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16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 11:04
Les jardins chinois à Chaumont sur Loire
Les jardins chinois à Chaumont sur Loire

Le domaine de Chaumont sur Loire cultive l'art du jardin. Son festival en constitue un exemple. En marge de cet évenement, il accueille également des réalisations pérennes, parmi lesquels des jardins chinois.

En Chine, créer un jardin est un art. en s'inspirant du yang et du yin, en utilisant les éléments symbolique que sont notamment l'eau et la pierre, il convient de créer une harmonie, un reflet de la nature qui peut aussi en être une interprétation.

Le résultat peut donc être très différent selon l'orientation choisie par son concepteur. La comparaison de deux de ces jardins en offre une belle illustration.

Le premier jardin se nomme Hualu, Ermitage sur Loire, mais ce pourrait être aussi, au vu des panneaux qui forment comme un parchemin, le jardin du Sud.

Les jardins chinois à Chaumont sur Loire
Les jardins chinois à Chaumont sur Loire Les jardins chinois à Chaumont sur Loire
Les jardins chinois à Chaumont sur Loire Les jardins chinois à Chaumont sur Loire

Ici, l'harmonie est dans le relief, rythmé par l'eau et une petite construction en bois. Les plantes jouent un rôle central éléments colorés du paysage qui varient avec les saisons.

Son concepteur est Che Bing Chiu, architecte, très sensible aux métamorphoses des lieux, ce qui transparît dans cette réalisation, très agréable.

L'atmosphère est totalement différente dans le jardin de Yu Kongjian. Le jardin y est plus dépouillé et joue sur l'harmonie dans le choix des couleurs, mais aussi des formes, entre le carré et le rond, qui constitue le nom de cet espace.

Le jardin associe souci de la gestion de l'eau et esthétique. Il joue sur l'insertion d'une forme dans une autre, une sorte de miniature. Il s'inscrit sans doute davantage dans la symbolique mais je trouve le résultat surprenant, empreint d'une certaine poèsie à laquelle concourrent les nénuphares. Une belle invitation à la méditation...

Les jardins chinois à Chaumont sur Loire Les jardins chinois à Chaumont sur Loire
Les jardins chinois à Chaumont sur Loire Les jardins chinois à Chaumont sur Loire

Deux autres jardins chinois sont présents sur le domaine, qui feront l'objet d'une présentation ultérieure.

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8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 14:26
Quand Buren sublime une oeuvre de Gehry...

La fondation Louis Vuitton abrite depuis quelques années ses collections d'art moderne dans une somptueuse nef, dont les douze voiles, aériennes et complexes, dessinent les circulations et les vues.

Ce bâtiment somptueux a été réalisé par l'architecte canadien Frank Gehry, ce créateur qui conçut, il y a déjà quelques dizaine d'années, le musée Guggenheim de Bilbao. D'autres réalisations ont fait l'objet de quelques lignes dans ce blog, à l'exemple de la maison dansante de Prague (http://writings2.over-blog.com/article-la-maison-dansante-107574822.html), de celle de Dusseldorf, de la tour de New York (http://writings2.over-blog.com/article-f-gehry-a-new-york-119840062.html) , ou du musée de la biodiversité à Panama (http://writings2.over-blog.com/2015/04/archi-couleurs.html).

Ce sont souvent des formes peu ordinaires, comme une feuille ondulante ou, au contraire comme si la matière s'était déformée en explosant, sans heurt toutefois, l'architecture de Franck Gehry se dessinant à partir de courbes.

La fondation Louis Vuitton revêt une forme originale, unique dans l'oeuvre de son créateur, tout en conservant une impression de légéreté, et ce vaisseau immense aux voiles gonflées semble prêt à s'envoler.

Quand Buren sublime une oeuvre de Gehry...

Daniel Buren a transfiguré cette oeuvre.Ce plasticien de la couleur, dont l'expérience s'est organisée à partir de la découverte d'un morceau de store coloré, motif détourné à l'infini, adapté à l'environnement, souvent extérieur, où l'artiste s'exprime.

Ses réalisations sont nées dans le monde entier, parfois pérennes, souvent temporaires : Paris, Pékin, Naples, Bruxelles, Bilbao aussi où le puente de la Salve qu'il a coloré de rouge fait déjà un joli cadre au musée conçu par Frank Gehry.

Il lui a sans doute été impossible de résister à la proposition qu'il lui a été faite, à l'idée de jouer avec cette immense nef de lumière. Il en a exploré les possibilités pour créer son observatoire de la lumière, appliquant des bandes de couleurs sur chacune des voiles. Un travail colossal pour un résultat surprenant, où la lumière joue en transparence comme en couleur, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur du bâtiment.

Quand Buren sublime une oeuvre de Gehry...
Quand Buren sublime une oeuvre de Gehry...
Quand Buren sublime une oeuvre de Gehry...
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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 14:01
Découverte du jardin du Haut Chitelet

Sur la route des crêts dans les Vosges, sur la commune de Xonrupt Logemer, se découvre un jardin atypique, ou plutôt susceptible de se fondre dans la végétation locale.Il s'agit d'un jardin d'altitude, bien loin des jardins d'agrément, mais plutôt orienté sur la présentation des espèces que l'on peut souvent croiser au hasard des randonnées.

Ce jardin est la propriété de l'université Poincaré et du Grand Nancy, Il peut se lire comme un prolongement montagnard du jardin botanique du Montet, à Vandoeuvre les Nancy. Ici, seules les plantes adaptées à un climat rude se développent. Elles sont 2 500, issues des Vosges en grande partie, mais aussi des principaux massifs montagneux d'Europe ou d'Amérique.

Découverte du jardin du Haut Chitelet
Découverte du jardin du Haut ChiteletDécouverte du jardin du Haut Chitelet
Découverte du jardin du Haut ChiteletDécouverte du jardin du Haut Chitelet

La sphaigne des tourbières y côtoie le chardon bleu ou la digitale, les points d'eau les rocailles...

Et au détour des sentiers se dressent parfois des arbres étranges, associant à la science un peu de poèsie et de mystère.

Découverte du jardin du Haut Chitelet
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26 août 2016 5 26 /08 /août /2016 16:54
Brassaï et la célébration de la vie

Avec "un costume pour deux", Brassaï nous offre une photographie superbe, mais également troublante.

Prise à la fin des années 1920, elle met en lumière la liberté d'aimer, de choisir son partenaire... A l'époque, cela n'allait pas de soi, à supposer que ce soit le cas aujourd'hui...

Ces amoureux sont beaux, image d'un bonheur et d'une certaine insouciance, de la fragilité d'un instant de grâce.

Je vous laisse apprécier ce cliché en noir et blanc, et tous les dégadés et nuances que ces couleurs extrêmes peuvent offrir.

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19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 18:02

Dans les jardins du XXIème siècle, thème de cette 25ème édition du festival des jardins de Chaumont sur Loire, l'équilibre entre l'homme et la nature change.

Parfois, la nature devient lieu de vie et la maison s'y intégre. Deux projets du festival offrent une variation sur ce thème. Dans le premier, la maison vivante, le jardin envahit la maison, mais il reste une structure en bois qui organise tout l'espace. Dans le second, vivre au jardin, le mobilier s'efface et devient transparent.

Vivre au milieu de la nature (Chaumont sur Loire)

La maison vivante a été conçue par deux paysagistes DPLG, Emilie Granier et Barthélémy Affres. Elle intègre dès le vestiplant les éléments du jardin. L'humour est au rendez-vous dans les noms des pièces, et on se surprend à imaginer des rêves bucoliques en découvrant le lit, perdu au milieu d'une abondante végétation. La salle des arrosirs fait office de douche, à condition de partager la place avec les plantes... Et je vous laisse découvrir la suite.

Vivre au milieu de la nature (Chaumont sur Loire)
Vivre au milieu de la nature (Chaumont sur Loire)
Vivre au milieu de la nature (Chaumont sur Loire)
Vivre au milieu de la nature (Chaumont sur Loire)
Vivre au milieu de la nature (Chaumont sur Loire)
Vivre au milieu de la nature (Chaumont sur Loire)
Vivre au milieu de la nature (Chaumont sur Loire)

Le ton est totalement différent dans Vivre au jardin. Adieu la récup'. Place à l'épure. L'homme semble moins cohabiter avec la nature que s'y fondre et sous l'amas de végétation, il faut distinguer les meubles transparents qui indiquent l'usage de l'espace. Le projet est signé Elorie Dauguet, scénographe, et Camille Baudelaire, designer. Un espace associant le minéral et le végétal. Il est plus visuel peut être et plus froid, interrogeant la place de l'homme, sa disparition aussi?

Vivre au milieu de la nature (Chaumont sur Loire)
Vivre au milieu de la nature (Chaumont sur Loire)
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14 août 2016 7 14 /08 /août /2016 10:51
Enseignes alsaciennes

Dans le centre touristique de Riquewihr en Alsace, les maisons colorées se succèdent, de même que les enseignes qui attirent le chaland vers les nombreuses boutiques.

La spécialité de ces dernières est souvent annoncée, alors que le dessin de l'enseigne est suffisamment explicite pour que la mention écrite apparaisse superflue.

En voici quelques exemples.

Enseignes alsaciennes
Enseignes alsaciennes
Enseignes alsaciennes
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21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 20:20
Les sculptures de bois flotté de James Doran Webb

Le bois flotté, comme son nom l'indique, est un bois qui est resté de longues semaines (ou plus) dans de la mer, grumes échappés de cargo, arbres ou parties d'habitations emportées par les tempêtes... Il a été creusé, attaqué par le sel et par l'eau, avant d'être rejeté sur les rivages.

Ce bois qui a déjà tant vécu connait grâce à James Doran Webb une nouvelle vie.

Séché, nettoyé, l'essence du bois se révèle, retrouve ses odeurs et ses qualités d'antan. Et sous la main de l'artiste, il est modelé, façonné et adopte la silhouette d'autres créatures, dragons, chevaux, rapaces, éléphants...

Une vie sauvage reprend ses droits.

Les sculptures de bois flotté de James Doran Webb
Les sculptures de bois flotté de James Doran Webb
Les sculptures de bois flotté de James Doran Webb
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14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 07:59

Tony Cragg est sans doute un des sculpteurs actuels les plus connus. Il a développé de multiples approches de la sculpture, travaillant avec des matériaux variés et sur certains thèmes très personnels. Par exemple, dans les années 1970, il récupérait les objet de la vie courante, souvent du plastique, pour les transformer en compositions souvent surprenantes.

Son oeuvre mériterait bien plus qu'un simple article. Il y a déjà quelques mois, je vous ai présenté des travaux qu'il a mené à partir des années 2000, en jouant sur la signification de visages, étirés jusqu'à l'abstraction, sans perdre toutefois une symbilique très forte.

http://writings2.over-blog.com/article-le-monde-etrange-de-tony-cragg-122033198.html

L'oeuvre présentée lors de la FIAC 2015 (foire internationale d'art contemporain), achetée par un collectionneur privé, relève de ce travail, avec toutefois une plus grande simplicité. Un visage esquissé, orienté au centre de la statue vers la droite, semble l'axe retenu par l'artiste. Un regard, une orientation, un point de vue pour reprendre le nom de la statue, qui est toutefois au pluriel. Car Tony Cragg exprime, par d'autre visages, beaucoup plus abstraits et caricaturaux, d'autres visions, d'autres orientations, à diverses hauteurs.

Une ode à la relativité ou à tolérance? C'est ainsi que j'aime voir cet étrange assemblage, mais à chacun sa lecture...

Une histoire de points de vue (Tony Cragg)
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7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 07:51
Après la montée des eaux (Chaumont sur Loire)

Pour l'édition 2016 du festival des jardins dont le thème était les jardins du siècle à venir, de nombreux concepteurs ont été inspirés par la montée des eaux.

Des variations différentes au grè de trois jardins : Néo Noé, que tombe la pluie et je reste.

J'aimerais vous présenter plus particulièrement ce dernier.

L'idée est simple. Après une tempête, un homme s'est réfugié dans son grenier. Le retour du calme n'a toutefois pas été accompagné de la baisse des eaux. Et dans ce nouveau monde en partie immergé, il doit réapprendre à vivre, développer de nouvelles cultures aussi pour survivre.

Une idée mise en scène par quatre jeunes femmes : deux scénographes (Lélia DEMOISY et Julie MAHIEU) et deux paysagistes DPLG (Adèle HOPQUIN et Maud NEGRON).

Tout commence dans le grenier où sont réunis tous les objets du quotidien sauvés des eaux...

Après la montée des eaux (Chaumont sur Loire)
Après la montée des eaux (Chaumont sur Loire)

Puis on accède à ce qui était le jardin, désormais immergé et devenu flottant. Les plantes ont été installées dans des barques, où a également embarqué le nain...

Dans ce monde hostile, naît un tableau poétique, une ode à la créativité humaine, quand l'inventivité et la capacité d'adaptation sont devenues indispensables à la survie.

Un très bel univers, où le dramatique côtoie l'espoir et où l'humour n'est pas tout à fait absent.

Une invitation aussi à découvrir les autres réalisations de ses conceptrices, les deux premières ayant réalisé conjointement plusieurs installations..

Après la montée des eaux (Chaumont sur Loire)
Après la montée des eaux (Chaumont sur Loire)
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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 21:06
Rédemptions?

La peine de mort n'est pas abolie en Corée du Sud. Elle n'a toutefois pas été mise en oeuvre depuis 1998, le Président alors élu ayant été lui-même dans le couloir de la mort à une époque où cette peine concernait les délits politiques.

L'action du roman de Gong Ji-young intervient à la fin des années 1990 et l'élection du Président jadis condamné à la peine de mort y est mentionnée dans un futur proche ou un présent immédiat. C'est une lueur d'espoir qui ne trouvera pas de concrétisation.

Le coeur de l'histoire est en effet la peine de mort, ou plus exactement elle constitue la toile de fond d'une rencontre bien improbable, dans les murs de la prison, entre une jeune femme de bonne famille et un condamné.

La première se détruit peu à peu en raison d'un viol subi 15 ans plus tôt, dissimulé par sa propre mère pour éviter le scandale, à moins que cette dernière n'aie jamais pu en accepter la réalité.

Le second est accusé d'un triple meurtre.

Le lien initial entre ces deux personnes est une religieuse, également la tante de la jeune femme (Yujeong), qui accompagne les détenus et demande à sa nièce de l'accompagner pendant un mois au lieu de suivre un psychiatre après une enième tentative de suicide.

Les premières rencontres sont difficiles, mais peu à peu la parole s'installe et avec elle tous les possibles de l'évolution intérieure d'un individu, avec des moments d'une rare intensité. Chacun apprend un peu l'humanité dans ce qu'elle a de meilleur, avance avec l'autre sur son propre chemin de rédemption.

Le roman est construit entre le présent, raconté par la jeune femme, et les souvenirs du condamné consignés dans un cahier bleu qui ne sera remis à Yujeong qu'après son exécutionn. Cela lui donne à l'histoire une dimension supplémentaire, une vie sordide pouvant peut-être justifier les meurtres, à condition que le condamné soit effectivement coupable, ce que seule la fin du roman met en doute, l'essentiel étant la transformation des deux personnages principaux, la mort de l'un n'étant peut-être pas nécessaire pour sauver l'autre...

C'est une très belle histoire, en même temps qu'un vibrant hommage à la vie, et un plaidoyer en faveur de l'abolition de la peine de mort.

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