7 décembre 2019
6
07
/12
/décembre
/2019
11:46
Le nom de cette réalisation de Tim Norris est "the journey", autrement dit le voyage. Sans doute est-ce lié au caractère instable de cette construction, qui semble prête à se détacher de son fragile support et à rouler sur elle-même.
Cette création m'évoque plutôt un cocon, un abri grâce à cette mousse qui en tapisse l'intérieur et à cette coque de chêne qui recouvre une armature métallique qui a ainsi totalement disparue. La circonférence est d'environ 2,5 m. De quoi s'installer confortablement.
Le voyage consiste peut-être à découvrir cette réalisation d'un des artistes les plus connus du land art à I Park dans le Connecticut et, à supposer que cette étrange cocon puisse lui-même servir de véhicule, à découvrir de nouveaux horizons non sans un certain confort.
Published by writings2
-
dans
Land art
4 décembre 2019
3
04
/12
/décembre
/2019
11:40
Un mode d'emploi pour comprendre en moins de 2 minutes comment seront élus conseillers municipaux et intercommunaux en 2020, préparé par l'association des communautés de France.
https://youtu.be/Pw26Yk4hsdU
Published by writings2
-
dans
Société
28 novembre 2019
4
28
/11
/novembre
/2019
10:16
Nika Zuparc est une designer qui revisite régulièrement toute la gamme de mobilier.
En voici un exemple avec ce semainier, ce cabinet ou je ne sais trop comment nommer cette tour cylindrique équipée de 144 tiroirs.
De quoi ranger bien des trésors...
C'est un joli meuble, soigné et particulièrement original. Et pour celles et ceux qui apprécient le style mais souhaiteraient le décliner côté salon, cette tour cabinet a été adaptée en table basse, en misant également sur son aspect pratique, avec de nombreux tiroirs.
Si ce n'est pas une incitation au rangement...
Published by writings2
-
dans
Design
17 novembre 2019
7
17
/11
/novembre
/2019
19:52
Certains livres méritent de s'y attarder. Les métèques de Denis Lachaud en fait partie. Le titre, qui véhicule une image très péjorative, laisse déjà envisager un drame ou du moins une histoire complexe pour des personnes qui ne sont pas tout à fait des étrangers, mais qui ne seront jamais des citoyens à part entière.
Célestin vit paisiblement à Marseille. Il a 20 ans et mène une vie insouciante entre sa famille, ses études et la plage qu'il affectionne.
Un jour toutefois arrive une convocation de la préfecture et tout commence à changer pour cette famille sans histoire, du moins en apparence car les grands parents paternels et maternels sont arrivés d'ailleurs, d'Europe de l'Est et du Maghreb, fuyant les persécutions. Ils se sont ensuite intégrés à la société française au point de ne plus montrer de particularité, y compris dans leurs croyances. Et pourtant, bien que fondus dans la masse, leur différence leur est brusquement rappelée, la famille étant sommée dans un premier temps temps de reprendre le nom d'origine des grands-parents. C'est l'occasion pour les enfants de découvrir leur ascendance.
Puis vient le massacre et Célestin, seul survivant, doit apprendre à survivre, dans un monde où a priori rien n'a changé mais où tout est soudain hostile. Comme si le combat pour la survie ne devait jamais s'achever, comme si une malédiction, qui n'est peut-être que la bêtise humaine, pesait sur lui, sur eux, empêchant à jamais une vie sereine.
Ce roman de Denis Lachaud met mal à l'aise, particulièrement dans le contexte actuel où l'intolérance est de mise. Il souligne la facilité avec laquelle le changement peut s'opérer, de la normalité au meurtre. Une vision effrayante qui ne peut laisser indifférent.
Published by writings2
-
dans
Histoires de livres et presse
4 août 2019
7
04
/08
/août
/2019
17:31
Sans doute connaissez-vous la berce des près?
Cette plante ombellifère aux grandes fleurs blanches a inspiré les artistes de l'Art nouveau, dont René Lalique, qui l'a décliné en épingles à cheveux, de très beaux objets en corne sculptée, agrémentée d'or ciselé et de diamants.
Published by writings2
-
dans
Art nouveau
Bijoux
15 juillet 2019
1
15
/07
/juillet
/2019
12:34
Que diriez-vous d'une petite glace sur un lit de chocolat tiède?
C'est ce que vous propose Stéphane Bureaux, un spécialiste du design culinaire qui, pour réaliser ce contraste gustatif, utilise un micro-ondes.
L' idée repose sur le constat que les molécules d'eau contenues dans la glace sont peu sensibles aux ondes du four alors que le chocolat y fond instantanément.
L'astuce consiste à placer de la glace bien froide dans un moule en chocolat, ici avec plusieurs compartiments pour l'aspect visuel, et de passer le tout quelques secondes au micro-ondes. Originalité garantie...
Published by writings2
-
dans
A croquer
27 juin 2019
4
27
/06
/juin
/2019
10:25
...pourquoi ne pas suivre l'exemple de ce jeune manchot empereur qui semble nous inviter à nous mettre à l'eau?
La photographie, signée Vincent Munier, est superbe par son cadrage et la spontanéité qu'elle exprime.
Je peux toutefois comprendre que le morceau de glace à gauche suffise à glacer les ardeurs....
Cette photographie a été offerte par son auteur à l'association Reporters sans frontières et figure dans la dernière publication de 100 photos pour la liberté de la presse.
21 juin 2019
5
21
/06
/juin
/2019
10:23
Selon une légende aborigène, les hommes à l'origine ne pouvaient marcher debout car la terre et le ciel étaient si proches qu'ils ne disposaient pas de l'espace nécessaire pour se redresser. L'un d'eux trouva un jour un bâton et s'en servit pour repousser le ciel. Quand il jugea qu'il était assez haut, il s'aperçut que sous l'effort, le bâton était tout courbé. Il ne jeta, mais ce dernier revint.
Ainsi serait né le boomerang...
... dont un exemplaire sera ramené vers 1770 par John Cook en Angleterre après sa découverte de l'Australie.
Mais si les aborigènes ont conservé cet objet dans leur culture, il semble qu'il ait existé dans bien d'autres lieux. Le plus vieux spécimen de bâton de jet, taillé dans une défense de mammouth et retrouvé en Pologne aurait près de 23 000 ans. D'autres ont été retrouvé en Egypte, en Inde et même en Arizona...
Car cet objet est avant tout une arme, destinée à la chasse. La plupart ne reviennent pas. Seuls les plus petits le font, dont l'usage est sans doute d'améliorer la dextérité de la personne qui l'utilise. Et cela ne va pas de soi...
Les caractéristiques du boomerang ont longtemps fasciné et ont inspiré scénaristes et écrivains.
L'art du boomerang est devenu un sport de compétition dans les années 1930, alors que l'objet lui même, à l'origine en bois, devenait prétexte à la créativité, support de communication et objet de collection.
14 juin 2019
5
14
/06
/juin
/2019
11:14
Ils s'appellent Juliette, Quentin, Anaïs, Thomas, Marie, Romain, Angélique... Travaillent le métal, le bois, les textiles...
Et ont pour point commun d'avoir été récompensés par l'institut national des métiers d'art ces dernières années pour leur talent.
Ma présentation est loin d'être exhaustive, ne retenant que les œuvres que j'apprécie le plus.
Les photographies sont signées Augustin Détienne ou les créateurs eux-mêmes.
Pour commencer, voici le travail de deux brodeuses aux styles très différents. La première, Angélique Chenesec, associe le métal et le textile, dans des créations originales. Voici une de ses trois variations autour du radiateur.
Ma fenêtre est un jardin de givre de Marie d'Urso est davantage une invitation à la rêverie, un joli songe blanc.
Les brodeuses n'ont pas l'apanage de la création textile, comme en témoigne cette création du modéliste Romain Dilange, une chromata dont la forme et les textures seraient inspirées des insectes.
Le bois inspire également les jeunes créateurs, qu'il s'agisse de l'exhausseur de rêves de Quentin Chapuis, où il devient un fauteuil moelleux, ou des éclats de vie de Juliette Sagot, qui est une célébration à l'art de la marqueterie et à la noblesse des essences.
J'aime beaucoup aussi le collier de roses d'Anaïs Coiffard, ou Mursi, inspiré des masques africains, réalisé par Thomas Waroquier.
Et pour plus de réalisations, n'hésitez pas à vous rendre sur le site de l'INMA.
7 juin 2019
5
07
/06
/juin
/2019
10:44
A l'entrée principale de la cathédrale de Chartres, si les bancs ou les chaises ne le dissimulent pas, le visiteur pourra apercevoir un motif peu courant dans un tel lieu, dessiné à même la pierre sur le sol : un labyrinthe.
Ce motif a été créé en même temps que l'édifice, vers l'an 1200. A l'époque, il n'était pas unique puisque les textes anciens font mention de labyrinthes à Sens ou à Auxerre par exemple. Mais ailleurs, le temps, les destructions et les rénovations successives ont eu raison de ces réalisations, dont le sens était par ailleurs perdu.
Dans le monde profane, ces formes ont subsisté. Elles sont notamment présentes dans certains jardins du Val de Loire où elles évoquent sans doute quelques jeux de courtisans, assez loin peut-être de la référence du Minotaure, de la mort et de la délivrance qu'offre Thésée aux Athéniens offerts chaque année en sacrifice à la bête, lui-même étant sorti de ce piège grâce au fil d'Ariane.
Dans une cathédrale, le message de ce labyrinthe ne peut qu'être spirituel et le dessin de la pierre servir sans doute à l'origine à quelques célébrations particulières.
La forme du labyrinthe est particulière. Il n'y a ici qu'un seul chemin et pour celui qui y persévère nul risque de se perdre. Mais chaque fois que l'on pense arriver au centre, le chemin s'en écarte, à l'image de la vie et des nombreux imprévus qui dévient nos trajectoires.
Ce chemin est aussi la voie vers la rédemption ou la résurrection.
Cela semble d'ailleurs être la signification d'un rite dont il a été retrouvé trace dans d'anciens textes, non à Chartres mais dans d'autres églises où existaient des labyrinthes.
Pour Pâques, un prêtre suivait le chemin jusqu'au centre. Il lançait alors aux fidèles réunis autour du labyrinthe, une pelote de fil jaune, qui lui était renvoyé. Une jolie façon de donner un sens chrétien au fil d'Ariane, le prêtre symbolisant le Christ et offrant aux fidèles le chemin vers la résurrection.
Au Moyen-Age, les Chrétiens parcouraient le chemin du labyrinthe à genoux. Aujourd'hui, il est toujours poursuivre de suivre cette voie en marchant, le labyrinthe, souvent couvert par des bancs ou des chaises, étant accessible tous les vendredi après-midi. Chacun peut emprunter ce chemin sinueux, qu'il soit croyant ou pas, pour prier, méditer, ou simplement prendre le temps de suivre cette voie.
Et cette cathédrale recelant bien des trésors et des mystères, j'aurais sans doute à nouveau l'occasion d'écrire à son sujet.
Published by writings2
-
dans
Histoire et patrimoine