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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 17:14

Depuis deux ans, cette pièce de Philippe Lellouche (Boire, fumer et conduire vite) fait le tour des salles de spectacles, à Paris et en province.

Elle fait beaucoup rire, réfléchir un peu aussi. Retour sur cette pièce dans une séquence humour.

 

Boire-Fumer-Et-Conduire-Vite theatre fiche spectacle une

 

Un soir de Saint Sylvestre, trois hommes se retrouvent en garde à vue dans un commissariat parisien. L'un a un peu trop bu (Greg, interprété par Christian Vadim), le second a fumé dans un espace interdit (David Brécourt), le troisième s'est fait prendre en excès de vitesse alors qu'il n'avait plus de permis de conduire (Philippe Lellouche).

 

Ils reçoivent la visite d'une avocate commise d'office (en principe Vanessa Demouy mais dans la représentation que j'ai vue, c'est Marie Fugain qui tenait ce rôle).

 

Les répliques fussent, tout comme le rire. Le plus drôle, à mon sens, est la reconstitution de l'interpellation. Elle est caricaturale, tout en sonnant juste, et chacun des acteurs y apporte sa touche, de la colère initiale au pur délire.

 

Mais finalement, ce qui ressemblait à une cellule ne l'est peut-être pas tout à fait. Le rebondissement convainc difficilement, mais la bonne humeur est lancée et on se laisse porter jusqu'à la fin du spectacle.

 

Ces hommes si différents sont de la même génération et peut-être pas si éloignés que cela... Passée une dernière partie moralisatrice vite remise en cause, la pièce est amusante, touchante parfois, notamment grâce au personnage de Christian Vadim, qui sait émouvoir autant que lancer des répliques hilarantes.

 

Un bon spectacle pour une soirée de bonne humeur, loin du brouillard qui s'installe dehors, servi avec brio par le quatuor du Jeu de la vérité.

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13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 17:41

destins 13

Destins est une saga de 14 volumes, édités chez Glénat entre janvier 2010 et décembre 2011. Cette BD, réalisée par de nombreux scénaristes et dessinateurs, est orchestrée par Frank Giroud (scénariste magistral du Décalogue, de Louis la guigne et de bien d'autres histoires passionnantes)

 

Un travail d'équipe

Un studio a été constitué pour chacun des tomes.

 

Parmi les dessinateurs ont collaboré à Destins des personnalités telles que Gilles Mezzono, Yves Lécossois, Eugénio Sicomo, Espé, Daphné COllignon, Béhé, Luc Brahy.

 

Parmi les scénaristes on retrouve notamment Denis Lapière, Virginie Greinier, Eric Corbeyran, Makyo...

 

Ces listes sont loin d'être exhaustives, sachant que cette collaboration a permis d'apporter à chaque album une touche spécifique, des univers très différents, des dessins aussi.

 

Aussi, dans la Vengeance, on retrouve cette recherche d'une autre perception du monde, telle que Makyo la définit dans certaines de ses oeuvres dont la balade du bout du monde, notamment son cycle 2.

 

 

Une idée originale

Destins part de l'idée qu'un même évenement peut donner lieu à des développements différents.

 

Ainsi, alors qu'elle était étudiante aux Etats Unis, Ellen a participé à un hold up. Des personnes ont été tuées dont l'homme qu'elle avait suivi. Des années plus tard, Ellen s'est imposée dans l'humanitaire. Elle est mariée à un brillant avocat et a deux enfants. Un jour, elle apprend qu'une femme a été condamnée à mort à sa place, et qu'elle va être éxécutée. Deux possibilités s'offrent à Ellen : ignorer la situation et poursuivre sa vie (série rouge) ou se dénoncer (série bleue).

 

Les chemins ne sont toutefois pas si simples et Ellen doit affronter bien des obstacles. Certains tomes sont surprenants, à l'exemple du 4 (Paranoia) où le mari d'Ellen essaie de la dissuader de se dénoncer, avec des méthodes bien particulières...

 

 

Les volumes sont d'un intérêt inégal selon la sensibilité du lecteur, mais le résultat est globalement intéressant et l'épilogue est attendu avec impatience.

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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 17:10

A proximité immédiate de la Valette se dressent trois cités dont Vittorioso, qui s'achève sur le fort Saint Ange. Pendant plus de 200 ans, Vittorioso abrita le siège de l'Inquisition à Malte.

 

P1000196 L'Inquisition à Malte

 

62 Inquisiteurs se sont succédés à Malte entre 1574 et 1798 (date à laquelle les Français abolissent cette institution).

 

Elle fut mise en place à la demande des chevaliers de l'ordre de Malte, face à la montée du protestantisme sur l'île.

 

Pendant plus de 200 ans, l'Inquisition veille à la pureté de la religion sur cette terre de passage, très attentive notamment à la conversion des musulmans au catholicisme et à l'interdiction des idées et des livres qui ne respecte pas une stricte lecture des Ecritures.

 

Le Caravage, plutôt libre penseur, est un des prisonniers les plus célèbres passés devant le sinistre tribunal de l'Inquisition.

 

L'Inquisition surveille l'entrée des nouveaux arrivants au port, incite les habitants à la délation et, quand le prévenu estt réticent à avouer, use de la torture. Les punitions sont variables en fonction de la gravité de la faute et peuvent aller de quelques privations et prières à une condamnation aux galères.

 

Le palais de l'Inquisiteur

 

Le palais de l'Inquisiteur est situé triq il Mina il Kbira. C'est un bâtiment austère de plusieurs étages.

 

P1000206La salle du tribunal (camera secreta) est une des plus impressionnante. On imagine l'accusé installé sur le tabouret et les juges siègeant face à lui.

 

On trouve également dans les étages du mobilier religieux (autel de campagne notamment) dans les appartements de l'Inquisiteur.

 

Un espace abrite des éléments du folklore maltais (poupées), un autre des éléments qui rappelle l'époque des Inquisiteurs (crécelle, pénitents...).

 

Le rez de chaussé donne sur une cour entourée de hauts murs. Dans l'aile droite ont été aménagés des cachots.

 

 

 

 

 

Ce bâtiment est le souvenir d'une époque dure, où chacun devait respecter les règles du catholicisme, y compris les chevaliers de l'Ordre, susceptibles de se retrouver devant la camera secreta, même si l'Ordre préférait généralement s'occuper de ses membres déviants et que les relations entre les deux autorités n'étaient pas toujours les plus faciles.

 

 

 

 

 

 

 

 

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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 00:00

Inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO, la place Stanislas à Nancy est sans doute une des places les plus belles du monde. Pour vous inciter à la visite, on va voir la présentation des lieux (localisation et description), avant d'évoquer brièvement son histoire et ce qu'elle représente encore aujourd'hui.

Localisation et description

Il est impossible de visiter Nancy, en Meurthe et Moselle, sans s'arrêter sur la place Stanislas pour sa réputation, mais aussi plus simplement parce qu'elle constitue, aujourd'hui encore le coeur de cette ville.

Elle a été conçue pour relier la vieille ville médiévale (avec la porte de la Craffe notamment) à la ville neuve (celle des XVI et XVIIème siècles) et elle est toujours la place de l'Hôtel de Ville.

La place Stanislas se distingue non par sa taille (106 m x 124), mais par l'ensemble architectural qu'elle constitue.

Cette place, au milieu de laquelle trône une statue, est bordée de bâtiments de style néo-classique : la mairie de Nancy au sud, quatre grands pavillons (l'Hôtel de la Reine, le pavillon Jacquet, l'Opéra théâtre et le Musée des Beaux Arts) et enfin deux petits pavillons qui ouvrent la perspective via l'Arc de triomphe sur la place de la Carrière (où se trouve l'ancien palais du gouvernement).

Tous ces bâtiments, construits par Emmanuel Héré, sont classés aux Monuments historiques, dont l'Hôtel de ville de 98 mètres de long, remarquables pour sa façade (avec le logo de la ville et celui de Stanislas), son escalier à deux courbures et son salon carré.

Des portiques en ferronnerie complètent la perspective, ouvrant notamment sur le parc de la Pépinière.

Un peu d'histoire

La place Stanislas a été construite entre 1751 et 1755. Stanislas Leszczynski, ancien roi de Pologne et duc de Lorraine ont commandé en l'honneur de son gendre, le roi Louis XV, cette place royale.

Cette dernière a connu ses heures d'histoire (avec notamment le bivouac des cosaques en 1813) et s'est transformée au fil de l'urbanisation (réverbères, stationnement...).

En 2005, pour son 250ème anniversaire, et après des travaux de 2 ans et de 8 millions d'€, elle retrouve sa splendeur d'origine : la circulation y est interdite, la place totalement pavetée, l'éclairage repensé et les façades restaurées.

La place Stanislas aujourd'hui

La place Stanislas est LE lieu de rendez-vous de tous les Nancéens et visiteurs, notamment pour la Saint Nicolas (début décembre) et les jardins éphémères en octobre. Le parc de la Pépinière, attenant, est aussi la promenade de toutes les familles.

De nombreux forfaits sont proposés par l'office de l'année, toute l'année, avec aussi la possibilité de découvrir la facette Art Nouveau de la ville (Ecole de Nancy).

Pour plus d'information, Ot-nancy.fr (office de tourisme) ou Nancy.fr (le site de la ville).

Nancy, La place Stanislasnancyplace stanislas, nancyNancy - Place Stanislas - 16-05-2006 - 11h11

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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 17:24

Paragraphe175.jpg

 

En cherchant quelques idées pour ce casse tête de la semaine, je me suis souvenue des images d'un film, dont j'ai malheureusement oublié le nom, qui relatait l'existence des triangles roses dans un camp de concentration, le sadisme particulier des gardes à leur égard avec l'un des trianges roses brûlé vif, la révolte d'un jeune homme et son partage du sort peu enviable de cette catégorie de prisonniers.

 

Les triangles roses

Dans les camps de concentration, chaque catégorie de prisonniers était "marquée" par un signe distinctif. Le triangle rose désignait les homosexuels.

 

Le paragraphe 175 du Code pénal allemand définit alors, depuis déjà longtemps, l'homosexualité comme un délit. En 1935, ce délit devient un crime passible de déportation. Ce sera le sort subi par près de 10 000 personnes.

 

La vie dans les camps est très dure mais cette catégorie de prisonniers fait l'objet de sévices particuliers. Ce qui est considéré comme une déviance fait l'objet de punitions, allant jusqu'à la castration, sans parler d'expérimentations qui dénient toute dignité humaine.

 

Peu reviendront de cet enfer et parmi les rares survivants, très peu oseront prendre la parole.

 

 

Les oubliés de l'histoire

L'homophobie a perduré bien au delà du nazisme et la reconnaissance des crimes commis envers les triangles roses n'est en cours que depuis les années 1990. En France, Pierre Seel a été une des voix qui a permis la reconnaissance de ces oubliés de l'histoire, dont la presse s'est fait tardivement l'écho en août 2011 avec la mort du dernier triangle rose, Rudolf Brazda.

 

Une association existe aujourd'hui, qui oeuvre toujours pour que cet épisode soit connu, pour que la mémoire atténue une attitude vis-à-vis de ceux qui "sortent de la norme" qui reste souvent hostile ou ambigue. De nombreux documents et références sont disponibles sur son site : www.deportation-homosexuelle.blogspot.com . La réalité dévoilée est bouleversante.

 

En Allemagne, un mémorial a été inauguré en 2008, qui a également libéré la parole, pour que l'histoire resurgisse, pour qu'elle ne se renouvelle pas.

 

 

 

 

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 18:03

louislaguignecouv11.jpg Publié entre 1982 et 1997 aux éditions Glénat, Louis la guigne raconte les aventures d'un personnage peu commun (dont le BD porte le nom), ancien poilu, anarchiste et attaché à une liberté qui se paie très cher entre 1920 et 1939.

 

 

Un périple entre Europe et Etats-Unis

 

 

Louis la guigne est français, d'un milieu populaire qu'il revendique fortement.

Il développe un don particulier : celui de toujours se retrouver dans des histoires dangereuses. Il est vrai que ses convictions permettent à cet ancien poilu ne n'avoir peur de rien, mais que de fuites pour échapper à ses poursuivants...

 

Louis se bat pour la liberté et la dignité en France, mais aussi en Allemagne, en Italie ou en Espagne. Recherché par la police, il se réfugie un temps aux Etats-Unis, ce qui permet au lecteur d'"apprécier" la condition des Noirs à l'époque et de découvrir le monde du jazz.

 

L'action est permanente, les amitiés franches et la description de l'évolution politique de l'Europe est bien rendue.

 

C'est une série BD qui mérite d'être découverte, ne serait-ce que pour le talent de son scénariste, Franck Giroud, et de son dessinateur, JP dethorey.

 

 

 

Une BD servie par un duo de talent

 

Franck Giroud est très connu des amateurs de BD, avec quelques titres emblématiques, sont le décalogue, les oubliés d'Amann, Quintett ou Secrets.

 

C'est un scénariste d'une grande sensibilité, passionnée d'histoire et qui n'hésite pas à montrer l'envers du décor. Louis la guigne est un tournant de sa carrière car c'est grâce à cette série qu'il peut se consacrer exclusivement à l'écriture, pour le plus grand plaisir de ses lecteurs.

 

Louis la guigne doit également son succès au talent de son dessinateur, JP Dethorey, qui a travaillé pendant longtemps pour la presse enfantine avant de collaborer avec quelques grands noms de la BD : Franck Giroud bien sûr, mais aussi     JP Autheman (le voyage du bateleur) et Patrick Cothias (Coeur brûlé, que la maladie ne lui permet pas d'achever).

 

 

 

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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 21:37

Amusement de salon au siècle des Lumières, l'électricité a longtemps conservé un caractère ludique dans les foires tout en devenant un formidable moteur de la révolution industrielle.

 

L'électricité représente aujourd'hui un tiers de l'énergie consommée dans le monde. Les avancées technologiques couplées aux exigences du développement durable, dans tous ses aspects, lui promettent encore un bel avenir.

 

Retour sur l'histoire de la fée électricité et ses enjeux.

 

 

Les origines d'une fée

 

 

Les manifestations naturelles de l'électricité, à l'exemple de l'orage, ont toujours fascinées les hommes qui, peu à peu ont apprivoisé l'origine divine de ces phénomènes. En 600 avant Jésus-Christ, Thalès de Milet constate que l'ambre frottée (magnétisée) attire de petits matériaux.

 

Il faut toutefois attendre le XVIIIème siècle, avec des personnages comme Du Fay ou Coulomb, pour que l'électricité devient un sujet de recherche et de curiosité.

 

En 1799 Volta invente la pile électrique, en 1868 Gramme créé la première dynamo. puis Edison donne naissance à l'ampoule à incandescence en 1879. Une première centrale hydraulique est édifiée dès 1879 à Saint Moritz et en 1889 est inaugurée la première ligne électrique. L'aventure peut commencer.

 

Ces expérimentations donnent l'impulsion à de multiples procédés industriels, avec une innovation continue. En 1937, lors de l'exposition universelle des arts et techniques, Raoul Dufy conçoit un immense panorama historique et thématique de l'électricité, présenté dans une pièce sombre et éclairé de quelques projecteurs. Le nom de cette immense fresque : la fée électricité.

 

 

Des enjeux importants

 

 

Il n'est plus concevable aujourd'hui d'imaginer le présent et le futur sans éléctricité. Celle-ci s'est, en effet, imposée comme une énergie majeure du XXème siècle et pourrait l'être encore au XXIème siècle, notamment avec l'épuisement des énergies fossiles.

 

Néanmoins, l'électricité résulte d'un "mix" qui a évolué au cours des décennies. Les centrales hydrauliques cotoient les centrales thermiques, les centrales nucléaires et les nouvelles sources alternatives (solaire et éoliennes notamment).

180px-PylonHorizon.pngSur les 550 TWh produits en France en 2010, 408 étaient d'origine nucléaire. Mais les conventions internationales, les directives européennes et le Grenelle de l'environnement change progressivement la donne. La part des énergies alternatives progressent, sans toutefois parvenir au rendement actuel du nucléaire.

 

Les directives européennes et leur intégration dans le droit français n'influent pas seulement sur la production d'électricité. La loi 2004-803 du 9 août 2004 a ainsi ouvert la distribution à de nouveax acteurs, mettant fin au monopole d'EDF.

 

Mais les enjeux économiques et environnementaux doivent aussi s'adapter aux contraintes sociales.L'électricité est indispensable dans tous les habitats, dans tous les foyers, indépendamment des capacités contributives des bénéficiaires. Ce besoin justifie la création de fonds d'aide, à l'exemple du FSL, mais aussi le retour des tarifs réglementé (loi NOME du 8 décembre 2010).

 

 

L'électricité n'est plus seulement aujourd'hui l'affaire de quelques savants de talents, même s'il est indispensable de faire encore évoluer les usages et modes de consommation. C'est aujourd'hui un enjeu sociétal de première importance. Si le temps d'une croyance illimitée au progrès n'est plus de mise, s'il y a parfois de l'électricité dans l'air entre gouvernement et fournisseurs sur le prix de cette énergie, s'il reste encore beaucoup à faire pour la mise en oeuvre d'un véritable développement durable, il est fort probable que l'électricité a encore de beaux jours devant elle. L'aventure continue...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 21:30

 

Parue en 2011 aux éditions Dupuis, Alter Ego est une série BD de six volumes. Elle repose sur un concept intéressant dans la mesure où chaque tome offre un regard différent sur une même histoire et donne quelques éléments de réponse

 

 

Une histoire entre intrigue politique et énigme politique...

 

 

L'histoire se construit à partir d'une découverte scientifique majeure : chacun de nous (ou quasiment) serait relié à un ou plusieurs alter ego, des personnes nées le même jour dont la disparition a des incidences majeures sur la santé des membres du groupe.

 

Une telle découverte peut être utilisée en protégeant les membres d'un même "groupe", éventuellement contre leur grè, ou, au contraire, en faisant méthodiquement disparaître chacun des éléments pour en atteindre un, par exemple pour éliminer le chef d'un groupe terroriste.

 

Il est dès lors facile d'imaginer les dérives possibles...

 

Les différents volumes portent le nom du personnage par les yeux duquel l'histoire est vue : Camille, Noah, Fouad, Jonas, Darius et Park.Couv 138830

 

 

...Servie par une équipe de talents

 

 

Il est rare qu'une série complète puisse être publiée la même année. Pour y parvenir, c'est toute une équipe qui s'est mise au travail. Elle comprend deux scénaristes (Pierre-Paul Renders et Denis Lapière), une coloriste (A Ralenti), un directeur artistique qui est aussi dessinateur (M. Reynès) et quatre autres dessinateurs, deux plus spécialisés dans les personnages (Efa et Emil Zuga), les autres dans les décors (B. Bénéteau et L. Erbetta).

 

Le résultat est d'une grande qualité graphique. Le concept, avec ses entrées multiples, est original avec des personnages plus complexes que d'autres. Tel est le cas notamment de Jonas, ce jumeau doté de bien des qualités, à la fois médium, répereur et tueur à l'occasion...

 

Alter ego est donc une série intéressante. Elle manque toutefois de cette force de conviction qui emporte le lecteur. Par ailleurs, ces entrées multiples laissent encore bien des blancs dans l'histoire. Ce peut être une liberté pour imaginer d'autres issues que celle qui est suggérée, mais il reste un goût d'inachevé. C'est dommage.

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 19:43

 

L'ordinateur est un appareil ancien, né pendant la seconde guerre mondiale et qui acquiert ce nom en 1955 en France (au lieu de calculateur). C'est une machine qui ordonne les données et les stocke. C'est en soi déjà une petite révolution mais ce sont surtout les systèmes d'exploitation qui en démocratise l'usage.

 

Comment imaginer aujourd'hui l'entreprise sans ordinateur? Retour aux grandes fiches cartonnées? Aux archives papier qui s'étendent sur des kilomètres (ce dernier point n'a peut-être pas tellement changé finalement...). Les métiers se sont transformées, le nombre de secrétaires ou assistantes a fortement diminué, chacun devant se débrouiller avec son clavier...

 

Pour tous, c'est peut-être l'usage de l'internet qui a modifié le plus les comportements. comment se passer de certains blogs sur lesquels nous passons des heures, avec des relations qui nous font parfois négliger les plus proches... Sans même parler d'autres activités.

 

L'ordinateur aujourd'hui, ce sont aussi des jeux, autant que sur les consoles et on est bien loin des premières parties de tennis sur amstrad (deux barres et un point qui bougeait...), des heures passées à affronter des personnes du monde entier et à oublier parfois le conjoint ou les enfants.

 

L'ordinateur est un outil formidable. Qu'il ait changé nos vies est indéniable. A chacun de juger si ce changement est toujours positif... Et j'en oublie le repas dominical...220px-PacMan_Ghost_svg.png

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 10:39

 

Les femmes, minoritaires dans les lieux de pouvoir, ont par ailleurs souvent bien des difficultés à s'y faire entendre. Lorsqu'elles prennent la parole, elles sont, plus fréquemment que leurs collègues, ignorées ou chahutées. Faut-il changer de sexe pour être pris(e) au sérieux?

 

C'est ce que préconise d'une certaine façon un groupe féministe, qui ne manque pas d'humour. Son nom , la Barbe, suffit à en refléter la philosophie, entre un raz le bol de la situation et la tentation de se faire passer pour un homme (à défaut de l'être) pour se faire entendre.

 

Le principe est simple : un groupe de femmes, munies de barbes postiches, investissent des lieux (assemblées, verrnissages, festivals...) pour attirer l'attention des médias. Le palais du luxembourg a ainsi reçu la visite des femmes à barbe, ainsi que le congrès de Médecins du Monde...

 

 

220px-Mujer_barbuda_-28La_femme_-C3-A0_barbe-29_-_Ribera.jpg  On est loin des phénomènes de foire, naguère exhibées, mais le principe est également de susciter l'attention et l'interrogation. On est loin aussi des barbus intégristes de tous bords et Marianne elle-même se voit doter d'un nouvel "appareil" sur le site du mouvement, qui manie l'humour décalé avec beaucoup de charme.

 

Le groupe d'action féministe, à l'origine de cette idée, n'est pas une entité structurée, avec carte et adhésion. Il rassemble toutefois, dans la plupart des grandes villes de France, celles et ceux qui veulent faire bouger les mentalités, à travers quelques actions médiatiques qui ne remplacent sans doute pas un travail de fond, mais qui mérite au moins de sourire.

 

Pour plus d'information, un site www.labarbelabarbe.org

 

 

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