Pendant près de cinq siècles, cette ville née en plein désert a été un point de passage obligé de toutes les caravanes.
En 129, l'empereur Hadrien lui accorde le statut de ville libre, ce qui lui permet notamment de ne plus payer l'impôt à Rome et de profiter pleinement des richesses qui s'échangent en ville, aux origines les plus diverses. La laine y venait de Tyr, la soie et les fourrures de Chine, la myrrhe d'Ethiopie, l'encens d'Arabie...
Après un léger déclin, elle connaît une nouvelle période de prospérité entre 193 et 235. Elle devient alors colonie romaine et l'une des plus grande ville d'Orient.
Mais la ville a le malheur d'être située entre deux puissances ennemies : les Romains et les Perses. Après la bataille d'Edesse en 260 où l'empereur Valérien est fait prisonnier, le prince de Palmyre se proclame roi de l'Orient romain. Son épouse lui succède, l'intrépide Zénobie qui ne craint pas de refuser la tutelle de Rome. Mais la belle guerrière doit bientôt capituler et, ayant perdu sa reine, Palmyre s'éteint peu à peu.
Ici, l'histoire côtoie la légende.
Mais hier comme aujourd'hui, la guerre semble l'emporter, sans trop savoir si c'est désormais la trace de Rome, donc de l'Occident, qu'il s'agit d'effacer, ou le souvenir d'une femme courageuse et indépendante.
Photographies de Frédéric Soreau


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