
Cette tapisserie du XIVème siècle est la plus longue au monde (140 mètres), malgré ses mutilations au fil des siècles, notamment au XVII ème siècle où elle fut coupée pour des besoins de présentation.
Après la révolution, cet objet, sans doute devenu encombrant, est retrouvé dans une abbaye où il servait à envelopper les orangers pour les protéger du froid.
Je vois propose de découvrir cette tenture de laine, réhaussée de quelques fils d'argent, qui fit sensation lors du mariage de Louis II d'Anjou avec Yolande d'Aragon en 1400. C'est un objet, exposé dans le chateau d'Angers, qui demeure dans un état de conservation exceptionnel.
Cette tapisserie a été commandée vers 1380 par Louis d'Anjou vers 1380 à Nicolas Bataille. Sa réalisation, effectuée selon les maquettes du peintre Jean de Bruges, a duré plus de sept ans.
Pourquoi avoir choisi d'y représenter l'Apocalypse?
Ce texte, écrit par l'apôtre Jean, donne lieu à de multiples interprétations, auxquelles je n'ai pas les moyens d'apporter ma contribution. Il convient simplement de souligner que son illustration est très prisée par les rois chrétiens depuis le Vème siècle et que la signification du mot Apocalypse signifie Révélation.
Très brièvement, sur un trône céleste figurent sept sceaux. A chaque fois que l'un d'eux est brisé, des évenements se produisent. Les cavaliers surgissent, des bêtes monstrueuses apparaissent...
Des sages continuent toutefois de respecter les commandements de Dieu.
Ils seront sauvés alors que les forces du Bien et du Mal se livrent combat.
Une femme (Marie ou l'Eglise?) est sauvée, ainsi que son enfant.
Ailleurs, la violence se poursuit, les sauterelles envahissent la terre, suivies par une série de catastrophe...
Après de rudes combat, le Bien triomphe et la Jérusalem céleste apparaît aux justes.
La tapisserie vous attend à Angers, pour y admirer la qualité du tissage, les couleurs, les subtilités et peut-être réinterpréter ses illustrations...