6 décembre 2021
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Située à l'entrée Est du jardin du Luxembourg, cette fontaine et le grand bassin d'eau qui lui a été ajouté en 1861 par Alphonse de Gisors pare ce bijou de verdure d'un joyau particulier.
Le lieu, malgré la forte fréquentation du jardin, offre douceur et sérénité, ainsi qu'une petite touche de romantisme.
La sculpture d'Auguste Ottin reprend, en effet , le mythe de Galatée. Il s'agit d'une nymphe, éprise d'un beau berger, Acis. Or les deux amants sont surpris par Polyphème, un Titan également épris de la belle, qui fou de jalousie arrache un rocher et le jette sur l'infortuné berger. La nymphe transforme alors les flots de sang qui s'échappe du corps de son amant en eau, dans laquelle elle viendra se baigner chaque jour.
Ce thème a été choisi par la reine Marie de Médicis, qui souhaitait y retrouver un peu de Florence.
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Histoires d'ô...
Eaux et jardins
2 décembre 2021
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Le Musée des Arts décoratifs de Paris abrite deux salles, de part et d'autre de l'escalier d'honneur, consacrées à la joaillerie. La première est dédiée aux bijoux anciens, la seconde à des créations plus contemporaines.
Parmi les trésors du premier espace, quelques peignes de style art nouveau ont retenu toute mon attention. Merveilles de finesse, composés d'or, de corne ou d'ivoire, d'émail, ils sont signés René Lalique, Georges Fouquet ou Lucien Gaillard.
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Bijoux
Art nouveau
29 novembre 2021
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Pour terminer la série du mois sur les maisons anciennes, je vous propose un détour par Collonges la Rouge, commune de Corrèze classée parmi les plus beaux villages de France, en raison de son environnement verdoyant et de ses maisons de grès rouge.
Parmi ces maisons, celle dite de la sirène, qui date du XVème ou du XVIème siècle.
Les deux photographies présente la même bâtisse, sous des angles différents.
Cette maison tient son nom d'une petite sculpture sur un des côtés de la porte. Une autre lui fait face, représentant un homme aux longs cheveux sur un dauphin, mais le charme de la sirène l'a emporté, ou sa mauvaise réputation,..
Cette maison, qui abrite les amis de Collonges, est régulièrement ouverte et propose au visiteur de découvrir un intérieur traditionnel.
Cette maison, qui abrite les amis de Collonges, est régulièrement ouverte et propose au visiteur de découvrir un intérieur traditionnel.
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Histoire et patrimoine
24 novembre 2021
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Cette maison originale est située dans le nord est du centre de Bruxelles, un quartier aménagé à la fin du XIXème siècle à partir de quelques squares, dont le square Ambiorix, autour desquels des maisons ont été construites, dans le style de l'époque, essentiellement néo-renaissance flamande, mais aussi Art nouveau.
La maison Saint Cyr, du nom de son premier propriétaire, le peintre et décorateur Georges Léonard Saint Cyr, est une de ces réalisations Art nouveau, qui se distingue notamment par une façade étroite (4 mètres seulement).
Elle a été conçue par Gustave Strauven, un architecte qui a été l'élève de Victor Horta.
Les détails de la façade et de ses superbes ferronneries méritent de s'y arrêter, avant de découvrir quelques images de l'intérieur.
15 novembre 2021
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...Laurent Geslin nous en offre un joli tableau coloré.
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Photographes
11 novembre 2021
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Cette maison, située au 51 rue de Montmorency dans le 3ème arrondissement et construite en 1407, est la plus ancienne de Paris. Sa longévité est sans doute due au matériau utilisé, de la pierre calcaire, fait assez rare pour une maison en ce début du XVème siècle, où bois et torchis étaient la base de la plupart des maisons d'habitation, la pierre étant réservée aux églises et aux châteaux.
Cette maison appartenait à Nicolas Flamel, copiste et libraire, d'extraction modeste qui aurait fait brusquement fortune en 1382 et fait construire ainsi plusieurs maisons à Paris où il accueillait les personnes qui en avaient besoin en contrepartie de quelques prières, comme le rappelle l'inscription gravée sur la façade.
Cette brusque richesse, cette générosité, et certaines inscriptions de la façade, que des passionnés d'ésotérisme tentent de déchiffrer depuis des siècles, ont alimenté l'idée que Nicolas Flamel aurait été alchimiste et qu'il aurait percé le secret de la transformation du métal en or.
L'apparition de ce personnage dans un épisode d'Harry Potter résulte sans aucun doute de cette réputation, qu'elle contribue à étoffer également.
Aujourd'hui, c'est un magicien du goût qui officie à cette adresse, Grégory Garimbay, qui a transformé le lieu en un restaurant gastronomique.
7 novembre 2021
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Comment transformer la figue en succès gourmand?
C'est à cet exercice que s'est livré Christophe Michalak, avec ce succès revisité.
Le succès est un entremets habituellement composé de deux disques de dacquoise garnis de crème au beurre pralinée.
Ici, la crème est réalisée à partir de crème UHT, de feuilles de figuier, de cassonnade, de jaunes d'oeufs, de mascarpone et de crème pâtissière, le tout accompagné de quelques feuilles de gélatine pour en assurer la tenue.
Cette crème est ce qui se voit de la boule centrale sur laquelle viennent se greffer de multiples petites meringues en forme de gouttes qui ont été légèrement colorées en violet.
La boule centrale représente l'étape qui demande le plus de patience. Elle est, en effet composée de deux demi sphère. La première contient la crème et une meringue, la seconde, toujours de la crème avec cette fois une compotée de figues, qui a préalablement reposée au congélateur pendant une nuit. Ces phases de repos (3 nuits au total) sont essentielles à la réussite de ce succès, avant que la boule soit couverte pour mieux en assurer le lissage, et que le dessert soit enfin dressé, légèrement saupoudré de sucre glace et de morceaux de figues fraîches.
C'est une recette un peu trop longue pour figurer dans les formations que dispense le chef, mais il est assez facile de découvrir, avec des séances de 3 heures, comment réaliser quelques unes de ses recettes phares. Quand il les anime, ces séances coûtent environ 300 € par personne (et il faut s'y prendre tôt pour réserver). Si c'est un chef de sa brigade qui officie, la somme à débourser ne sera que de 135 €.
Vous pouvez aussi vous arrêter dans sa boutique du Marais à Paris et simplement succomber à une de réalisations du jour.
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A croquer
2 novembre 2021
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Jusqu'au 16 janvier 2022, le musée du quai Branly à Paris propose une exposition originale sur les arts martiaux d'Asie.
L'exposition commence avec l'Inde, se poursuit avec la Chine et s'achève sur le Japon. Un long voyage commence, qui est aussi un voyage dans le temps.
Aux origines, il y a des combats entre dieux et démons. Ces derniers, vaincus, deviendront gardiens de temple.
Puis de multiples techniques de combat ou disciplines se développent. En Chine, elles seront plus de 350, certaines étant synthétisées, améliorées et enseignées.
Le temple Shaolin se distingue notamment par un style de wushu particulier. Ses moines auraient contribué à l'instauration de la dynastie des Tang, et combattront régulièrement pour les différentes dynasties impériales.
Shaolin est aujourd'hui légendaire, notamment par la reprise de son histoire par le cinéma de Hong-Kong, qui fait découvrir à l'Occident le kung-fu.
L'exposition joue habilement de cet échange entre histoire, mythe et cinéma, avec des objets historiques, mais également de nombreux films, dont la scénographie est parfois remarquable, à l'exemple de l'hommage à Bruce Lee, que le visiteur doit traverser pour découvrir la suite de l'exposition dédiée au Japon.
Le personnage central devient alors le samouraï, ronin quand il n'a plus de maître.
Ici encore, le cinéma enrichit l'exposition d'objet anciens, casques, armures, avec quelques œuvres, dont Lady Snowblood, qui a fortement inspiré Quentin Tarentino pour Kill Bill.
Au début du XXème siècle apparaissent les arts martiaux que nous pratiquons actuellement (judo, aïkido, kendo...)
Mais le Japon, c'est aussi la culture manga et les animés, dont Goldorak et autres robots combattants.
L'ensemble donne une exposition originale, surprenante et passionnante.
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Société
Expos et festivals
29 octobre 2021
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Une enseigne originale, pas très loin du magasin Deyrolles.
De circonstance...
25 octobre 2021
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Diplomate et écrivain, Claudine Monteil fait revivre en quelques 300 pages Marie Curie et ses deux filles : Irène et Eve.
Tout commence en Pologne à la fin du XIXème siècle. Marie perd très tôt une de ses sœurs et sa mère, mais elle bénéficie d'un père hors norme qui lui donne, ainsi qu'à sa sœur Bronia, une éducation complète, très éloignée à l'époque de celle réservée habituellement aux filles.
Bronia part la première en France réaliser des études de médecine, pendant que Marie travaille pour essayer de l'aider à payer ses études. Puis elle la rejoint et commence alors l'aventure de la science, la découverte du radium, la rencontre avec Pierre, le prix Nobel commun, l'enseignement à une époque où les femmes peinent à être reconnues. Puis après la mort de l'être aimé, elle poursuit les travaux menés ensemble, reprend l'enseignement que dispensait Pierre à la Sorbonne, élève ses filles, et obtient un nouveau prix Nobel, de chimie cette fois.
Suit le scandale de sa courte liaison avec Paul Langevin, puis son engagement pendant la première guerre où elle met en place une organisation de voitures équipées de matériel radiographique pour aider les chirurgiens à mieux soigner les innombrables blessés, bientôt secondée par l'aînée de ses filles, Irène.
Marie, une femme courageuse et généreuse, qui a créé un institut pour soigner les malades, n'a jamais déposé de brevets pour ses inventions, considérant que le progrès devait bénéficier à tous. Pour financer ses travaux et le radium, qui coûte une petite fortune, et sur l'initiative d'une journaliste Missy Meloney, elle part avec ses filles collecter des fonds aux Etats Unis.
Marie est déjà très malade et ses filles la suppléent quand cela est nécessaire. Irène travaille avec elle depuis longtemps et continue de le faire à leur retour, reprenant peu à peu la direction de l'institut avec Frédéric Joliot, avant même que Marie s'éteigne en 1934. Irène est alors déjà une scientifique accomplie, qui partage l'exigence d'excellence de sa mère.
Un an plus tard, elle reçoit le prix Nobel avant de rejoindre en 1936 le gouvernement de Léon Blum, où elle défend le droit à l'éducation des filles autant que l'enseignement et la recherche scientifiques. Elle estime le soutien du gouvernement aux républicains espagnols trop faible et quitte le gouvernement, au motif de la maladie qui la ronge à son tour. Elle continuera toutefois à défendre l'institut du radium, en France et en Pologne, à œuvrer avec Frédéric à dissimuler certains travaux et matériaux (l'eau lourde par exemple) aux Allemands, participera après guerre à la création du Commissariat à l'Energie Atomique. Son mandat n'est pas renouvelé, car on l'estime trop proche des communistes, mais elle continue ses travaux avant de s'éteindre en 1954.
Eve, la cadette, s'est alors éloignée de sa sœur. C'est la seule de la famille a ne pas avoir d'appétence particulière pour la science. Plus mondaine que sa mère et sa sœur, elle envisage une carrière de pianiste, sans le succès escompté, et se découvre douée dans l'écriture. Elle rédige une biographie de sa mère, puis s'oriente vers le journalisme et la diplomatie. C'est une femme libre, qui se lie naturellement avec Colette.
Elle est à Londres avec le général De Gaulle, essaie d'inciter la famille Roosevelt à faire entrer les Etats-Unis en guerre du côté des alliés, puis est envoyée sur de nombreux terrains d'opérations dans le monde entier où elle écrit tant des reportages que des compte rendus au profit de l'Angleterre. Puis elle intervient dans la création de l'OTAN, avant de se marier à l'âge de 50 ans avec un diplomate américain, qu'elle seconde. Eve s'éteindra à 103 ans.
Trois destins peu communs de femmes engagées et une biographie passionnante.