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21 octobre 2020 3 21 /10 /octobre /2020 16:15
Un village street art au coeur de l'Allier

Ce village d'un peu plus de 2 000 habitants se caractérisait par la présence du plus ancien vélodrome de France, et quelques bâtiments plus classiques, dont une église romane.

Mais depuis 2016, changement de décor.

Car le village compte aussi un ancien centre de formation, fermé depuis 2002, auquel les nouveaux propriétaires ont souhaité redonner vie. Et tout a changé pour les 7 000 de bâtiments, où la couleur a réapparu.

Le lieu est désormais une résidence d'artistes. Ils sont entre 70 et 90 à venir chaque année du monde entier. Et le résultat est surprenant, à l'exemple de cette maison transformée en hall de gare par l'artiste Simpleg, la rencontre d'Alanis, la fillette de Virginie Lalere et bien d'autres réalisations et créateurs dont je ne connais pas le nom.

Un village street art au coeur de l'AllierUn village street art au coeur de l'Allier
Un village street art au coeur de l'AllierUn village street art au coeur de l'Allier
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11 juin 2020 4 11 /06 /juin /2020 20:36
Photographie A. Attini

Photographie A. Attini

Le terme de "querelles" est sans doute léger compte tenu de la violence des conflits qui ont opposés les Guelfes et les Gibelins et qui sont à l'origine de cette place. conflits qui naissent au tout début du XIIème et prospèrent au siècle suivant.

Au XIème et XIIème siècle, Florence s'est progressivement émancipée de l'influence de l'empereur, jouant notamment le pape Grégoire VII contre l'empereur Henri IV, à qui l'entrée de la ville est interdite en 1097.

Elle se développe démographiquement (la ville compte 30 000 habitants à la fin du XIIème siècle) et économiquement, acquiert quelques privilèges et se dote d'un gouvernement qui associe noblesse et bourgeoisie dans un équilibre souvent précaire.

Mais il est difficile d'ignorer les puissances étrangères, notamment l'Empire germanique que revendiquent à la fois Othon de Brunswick (que soutiennent les Guelfes) et Frédéric II de Hohenstafen (dont les partisans sont les Gibelins).

Parmi les grandes familles de Florence, un relatif équilibre en nombre existe entre Guelfes et Gibelins.

En 1216, la guerre éclate, sous un prétexte sans lien apparent avec la succession impériale, avec le meurtre d'un jeune noble (Buondelmonte dei Buondelmonti) qui a refusé d'épouser la jeune fille qui lui était promise et lui en a préféré une autre, d'un clan rival.

Les deux camps s'opposent violemment et si les Guelfes finissent par l'emporter, les vainqueurs se succèdent au pouvoir, exilant ou tuant les vaincus et détruisant leurs somptueux palais.

En ces lieux, rien ne doit renaître.

C'est ainsi qu'est née la place de la Seigneurie.

 

Photographie panoramique Matthias Kabel

Photographie panoramique Matthias Kabel

Il est impossible de visiter Florence sans traverser cette place, autour de laquelle, ironie de l'histoire ou fruit de la situation géographique,  ont été construits de nombreux bâtiments qui incarnent le pouvoir, dont le palazzo Vecchio, au beffroi caractéristique, construit entre 1299 et 1314,qui a abrité le gouvernement de Florence.

Il a également été un temps la résidence de Cosme 1er de Médicis avant de retrouver sa fonction gouvernementale. Ce palais est encore pour partie l'hôtel de ville. 

Une belle alliance entre les arts et le pouvoir.

 

Une place née de vieilles querelles florentines

La place de la Seigneurie a été le témoin de l'histoire tumultueuse de Florence.

Elle est aujourd'hui beaucoup plus paisible, même si elle attire de nombreux visiteurs et accueille encore nombre de rassemblements.

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16 avril 2020 4 16 /04 /avril /2020 16:43
Place Tiananmen

La place de la porte de la Paix céleste doit son nom à l'immense porte qui la borde au nord et qui commandait l'entrée de la Cité interdite. Elle est le lien entre la Chine impériale et la Chine communiste, puisque c'est du balcon de cette porte que Mao Zedong a proclamé la République populaire de Chine le 1er octobre 1949. Le mausolée de ce dernier se dresse au centre de la place, non loin du monument aux héros du peuple.

Cette place est un symbole, un lieu témoin de nombreux  événements . L'un d'eux a eu lieu entre le 16 avril et le 4 juin 1989.

La Chine s'ouvre alors depuis quelques années à l'économie de marché. Elle souhaite également se réconcilier, après des années de brouille, avec la Russie. Une visite de M. Gorbatchev est prévue en mai, qui justifiera l'arrivée de 600 journalistes du monde entier et la couverture médiatique sans précédant d'un "printemps" très vite réprimé.

Place Tiananmen

Les années 1980 voient, au sein du Parti communiste chinois, s'affronter régulièrement conservateurs et réformateurs. Hu Yaobang est un de ces derniers. Ancien secrétaire général, il est notamment connu pour avoir réhabilité de nombreuses victimes de la Révolution culturelle, et pour avoir été le premier à présenter des excuses au Tibet pour les actions que la Chine y a menées.

Il est limogé en janvier 1987, suite à une manifestation étudiante. Ces dernières sont relativement nombreuses. Elles dénoncent notamment la corruption qui gangrène le pays dans ce contexte d'ouverture économique et demandent un peu de libertés.

Hu Yaobang décède le 15 avril 1989. Dès le lendemain, étudiants et intellectuels réclament des funérailles nationales et présentent sept revendications, dont la réhabilitation de Hu Yaobang et des victimes du régime. Il est également demandé à ce dernier de reconnaître ses erreurs. Parmi les revendication figurent aussi la liberté de la presse et celle de manifester.

Des funérailles nationales sont organisées mais la délégation étudiante qui souhaitait lui rendre hommage est refoulée.

 

Place Tiananmen

Le 27 avril, un million d'étudiants se retrouvent sur la place Tiananmen. Le 13 mai, la place est occupée et une grève de la faim débute. Ailleurs en Chine, de nombreuses manifestations se développent.

Dans le gouvernement, le camp des réformateurs, mené par Zhao Ziyang s'oppose à celui des conservateurs, conduit par Li Peng.  Le premier est arrêté le 18 mai et dès le 20 mai une loi martiale interdit tout rassemblement.

Dans un premier temps, alors que les intellectuels demandent aux étudiants d'évacuer la place, la population bloque l'avancée de l'armée et tente de fraterniser.

Mais dans la nuit du 3 juin commence une terrible répression. L'armée ouvre le feu, faisant des centaines ou plus vraisemblablement des milliers de morts dans Pékin. Des milliers de personnes sont aussi arrêtées et condamnées...

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5 avril 2019 5 05 /04 /avril /2019 14:42
photographie Marcello Bertinetti

photographie Marcello Bertinetti

La place Navone est un des lieux de rendez-vous incontournables et un des emblèmes baroques de Rome. Elle constitue aussi un bel exemple de persistance urbaine.

Elle entoure en effet un stade construit au Ier siècle de notre ère. Ce style de bâtiment, d'origine grecque, a peu prospéré chez les Romains qui lui préféraient le cirque (où avaient lieu les courses de chevaux) et l'amphithéâtre (où se déroulaient les combats de gladiateurs).  Le stade accueillait les courses à pied, les lancers de disque et de javelot, mais aussi certains combats : la lutte (à mains nues et respectant un certain nombre de règles), le pancrace (toujours à mains nues, tous les coups étant permis) et le pugilat, plus sanglant, où les combattants étaient équipés de gants composés de lanières de cuir incrustées de morceaux de métal.

Un urbanisme modelé par la présence d'un stade romain

Ce qui reste du stade de Domitien, qui pouvait accueillir jusqu'à 30 000 personnes, repose désormais quelques mètres sous l'actuelle place et les caves des maisons qui l'entourent recèlent encore bien des vestiges de cette lointaine époque.

Le lieu a été utilisé par des orateurs ou pour le marché, les habitations étant maintenues hors du périmètre par les gradins qui ont subsisté très longtemps.

La place est réaménagée au XVIIème siècle sur la décision du pape Innocent X. Le reste de gradins est démonté, l'église sainte Agnès construite, les maisons alignées, et des bassins sont créés pour aménager la place.

Un urbanisme modelé par la présence d'un stade romain
Un urbanisme modelé par la présence d'un stade romain

Les plus grands architectes de l'époque sont sollicités, dont le Bernin pour la fontaine centrale et Borromini pour l'église.

La discorde séparant les deux architectes a été, selon les Romains, traduite dans la gestuelle des statues, l'une tombant à la renverse devant la laideur de l'édifice, l'autre tournant ostensiblement la tête pour ne pas voir la fontaine...

Un urbanisme modelé par la présence d'un stade romain
Un urbanisme modelé par la présence d'un stade romain
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26 octobre 2017 4 26 /10 /octobre /2017 21:07

Stefano Boeri est un architecte connu notamment pour ses forêts verticales, des immeubles parfois très hauts, mais où la nature garde ses droits, le végétal s'intégrant dans la construction.

Il lui était donc difficile de ne pas réagir face aux blocs de béton que les villes sont contraintes d'installer aux abords de places piétonnes pour protéger les passants d'attaques meurtrières de camions ou autres véhicules.

En accord avec le maire de Florence, il a donc proposé de remplacer les blocs de bétons par d'immenses pots de fleurs, ce qui permet de garder un côté sécuritaire en soignant l'apparence de la protection mise en place.

Florence a donc installé d'immenses pots de fleurs aux abords de ses places, espérant que d'autres villes suivront son exemple.

Les pots de fleurs "anti terreur" de Stefano Boeri
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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 09:09

... ou comment utiliser les vieilles cabines téléphoniques...

 

 

Aquarium urbain...  ...

Cette idée originale a été développée par les artistes Benedetto Bufalino et Benoit Deseille lors du festival "Le voyage" à Nantes en 2016. 

Le nom de l'installation était "Evasion urbaine". Une belle façon de détourner le mobilier urbain.

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6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 18:55
Une place, lieu de rassemblement (République)
Une place, lieu de rassemblement (République)

Elle ne fut sans doute jamais autant peuplée qu'en ce dimanche de janvier 2015, mais elle est depuis bien longtemps un lieu de rassemblement, à l'exemple de la place de la Bastille ou de celle de la Nation.

Il s'agit bien sûr de la place de la République à Paris.

Les symbôles ne se décrètent pas, mais certains élements concourrent à l'usage des lieux publics, à commencer par leur place dans la ville.

Ici, trois arrondissements se côtoient, 7 grandes rues se rencontrent, 5 lignes de métro se croisent. Un noeud de communication qui explique sans doute le rôle de ce lieu dans les grandes mobilisations. Ici, les manifestations se font ou se défont.

Ironie de l'histoire, la place a été agrandie et une caserne érigée en son angle au XIXème siècle pour contrôler d'éventuelles émeutes et entourer au besoin le faubourg Saint Antoine, quartier ouvrier et revendicatif.

En son centre, une statue de la République et une allégorie de chacune des valeurs qui fondent la République et figurent dans la devise nationale. Un lion rugissant aussi, peut-être pour la protéger ou symbôliser un peuple prompt à se soulever.

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 20:31

Un espace en cercle, que coupe une ligne aménagée en son centre avec un banc et flanqué à une de ses extremités d'un bâtiment, également rond. C'est ainsi que se dessine le square des frères Charon, qui symbolise la prairie d'origine et un moulin qui a longtemps occupé les lieux avant de disparaître vers 1841.

Cet aménagement est une façon de repenser la ville, un trait d'union entre différents quartiers.

La place porte le nom du fondateur de l'hôpital à Montréal, et de la communauté qui y a oeuvré. Paradoxalement, elle célèbre simultanément la nature originelle et les débuts d'une urbanisation, même si la densité de cette dernière n'était pas vraiment comparable à l'époque à ce qu'elle est aujourd'hui.

Elle a connu bien des constructions et des reconstructions entre le XVIIème et le XXIème siècle. Son dernier aménagement, achevé en 2007, est l'oeuvre d'architectes (De Riva et Affleck), d'une artiste (Raphaëlle de Groot) et d'un paysagiste (Robert des jardins).

Prairie originelle à Montréal
Prairie originelle à Montréal
Prairie originelle à Montréal
Prairie originelle à Montréal
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7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 21:06

La place de l'incarnation est située au coeur de la vieille ville de Séville. Elle a beaucoup changé au cours des siècles, s'est couverte d'habitations ou s'est étendue, avant de devenir un vaste parking dans les années 1970.

La ville s'est réappropriée cet espace de près de 11 000 m2 et les véhicules ont cédé la place aux piétons.

Cette place est désormais coiffé de 2500 m3 de bois, sur 28 mètres de haut, soit plus de 3400 pièces qui dessinnent d'immenses parasols abritant de nombreux espaces sur plusieurs niveaux. Un musée archéologique est logé au sous-sol. Puis, au rez-de-chaussée sont installés un marché et des restaurants. Le premier étage accueille une place publique et le dernier ouvre sur une vue panoramique de Séville.

La place de l'incarnation revit, fière de son nom et de ce lien qu'elle constitue entre la ville ancienne et les quartiers plus modernes. La structure de bois en alvéole l'ouvre sur son environnemnt en lui donnant un certain cachet et un peu de fraîcheur.

Son aménagement a été réalisé par J. Mayer H.

Le parasol de Séville
Le parasol de Séville
Le parasol de Séville
Le parasol de Séville
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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 22:09

Petit voyage dans le temps et dans l'espace. Je vous invite place du Peyrou à Montpellier.

Imaginez la France à la fin du XVIIème siècle. Le roi est alors Louis XIV et dans de nombreuses villes des places royales sont créées pour accueillir la statue de ce monarque absolu. Elles s'imposent généralement dans les centres, au prix de la destruction de divers bâtiments, parfois d'ilôts complets d'habitations, d'autant que de telles places requièrent des dimensions royales.

Louis XIV choisit Montpellier parmi les cités du Languedoc. Mais ce qui est autant un acte politique qu'un honneur suscite bien des polémiques. car où construire cette fameuse place?

L"intendant Basseville propose une idée qui semble saugrenue mais qui finit par être adoptée (Louis XIV est mort entre temps) : la place sera située à l'entrée de la ville, sur une promenade Belvédère.

La place du Peyrou est née.P1010327.JPG

La statue est installée et un arc de triomphe est bâti pour faire le lien entre la place royale et la ville. Elle est seule sur un lieu de taille importante, jusqu'à ce que la place soit réaménagée dans les années 1770 à partir de trois niveau : une promenade, bordée d'arbres, qui entoure la place à proprement parler et, légèrement en surplomb, une petite esplanade que surmonte un chateau d'eau.

P1010324

 Cette place est agréable sous le soleil de Montpellier et c'est un lieu de promenade apprécié des habitants de la ville.

 

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