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8 mars 2021 1 08 /03 /mars /2021 13:46
Rosalind Franklin : radioscopie de l'ADN

Rosalind Elsie Franklin s'inscrit dans la lignée des grandes scientifiques du XXème siècle.

Née à Londres en 1920, elle décide à 15 ans qu'elle consacrera sa vie à la science, une petite révolution dans son milieu familial et dans la société de son époque.

Après des études à Cambridge, elle est recrutée par l'association britannique des industriels du charbon. Elle analyse les caractéristiques de ce combustible.

Puis après la guerre, elle part à Paris au CNRS où elle devient une experte de la cristallographie par rayons X. De façon très schématique, cette technique permet de distinguer des produits qui ont la même composition chimique mais dont les arrangements atomiques diffèrent. 

Cette spécialité lui vaut de rejoindre le King's college et d'y travailler sur la structure de l'ADN. Elle réalise notamment la photo 51, qui met en exergue la double structure de la molécule.

 

Rosalind Franklin : radioscopie de l'ADN

En 1951, Rosalind présente le résultat de ses travaux, notamment l'existence d'un type A et d'un type B de l'ADN, la localisation de phosphate et la quantité d'eau présente dans la molécule, autant de données qui fonderont les recherches ultérieures pour en construire un modèle.

En 1953, elle publie l'avancée de ses recherches, alors que Watson, Crick et Wilkins développent dans un article de la même revue leur découverte de la structure en hélice de l'ADN, pour laquelle il recevront en 1962 le prix Nobel.

1953 est également l'année où Rosalind quitte King's college et commence à travailler dans un autre centre de recherche londonien, sur les virus, notamment celui de la polio. Elle meurt cinq ans plus tard d'un cancer, que la science n'a pu lui permettre de surmonter.

 

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29 mai 2020 5 29 /05 /mai /2020 16:03
L'immeuble Félix Potin rue de Rennes à Paris

Changer ses habitudes de déplacement permet de découvrir des bâtiments originaux dans les rues de Paris.

L'immeuble Félix Potin est une de ces curiosités, qui attire immanquablement l'oeil du passant, par la taille du bâtiment, par son style Art nouveau et par le campanile qui le surplombe et arbore le nom du premier occupant.

C'est toute une époque qui s'impose à cette évocation dans notre imagination, pas nécessairement vécue puisque la marque a disparue en 1995 après une longue période où la société a périclité.

Restent des publicités, des objets très "vintages" et l'image de cet épicier qui a bouleversé sa profession et contribué  au développement des grandes surfaces alimentaires et de la livraison à domicile.

L'immeuble Félix Potin rue de Rennes à ParisL'immeuble Félix Potin rue de Rennes à Paris
L'immeuble Félix Potin rue de Rennes à Paris

Félix Potin s'installe comme épicier en 1844. Il défend l'idée de produits accessibles à tous, développant même certaines filières, ce qui limite les marges des intermédiaires. En 1870, il refuse de profiter du siège de Paris pour augmenter ses tarifs et achète un des éléphants du zoo de Vincennes qu'il débite pour alimenter sa clientèle...

Son fils poursuit le développement de la marque, et multiplie le nombre de magasins dans Paris. Celui de la rue de Rennes est ouvert en 1904. Deux ans plus tard est construit à côté de lui le Grand Magasin (aujourd'hui la FNAC, avec un immeuble désormais vitré dans lequel se reflète celui de Félix Potin).

C'est le début des grands magasins, sur lesquels l'Art nouveau a laissé son empreinte (à l'exemple des galeries Lafayette en 1912 qui ont recours au talent de Majorelle et de Grüber pour sa coupole).

Le 140 rue de Rennes est confié à l'architecte Paul Auscher.

L'immeuble Félix Potin rue de Rennes à Paris
L'immeuble Félix Potin rue de Rennes à Paris

On retrouve dans cette façade les arrondis, la forme des fenêtres, les balcons si caractéristiques de l'Art nouveau.

A l'origine, dans ces étages se côtoyaient de multiples  catégories de produits, de l'alimentation à la parfumerie, un rayon traiteur, des espaces de restauration... 

Un lieu à découvrir, entre la tour Montparnasse et Saint Germain des Près.

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22 mars 2020 7 22 /03 /mars /2020 11:55
Reconstruire la paix à Raqqah : Leïla Mustapha

Aujourd'hui aurait du être une journée d'élections municipales en France. La pandémie de coronavirus a transformé la donne et reporté de nombreux débats, dont celui de la parité dans la désignation des maires.

Pourtant, cette parité existe et fonctionne plutôt bien dans des lieux où on ne l'attendrait pas. Raqqah en Syrie en est un exemple.

Raqqah. Cette ville était encore il y a quelques années la "capitale" de l'Etat islamique. Elle a connu ce que l'on peine sans doute à imaginer pendant plus de trois ans, puis de violents combats qui l'ont détruite en grande partie.

C'est dans ce contexte qu'un conseil civil a été mis en place pour gérer la ville, et surtout reconstruire et réconcilier des communautés qui, dans un passé un peu plus lointain, parvenaient à cohabiter pacifiquement.

Ce conseil est dirigé par deux personnes : une Kurde, Leila Mustapha, et un Arabe, Mouchloub Al-Darwich.

Une femme, ingénieur de formation, à la tête d'une ville où les femmes n'étaient plus que des ombres, où tout est à reconstruire, c'est un symbole très fort.

Originaire de Raqqah, partie quand les Kurdes n'étaient plus tolérés dans la ville, elle s'est peu à peu engagée pour aider les civils fuyant la ville, pour le faire de façon structurée.

Cette femme déborde d'énergie et pourtant rien n'est simple. Les blessures des dernières années restent béantes dans les cœurs et les corps, les moyens sont limités et il reste une incertitude majeure pour la sécurité de la zone entre le président syrien, ceux de la Turquie et de la Russie.

Raqqah reste un champ de mines. Certaines explosent encore, mais les hommes comme les immeubles se reconstruisent peu à peu et il y a cette petite flamme, incarnée par cette femme. Espérons qu'elle puisse grandir encore.

 

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8 mars 2020 7 08 /03 /mars /2020 12:16
Loïe Fuller : artiste et égérie

Comme elle aimait à la souligner, si elle est née aux Etats-Unis, c'est en France qu'elle a pu révéler son talent. Loïe Fuller est une parfaite inconnue quand elle arrive à Paris en 1892. Mais très tôt, elle s'impose comme une danseuse de la Belle Epoque, notamment dans les cabarets de Montmartre.

Loin du french cancan, elle créé et incarne un style  nouveau, qui sera vite imité.

Elle se distingue notamment en utilisant des voiles dans ses danses, qu'elle allonge grâce à des baguettes de bambou et dont elle souligne le mouvement par des jeux de lumière. C'est assez inhabituel à l'époque.

Loïe bouleverse les codes, libère un certain art de la danse, créé des effets de scène. Elle règne sur une équipe de régisseurs avant de créer une école de danse, loin des carcans... Elle s'intéresse à toutes les technologies de son époque, y compris le radium dont elle utilisera les qualités fluorescentes. Tout est mis au service du spectacle, et le résultat est fascinant.

L'exposition consacrée en fin d'année 2019 à Toulouse Lautrec évoquait cette personnalité, notamment la danse serpentine.

Ce n'est pas l'oeuvre retenue ici, extraite d'un film de 2017, où Soko, sous la direction de Jodie Sperling, danse à la façon de Loïe Fuller.

https://youtu.be/eAEurE4Mgo4

 

Loïe Fuller n'est pas une femme ordinaire et si elle exerce son art dans les cabarets, ce qui nuira sans doute à une certaine forme de reconnaissance, elle amène beaucoup à la danse et plus globalement à la performance scénique. Elle bouleverse l'usage de la lumière, la perception de mouvement...

Ses réalisations sont totalement novatrices et suscitent une véritable fascination.

C'est sans doute ce qui explique que de nombreux artistes ont essayé de traduire un peu de cette "magie".

Les affichistes sont les premiers, qu'il s'agisse de Dal ou Chéret, notamment, qui modifie la façon de présenter l'artiste, font également exploser les couleurs, soulignent la forme gracieuse de la femme qui joue avec ses voiles.

Loïe Fuller : artiste et égérie
Loïe Fuller : artiste et égérie
Loïe Fuller : artiste et égérie
Loïe Fuller : artiste et égérie
Loïe Fuller : artiste et égérie

Les dessinateurs et les peintres s'essayent à l'exercice, non sans humour parfois, à l'exemple de Will Bradley, alors que Toulouse-Lautrec ne sait plus quelles couleurs adopter et décline de multiples tonalités la merveilleuse danseuse.

Loïe Fuller : artiste et égérie
Loïe Fuller : artiste et égérieLoïe Fuller : artiste et égérieLoïe Fuller : artiste et égérie

Pour Bernard Eilers, elle est une lumière vive au milieu de la pénombre de la salle de spectacle alors que Koloman Mosser retient le mouvement du voile, qui semble métamorphoser l'artiste en un animal volant. Et pour Pierre Roche, Loïe devient incandescente.

Loïe Fuller : artiste et égérieLoïe Fuller : artiste et égérieLoïe Fuller : artiste et égérie

Ce dernier artiste est également sculpteur, une catégorie d'artistes plus sensibles à la façon de rendre le mouvement.

Pierre Roche s'y essaie bien sûr, mais également Louis Chalon, Micael Levy, Reisner Stellmacher, tout comme FR Larche ou François Ruppert Carabin.

Loïe Fuller : artiste et égérie
Loïe Fuller : artiste et égérie
Loïe Fuller : artiste et égérie
Loïe Fuller : artiste et égérie
Loïe Fuller : artiste et égérie
Loïe Fuller : artiste et égérie
Loïe Fuller : artiste et égérie
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15 mai 2019 3 15 /05 /mai /2019 15:00
Elle s'appelait Marielle...

Elle avait 38 ans. Elle était la voix des favelas, dont elle était originaire, la voix des femmes, des minorités, de ceux qu'on n'écoute jamais...

Elle demandait des droits, dénonçait la montée de la violence au Brésil.

Dans ce pays, Marielle Franco était une des rares femmes noires a avoir obtenu une maîtrise à l'université.

Elle était députée, croyait en la vie, au pouvoir des mots.

Elle avait un sourire éclatant, mais il n'a pas suffit à désarmer ses assassins et elle est morte l'an dernier, de quatre balles dans la tête.

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26 avril 2019 5 26 /04 /avril /2019 15:04
Janet : lettres de France

En 1922, Janet Flanner arrive à Paris. Elle est Américaine, journaliste et se rêve auteure.

Dans les années 1920, de nombreux Américains vivent à Paris, dont Hemingway, Germaine Stein, Berenice Abbott, mais la ville attire aussi nombre d'artistes de tous les horizons : Picasso, Chagall... La ville bouillonne, ivre de l'insouciance de ces années folles.

Janet s'en fait l'écho outre-Atlantique en rédigeant des lettres de Paris qui retracent cette insouciance. Elle développe le journalisme littéraire mêlant récits de la vie quotidienne de la ville lumière, portraits...

Elle voyage beaucoup, retranscrit l'évolution de l'Europe et peu à peu, tout en gardant un ton mordant, les sujets se font plus sérieux. La politique s'installe dans les lettres de Janet alors que le fascisme s'organise.

Bien après la guerre, elle continuera ses articles, observatrice d'une société en pleine mutation.

Janet, c'est le journalisme, l'Histoire qui s'écrit mais c'est aussi une femme, avec ses doutes, ses appétits, ses inclinaisons.

Michèle Fitoussi en dresse un portrait tout en finesse, sans omettre ses faiblesses et contradictions, ce qui la rend peut-être aussi attachante.

Un bel hommage à une femme libre, témoin d'un siècle dont elle a su retranscrire avec brio les évolutions.

 

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7 janvier 2019 1 07 /01 /janvier /2019 10:56
Photographie Olivier Dion

Photographie Olivier Dion

Le 7 janvier 2015 Philippe Lançon était à la conférence de rédaction de Charlie Hebdo, prêt à partir pour rejoindre Libération, quand deux tueurs ont fait irruption, semant la mort et le silence.

Blessé aux bras, la mâchoire emportée, il fait néanmoins partie des rares survivants, de ceux qui ont du apprendre à vivre après, à se reconstruire.

Le lambeau est l'histoire de cette reconstruction physique et mentale. Il raconte les peurs et les cauchemars, la douleur, les innombrables opérations pour ne plus être une "gueule cassée" et retrouver un visage complet, le mutisme imposé par des canules qui étouffent.

Il parle aussi des ami(e)s, des parents, confrontés eux-aussi au monde de l'hôpital, avec tout ce que cela peut recéler de souffrances, de sentiment d'abandon parfois, de rôles imposés.

Le lecteur se retrouve enfermé dans cette chambre qui a été longtemps le seul horizon de l'auteur, un cocon gardé par deux policiers, loin du bruit du monde, mais aussi un lieu de soins, de doutes, d'adaptation à la situation, y compris dans ses aspects les plus quotidiens (suites des opérations)... Il pourrait être l'ami qui veille à côté, incapable de dormir en raison du bruit des différents appareils, spectateur impuissant d'un quotidien qui est loin d'être toujours facile.

Philippe Lançon explique que son métier lui a appris une certaine forme de distanciation, ce qui l'a sans doute aidé à accepter d'être ce patient, de prendre pas à pas un long chemin de résilience.

Cette histoire fait écho à d'autres. Elle est un témoignage de courage, une sorte d'acte de résistance aussi, à la fois pudique et n'épargnant aucun détail de la misère morale et physique traversée par l'auteur. C'est sans doute la raison pour laquelle elle est largement récompensée par divers prix littéraires depuis sa publication, même si ces derniers paraissent bien dérisoires face à la tragédie qui justifie ce livre.

Une belle leçon d'espoir.

 

 

Une longue reconstruction
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29 septembre 2018 6 29 /09 /septembre /2018 21:18
Le radeau de Lampeduse

L'Aquarius cherche depuis une semaine un pavillon pour pouvoir poursuivre sa mission et sauver des vies en Méditerranée,

Pendant ce temps, combien de noyés?

Ce drame est le nôtre, comme nous le rappellent certains artistes engagés, à l'exemple ici de Pierre Delavie et de son radeau de Lampéduse, un trompe l'oeil apparu il y a déjà 18 mois sur les bord de la Seine à Paris.

Devons-nous continuer à regarder mourir ceux qui ont déjà tant souffert, tout quitté et tout perdu à l'exception de cette infime lueur qu'est l'espoir de vivre en sécurité?

 

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8 mars 2018 4 08 /03 /mars /2018 08:08
Mirga, cheffe d'orchestre
Mirga, cheffe d'orchestre

A un peu plus de 30 ans, elle dirige l'orchestre philharmonique de Birmingham.

Elle est talentueuse, passionnée, habitée par la musique.  Ce sont toutes ces qualités qui ont permis à la jeune lituanienne, qui a fait ses armes à Salzbourg et Los Angeles, de prendre la tête de ce prestigieux orchestre, marqué par la personnalité de quelques chefs d'orchestre qui y ont forgé leur réputation, à l'exemple de Simon Rattle et Andris Nelsons.

Mirga Grazinyté-Tyla fait partie de ces femmes chefs d'orchestre qui affirment peu à peu leur capacité à diriger les plus grands orchestres.

En France, elles ne sont qu'une vingtaine sur environ 600 chefs, à l'exemple de Marie Jacquot, Laurence Equilbey, Claire Levacher, Marin Aslop, Mélanie Ley-Thiebaut, Emmanuelle Haïm, ou encore Claire Gibault que l'orchestre symphonique de Vienne, alors exclusivement masculin, refusait comme cheffe d'orchestre, y compris pour ses répétitions en 2000 !

Toutes apportent à la musique leur belle énergie, la petite touche sonore qui fait la différence, et cette impulsion qui incite l'orchestre à donner le meilleur de lui-même.

Pour mieux apprécier les prouesses de Mirga, je vous recommande ce document d'Arte, de 50 minutes environ. Prenez le temps de la regarder diriger au moins un morceau, de travailler avec chacun de ses musiciens. 

Un condensé d'energie et un beau moment musical.

 

 

 

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 17:44
Une femme contre l'obscurantisme : Al-Shymaa Kway Geer

 

Dans de trop nombreux pays d'Afrique subsistent des croyances au nom desquelles des minorités sont tuées chaque jour. Tel est le cas pour les albinos, victimes de meurtres ou d'amputations, car leur corps donnerait chance et prospérité à celui qui en détient un élément, macabre amulette.

L'albinisme est une maladie génétique qui se traduit, faute de mélamine en quantité suffisante, par une absence de pigmentation de la peau, des cheveux et des yeux. Elle peut être totale ou partielle, mais peut souvent également être source de déficience visuelle et d'une fragilité particulière à toute exposition au soleil.

Le nombre d'albinos dans le monde est de l'ordre d'1 individu sur 20 000, proportion toutefois très variable d'un pays à un autre. Dans certaines régions de Tanzanie par exemple, leur densité peut être dix fois plus élevée. Malheureusement, leur nombre plus important ne les protègent pas de l'obscurantisme.

Mais en Tanzanie, le combat est mené en faveur de ces personnes, même si les mentalités restent difficiles à faire bouger.

Al-Shymaa Kway Geer fait partie de celles et ceux qui essaient de faire évoluer la situation. Elle-même atteinte d'albinisme, elle a recueillie plusieurs enfants orphelins victimes des préjugés liés aux albinos, parfois meurtris dans leur chair.

Nommée députée en 2008 pour deux ans, elle a défendu la cause de ces personnes. Un autre député albino lui a succédé et désormais, les sorciers, naguère protégés, sont arrêtés pour certaines de leurs pratiques menaçant la vie , l'intégrité physique des albinos, ou susceptibles de le faire en favorisant des rituels et croyances aux dépens de ces personnes . 

La lutte contre la haine et l'obscurantisme est un combat de longue haleine. Mais si cette minorité doit continuer à porter chance à tout un peuple, il serait souhaitable que ce ne soit pas au prix de sa vie, mais plutôt que cette dernière soit au contraire la garante de la prospérité attendue. 

 

 

Al-Shymaa Kway Geer

Al-Shymaa Kway Geer

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