Beaucoup de belles histoires naissent un peu par hasard. Rien ne prédestinait Jean Daum, notaire de son état, à acheter une verrerie. Cette décision, prise pour ne pas perdre les
capitaux engagés (prêts) dans une société en difficulté, marque le début d'une belle aventure.
Ce sont les fils de Jean, Auguste et Antonin, qui lui donneront l'impulsion. En 1891, un département artistique est créé dans l'entreprise pour la transformer en verrerie d'art.
En 1893, Jacques Gruber est embauché comme chef décorateur. Proche des milieux artistiques, attentif aux nouveaux courants de création, il va fortement influencer la production de Daum.
La sagesse (vase bleu en haut) en témoigne, tout comme ce Tristan et Yseult, ou encore ce superbe vase à décor de clématites. Il crée des pièces exceptionnelles qui vont asseoir le
prestige de la verrerie, notamment dans les expositions internationales où la marque acquiert une belle réputation et commence à décrocher de nombreuses récompenses.
En 1897, Jacques Gruber, qui développait déjà par ailleurs ses multiples talents, quitte la société. L'élan est donné, les coopérations existent et Daum continue sa recherche d'innovations et de créations.
Une certaine émulation existe entre les (futurs) membres de l'Ecole de Nancy, favorable à de nouveaux développement, à de nouvelles sources d'inspiration (la botanique notamment) et à de nouveaux procédés.
Les réalisations sont superbes et variées.
A la mort de Gallé en
1904, Daum devient la seule verrerie d'art de Lorraine. Elle confirme son excellence. La guerre cesse brutalement l'activité, mais elle reprend dès 1921 et se pousuit avec quelques collaborations
anciennes. Cette coupe, réalisée avec Majorelle en constitue un exemple.
L'entreprise passe progressivement de l'art nouveau à l'art déco.
Ces dirigeants ont compris que l'excellence et la longévité dépendent d'une innovation permanente, à laquelle contribue aussi les artistes, capables de sublimer la moindre création.
L'histoire
de Daum est une longue succession de collaboration avec des artistes prestigieux, qui permet aujourd'hui à la marque de garder son image de verrerie d'art d'exception et d'affirmer que l'art est
le luxe ultime.
Mais vous connaissez la suite de l'histoire... Qui a également fait l'objet d'un article il y a quelques mois.
Après le pont de papier de Shigaru Ban et le pont des fées, je vous propose un pont naturel, une immense arche de pierre, la plus grande d'Europe.
A la gloire de Nancy. Le nom de ce vase, signé Antonin Daum et qui reprend la silhouette des grilles de la place Stanislas, rappelle le rôle essentiel joué par cette
ville dans le développement de l'art nouveau.

Un vieux pont en pierres sur une rivière au
milieu des bois. C'est un lieu de promenade apprécié mais, comme souvent dans les Vosges, ce qui se dégage du lieu a donné lieu à une interprétation fantastique ou plutôt féérique, à moins que ce
ne soit le contraire...
Jean Genet : un personnage qui a
suscité bien des polémiques. Jean Cocteau et Jean-Paul Sartre se sont mobilisés pour le sortir de prison car ils appréciaient l'auteur. mais l'homme était avant tout un homme libre, sans maison,
sans lien (notamment de reconnaissance).
Parmi les
bassins de Versailles, entre le chateau et le bassin d'Appollon, un ensemble surprend avec certaines créatures qui semblent se métamorphoser. Ce bassin est celui de Latone et s'organise en
plusieurs niveaux.
La métamorphose apparaît
dans les statues en contrebas, réalisées par Balthazar Marsy et Claude Bertin. Elle surprend, dans la transformation autant que dans le résultat final...