Un banc avec une large assise pour se rassembler.
Tel est le banc conçu par Mel Bochner, en lien avec Michael Van Valkenburgh à l'université Carnégie Mellon à Pittsburg.
Il s'inscrit dans le Kraus Campo, un ensemble paysager moderne, où le contraste des formes et des couleurs donne vie à un vaste espace enserré par des hauts bâtiments.
Le banc constitue le point d'orgue et permet aux étudiants d'oublier le temps d'un instant leurs études pour courir entre les chiffres et donner à cet objet un côté dynamique et ludique.
Le charme de l'Angleterre tient en partie à ses cottages et aux jardins qui entourent ces derniers.
L'art du jardin anglais s'est exporté. Le bois des Moutiers en constitue un bel exemple en France. Mais un retour aux sources s'impose parfois. Je vous propose donc un petit détour par les jardins de cottage anglais, notamment par Sissinghurst.
Tout commence avec le cottage, un lieu de vie où le confort joue un rôle essentiel. Autour de ce bâtiment, dont le lierre envahit souvent les façades, le jardin s'organise en petites
sections.
La haie est un élément important, constituée de buis ou de lavande.
Les roses sont présentes, et ce n'est pas un hasard si pour rendre hommage à une paysagiste qui a marqué de son influence les jardins anglais, on a donné son nom à une rose : Gertrude
Jekyll.
C'est elle notamment qui est à l'origine des rhododendrons géants du bois des Moustiers. Car ce qui caractérise le jardin anglais, c'est l'abondance, des fleurs de toutes couleurs qui débordent des plates-bandes.
Je vous laisse profiter de cette agréable profusion.
Dans cette étrange maison, les tuiles ne sont pas sur les toits mais sur la façade, ou plus exactement sur la partie supérieure de la façade, la partie inférieure étant fermée par d'immenses baies vitrées.
Ce bâtiment a été concu par Aldo Celoria. Les tuiles en façade sont en cuivre texturé, ce qui permet de jouer avec les miroitements du soleil.
Quelques ouvertures bien positionnées pemettent de bénéficier aussi d'une belle luminosité à l'intérieur, même si elles compliquent sans doute l'ameublement...
Il est vrai que la vue est plutôt agréable dans cette région de la Suisse.
Aimeriez-vous, quand les températures montent dans la ville, pouvoir vous installer sur ce banc et profiter d'une plus grande fraicheur
(jusqu'à 10°C de moins que la fournaise ambiante)?
C'est possible dans la banlieue de Madrid, à Vallecas plus précisément, grâce à l'ingénieux système mis en oeuvre par trois architectes : Belinda Tato, José Luis Vallejo et Diego Garcia-Setien.
L'objectif était de recréer de l'espace social tout en adoptant une démarche environnementale. Au dessus des bancs sont installés des murs à arbres sur lesquels reposent un dispositif de rafraichissement. Le principe consiste, très schématiquement, à utiliser l'énergie solaire pour augmenter l'humidité relative produite par les végétaux, ce qui contribue à baisser la température. Ce système est parfois utilisé dans les serres.
La structure est démontable et conçue à 90% en matériaux recyclables.
Une initiative mise en place en 2004. La photo ne montre malheureusement pas si les gens s'installent plus volontiers sur ces bancs pour discuter, tout simplement.
Leur silhouette inquiète et leurs membres torturés semblent une supplique au Ciel. Ce sont les faux de Verzy, des hêtres nains, aux formes biscornues.
Ce sont des fous, des lutins diaboliques, nés de l'union pécheresse d'un moine et d'un démon femelle, abandonnés à la forêt. La nuit, ils guettent le voyageur égaré et malheur à lui...
Certains de ces faux auraient une autre origine. Car sur la colline de Reims vivait un riche commerçant, peu attentif aux autres, en particulier à ses animaux. Découvrant un nain un soir dans l'écurie, il voulu le frapper de son fouet. Mal lui en pris. Le lendemain, le commerçant avait disparu mais un nouvel âne était attaché près de la mangeoire. Mis à la tâche, il pleurait chaque fois que ses pas lui faisait traverser la forêt pour chercher du bois. De chaque larme naissait un petit arbre biscornu, un nouveau fau.
L'explication scientifique serait une mutation génétique... Dans tous les cas, la montagne de Reims et les faux de Verzy offrent un cadre de promenade agréable, étrange...
Après Les chaumes de Van Gogh, je vous propose de continuer le voyage pour (re)découvrir quelques toits magnifiques ou magnifiés par le pinceau de quelques peintres de renom.
A l'honneur aujourd'hui, Alfred SISLEY. Mi-français, mi-anglais, c'est un des maîtres de l'impressionnisme, souvent avec des paysages où l'eau joue un rôle de premier plan.
Dans l'oeuvre de Sisley, cette Cour de maison à Saint Mammès occupe donc une place particulière. Elle surprend par la façon dont la structure architecturale est rendue. Une jolie cour, avec un immense toit de tuiles, des cheminées, un chien assis... Et quelques personnages qui passeraient presque inaperçus, alors que le regard du peintre est une "intrusion" dans leur quotidien.
... C'est une explosion de couleurs et de musiques dans la ville...
Chaque année, Orléans fait revivre son héroïne. La fête dure une bonne semaine, avec un point d'orgue le 8 mai.
Jeanne (et c'était bien le prénom de la jeune fille désignée cette année) a ouvert la cérémonie.
Après le discours du maire et de son invité d'honneur, place au défilé militaire, où la tendance était plutôt au camouflage... Il y a eu aussi du beige, du kaki, du bleu, du rouge (les pompiers...) ...
Puis place au défilé des provinces : Jeanne et ses compagnons, pages et soldats pour commencer...
(les premiers étaient déjà là pour l'ouverture...)
Puis les Ecossais (en 1429 le futur roi de France s'était allié à l'Ecosse, contre l'ennemi commun : les Anglais ...)
Suivaient gentes dames et damoiseaux... Puis des délégations de toute la France en costume, dont des Antillais...
Ensuite, place aux "corps constitués" dont en robes les magistrats, professeurs d'université et religieux. Il était facile de reconnaître les élus avec leur écharpe. Les scouts et clubs sportifs finissaient la marche.
Un moment en couleurs, et dans un esprit festif.
Ce sont sans doute les bancs les plus célèbres de France : ceux de l'Assemblée Nationale.
Depuis l'installation du Conseil des Cinq cents en 1798 dans ce qui était à l'origine le palais de la fille légitimée de Louis XIV et de Mme de Montespan, ils en ont vu passer bien des députés, dont certains restent dans toutes les mémoires : Gambetta, Thiers, Jaurès, Clémenceau...
Bien des combats de tribuns se sont déroulés dans cette salle des séances, qui pourrait témoigner aussi des grandes heures de notre histoire :
déchéance d'Empire, naissance de républiques et tant de sujets évoqués...
De petits bancs dans une de nos grandes institutions.