce n'est pas la seule. P1010085.JPG

  Il convient de s'arrêter devant les portes (quasiment toutes) de la rue. Ce n'est pas leur esthétisme ou leur originalité qui retient l'attention, mais les plaques qui les surmontent.

 P1010068

 

 Sur chacune figure le nom d'une dame de la noblesse, ancienne chanoinesse, l'année de son entrée au chapitre et, sur toutes la même date de fin 1791.P1010069

  1791. La révolution est en route.

  Que s'est-il donc passé pour ces femmes qui avaient le double handicap (dans ces années terribles) d'appartenir à la fois à la noblesse et au clergé, dans des conditions bien particulières pour ce dernier ordre. En effet, si les Chapitres (dans les Vosges à Remiremont, Epinal et Coussey) sont rattachés au clergé séculier, il s'agit plutôt de lieux de séjour de jeunes filles (parfois dans l'attente d'un mariage) ou de femmes nobles. La noblesse est essentielle puisque toute chanoinesse doit pouvoir prouver huit quartiers de noblesse, mais ces femmes mènent une vie qui n'est pas nécessairement très monacale. Elles sont dispensées des voeux de pauvreté, de chasteté et d'obéissance et n'ont comme contrainte vestimentaire que le port d'un voile et d'un grand manteau pour les offices religieux.

 A Epinal, à deux pas des portes, une fresque a été récemment peinte qui souligne la vie plutôt mondaine des chanoinesses, dont le nombre s'élève à 21 en 1789.P1010076.JPG

 

Bien que les Vosgiens aient été parmi les premiers à se mobiliser pour défendre la patrie en danger (ce qui explique notamment le nom donné à la place des Vosges à Paris), la Révolution n'est pas particulièrement violente et les Dames chanoinesses sont appréciées de la population (d'autant qu'elles contribuent au fonctionnement des hôpitaux, à la prise en charge des pauvres et plus largement à la vie économique des cités où elles vivent).

Lorsque l'Assemblée constituante déclare, en 1790, que les biens du clergé sont biens nationaux, dans les Vosges est instituée une dérogation en faveur des Chapitres, qui suscite bientôt une vive polémique. La discussion est close par un décret supprimant les églises collégiales, les chapitres réguliers et séculiers, les abbayes et les prieurés, décision que le Directoire départemental met peu d'empressement à respecter.

P1010073.JPG La décision départementale ferme le Chapitre d'Epinal en octobre 1790. Mais les Dames ne se plient pas à ce qui leur est demandé et continuent notamment à assister aux offices dans la tenue qui marquent leur appartenance au Chapitre.

Le 4 janvier 1791, les Dames sont chassées de l'église, dont les portes sont fermées. Elles poursuivent leurs réunions dans une chapelle, jusqu'à ce que cela leur soit impossible.

Le Chapitre est clos. Certaines Dames partiront, d'autres resteront, souvent dans leur maison. Celles qui restent sont assignées à résidence en 1793, aux heures les plus sombres de la Révolution. Mais nul mal ne leur est fait P1010075.JPG et elles s'éteignent naturellement, contrairement à ce que laissait présager cette date de fin, commune à toutes ces plaques commémoratives...

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 06:48

Julie---Victoire-Daubie637.jpgLe baccalauréat existe depuis 1808 mais il a fallu attendre 53 ans pour qu'une femme décroche ce diplôme! Au XIXème siècle, les femmes se consacrent plus naturellement aux tâches domestiques qu'à leur éducation. Les usages, comme les mentalités, mettent du temps à évoluer.

Pourtant, une femme se risque à bousculer les habitudes. Vosgienne d'origine, elle porte un prénom qui lui va bien : Julie VICTOIRE Daubié. A 37 ans, elle réussit les épreuves du baccalauréat et il lui faudra près de 2 ans, avec de solides appuis, pour enfin recevoir son diplôme.

C'est une femme discrète mais qui sait ce qu'elle veut. Elle écrit, travaille comme journaliste, et continue à étudier. Elle obtient ainsi une licence et est disposée à aller plus loin lorsque la mort la rattrape.

 

C'est un bel exemple de courage et de combativité à une époque où le taux de réussite était particulièrement faible et où les usages ne facilitaient pas l'émancipation d'une femme.

Repost 0