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4 septembre 2015 5 04 /09 /septembre /2015 07:03
Le New York de Berenice Abbott
Le New York de Berenice Abbott

"Le rythme de la métropole n'est celui ni de l'éternité, ni du temps qui passe, mais de l'instant qui disparaît. C'est ce qui confère à son enregistrement une valeur documentaire autant qu'artistique". Cette phrase résume le sens que Berenice Abbott a souhaité donner aux photographies regroupées dans Changing New York.

Le projet est né des changements constatés à New York après huit ans d'absence, au cours desquels Berenice Abbott a notamment appris la photographie auprès de Man Ray à Paris et a découvert l'œuvre d'Eugène Atget, qu'elle va promouvoir toute sa vie.

Je vous propose une sélection de ces photographies du New York des années 1930, de ces instants d'immortalité que lui a offert Berenice Abbott.

Même si les personnes y figurent peu, leur présence est partout perceptible. Il y a de l'énergie dans ces clichés, un petit côté très américain, mais aussi de la poésie qui va bien au-delà d'une certaine nostalgie.

Mais je vous laisse apprécier.

Le New York de Berenice Abbott
Le New York de Berenice Abbott
Le New York de Berenice Abbott
Le New York de Berenice Abbott
Le New York de Berenice Abbott
Le New York de Berenice Abbott
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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 10:47

Le thème de l'édition 2015 du festival des jardins de Chaumont sur Loire est double puisqu'il associe les jardins extraordinaires aux jardins de collection.

Dans ces derniers, les tableaux ont toute leur place ou plus exactement ils investissent l'espace.

Tel est le cas dans le jardin Nuances où le jardin semble tout entier contenu dans un immense cadre. Les tons oscillent entre le vert et le bleu, tout en douceur. Le vent y joue parfois, rappelant, si besoin est, que le tableau est vivant.

Une création sobre, qui invite à la contemplation. Elle a été conçue par un duo : Pierre LABAT, paysagiste et Delphine GUERET, architecte. Elle constitue une belle invitation au rêve en même temps qu'une interrogation sur notre façon de regarder le monde, et plus précisément un objet de collection. Ce dernier ne saurait se résumer à son cadre, d'autant plus que quelques plantes en dépassent.

L'inspiration du jardin intitulé Réflexion d'un collectionneur semble assez proche. Réalisée par une plasticienne, Solène ORTOLI, il joue sur la scénographie, avec un ensemble de tableaux végétaux, dont la vision évolue au gré des déplacements du visiteur, et sur la double perception à la fois d'une collection de tableaux et d'un lieu intimiste, presque un jardin secret. Le collectionneur expose d'abord pour lui-même et se crée un environnement particulier où il se sent bien.

Comme les tableaux reposent sur un océan de verdure, le musée pourrait également avoir été envahi par une nature qui a repris ses droits...

Il y a sans doute autant de lectures possibles qu'il y a de visiteurs, mais le même enchantement se manifeste face à ces jardins de collection qui sont aussi des jardins extraordinaires...

Tableaux végétaux à Chaumont sur Loire
Tableaux végétaux à Chaumont sur LoireTableaux végétaux à Chaumont sur Loire
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23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 17:59
Girouette impériale au Haut-Koenigsbourg
Girouette impériale au Haut-Koenigsbourg
Girouette impériale au Haut-Koenigsbourg

L'aigle impérial s'élève fièrement au dessus du donjon du Haut-Koenigsbourg, rappel de l'histoire de ce lieu.

Le château du Haut-Koenigsbourg, qui s'élève sur un éperon rocheux à 750 mètres d'altitude environ au dessus de la commune d'Orschwiller, est au croisement d'anciennes routes commerciales.

C'est une imposante fortification de grès rose, qui s'étend sur 1,5 ha et a été construit au XIIème siècle par Frédéric de Hohenstaufen, la légende attribuant parfois la paternité de cet édifice à l'empereur Barberousse, mort en croisade.

Le château servant, au début du XVème siècle, de repaire pour rançonner les voyageurs, il est assiégé par les troupes réunies des villes de Bâle et de Strasbourg. Suite à cet épisode, les Tiersten, vassaux des Habsbourg, le reconstruisent et l'adaptent pour résister à un assaut mené par une artillerie alors en pleine expansion.

Ces aménagement ne seront toutefois pas suffisants pour faire face aux Suédois qui, lors de la guerre de Trente ans, en 1633, l'assiègent, le pillent puis l'incendient.

Le lieu est déserté pendant plus de deux siècles avant d'être racheté par la ville de Sélestat, qui, en raison du caractère encore majestueux des ruines, les offre en 1899 à l'empereur de Prusse Guillaume II.

Commence alors une reconstruction qui aboutit au château tel qu'il se visite aujourd'hui. Un chantier similaire est conduit à Pierrefonds, suivant un intérêt nouveau pour l'histoire et tout particulièrement pour le Moyen-Age.

Après 1918, l'Alsace redevient française, et le Haut-Koenigsbourg passe dans le patrimoine national.

Les visiteurs y sont aujourd'hui nombreux, même si la reconstruction du château a pu susciter des polémiques, qui seront évoquées après quelques photos.

Girouette impériale au Haut-Koenigsbourg
Girouette impériale au Haut-KoenigsbourgGirouette impériale au Haut-Koenigsbourg
Girouette impériale au Haut-KoenigsbourgGirouette impériale au Haut-Koenigsbourg
Girouette impériale au Haut-KoenigsbourgGirouette impériale au Haut-Koenigsbourg

La reconstruction du château a été réalisée par Ehrard Bodo au regard des documents historiques dont il disposait et des indices fournis par les ruines du Haut-Koenigsbourg. On sait que la salle de garde (avec de nombreuses hallebardes) a été conçue comme une pièce de réception, sans lien avec le lieu d'origine. Des erreurs ont également pu être commises, notamment sur le chemin de ronde, la forme du donjon (qui aurait été rond) ou encore les toitures.

Ces éléments ont été particulièrement mis en avant par les pourfendeurs du pangermanisme, notamment Hansi, qui défendait une identité alsacienne rattachée à la France. Il nous permet de revenir à la girouette, qu'il représentait avec un point d'interrogation, au regard de la réalité historique des choix de l'architecte. Le contexte étant apaisé, ces débats n'ont plus la même acuité aujourd'hui...

Girouette impériale au Haut-Koenigsbourg
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15 juillet 2015 3 15 /07 /juillet /2015 10:00

Amatrice de bandes dessinées, j'en apprécie des scénarios souvent originaux et un graphisme de qualité. Mais j'en sors toutefois rarement bouleversée. Or c'est ce qui m'est arrivée récemment avec deux histoires qui ont pour point commun d'avoir été scénarisées et dessinées par des femmes, qui toutes deux osent parler de sujets tabous et partagent la même justesse de ton.

La première est Le bleu est une couleur chaude. Ecrite par Julie Maroh, publiée aux éditions Glénat en 2010, elle a inspirée Abdellatif Kechiche pour son film La vie d'Adèle. A défaut d'avoir vu ce dernier, je ne ferai aucune comparaison. J'ai simplement aimé la bande dessinée qui évoque une histoire d'amour entre une lycéenne, Clémentine, et une fille aux cheveux bleus, un peu plus âgée, étudiante aux Beaux Arts. Les préjugés face à l'homosexualité y sont présents, Clémentine étant rejetée par nombre de ses amis avant d'être mise à la porte par ses parents. C'est une jeune femme qui aime, qui souffre. L'histoire bouleverse par la fragilité de ses protagonistes, par leur force aussi quand elles sont ensemble.

La seconde est Mauvais genre de Chloé Cruchaudet, publié aux éditions Delcourt en 2013. Elle nous raconte Paul et Louise, deux êtres unis pour le meilleur et pour le pire. A peine mariés, la guerre de 1914 les sépare. Paul déserte, Louise le protège. Bientôt, Paul, qui ne supporte plus d'être enfermé et qui risque la mort en tant que déserteur, commence à s'habiller en femme et peu à peu, devient un habitué du bois de Boulogne. Il entraîne Louise dans sa lente descente aux enfers et quand elle finit par le tuer, il est difficile de savoir si elle agit encore par amour, pour le délivrer des fantômes qui le hante, ou pour se libérer d'une présence devenue tyrannique. L'histoire est bien menée et nous plonge dans un univers complexe et troublant, avec en arrière plan constant la souffrance, voire la folie de Paul. Une BD qui dérange...

Ces BD qui nous bouleversent
Ces BD qui nous bouleversent
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10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 21:09

Les activités humaines, même respectueuses de l'environnement, façonnent les paysages et créent des tableaux parfois étonnants.

Paysages humains en bord de mer

Tel est le cas, par exemple de ces piquets, qui servent, à marée haute, de pièges pour la pêche, et qui créent des figures sur le sable.

Pour ne citer que deux autres exemples, j'évoquerai aussi les marais salants ou encore ces parcs d'élevage de crevettes, habillés de mille plastiques de couleurs pour effrayer les oiseaux et protéger ainsi les fruits de tant d'efforts...

Paysages humains en bord de mer
Paysages humains en bord de mer
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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 21:13
Quand la peinture devient photographie : Emile Friant

Soir d'automne : un rendez-vous amoureux saisi sur le vif, dont on se demande s'il s'agit d'une peinture ou d'une photographie.

Le réalisme de l'oeuvre d'Emile Friant, contemporain de l'Ecole de Nancy, tient tout autant à la précision du tracé qu'aux histoires que ses toiles racontent, celles d'une Lorraine où la vie est rude, où les classes sociales limitent leurs échanges au travaik accompli et à la charité à la sortie de la messe.

Elles parlent de l'importance du pain, de la douleur qui rassemble tout le monde face à la mort, de scènes plus festives aussi, entre canotiers ou, à l'approche de l'été, avec parfois des accents qui évoquent Pagnol.

La toile de fond reste toutefois la Lorraine. Elle s'élargit parfois, souvenir de voyages ou engagement politique, comme cela semble être le cas avec la peine capitale, scène d'autant plus troublante que le condamné ressemble à l'artiste, où le spectateur oscille entre tragique et rebellion.

Une oeuvre âpre, qui ne saurait se résumer aux peintures, Emile Friant ayant également beaucoup dessiné et réalisé d'estampes.

Quand la peinture devient photographie : Emile Friant
Quand la peinture devient photographie : Emile Friant
Quand la peinture devient photographie : Emile Friant
Quand la peinture devient photographie : Emile Friant
Quand la peinture devient photographie : Emile Friant
Quand la peinture devient photographie : Emile Friant
Quand la peinture devient photographie : Emile Friant
Quand la peinture devient photographie : Emile Friant
Quand la peinture devient photographie : Emile Friant
Quand la peinture devient photographie : Emile Friant
Quand la peinture devient photographie : Emile Friant
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28 juin 2015 7 28 /06 /juin /2015 13:40

Ce n'est pas le menu d'une brasserie mais bien celui d'un des jardins présentés au festival de Chaumont sur Loire.

Trois jeunes créateurs (Agathe Le Mine, Chloé Ricou et Florian Dubois) ont choisi de redonner toute sa place à la mousse, loin de l'image négative que les amateurs de gazon ou plus généralement de jardin ont de cette plante quelque peu invasive...

Dans "Silence! Ca mousse!", place à la nature, dans une ambiance entre sous-bois et jardin japonais, entre végétal et minéral.

Les bruits du monde parviennent assourdis, la fraîcheur est au rendez-vous (ce qui n'est souvent pas le cas des jardins voisins). On s'y sent bien et c'est avec regret que l'on quitte les lieux.

Mousse et fraîcheurMousse et fraîcheur
Mousse et fraîcheur
Mousse et fraîcheurMousse et fraîcheurMousse et fraîcheur
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14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 19:03
Voyage au bout du monde : le Kamtchatka
Voyage au bout du monde : le KamtchatkaVoyage au bout du monde : le KamtchatkaVoyage au bout du monde : le Kamtchatka

Voyage au bout du monde, à l'extrême pointe asiatique de la Russie...

Le Kamtchatka est une péninsule, quatre fois plus étendue que l'Islande. Ces lieux ont toutefois un point commun : la présence de volcans.

Au Kamtchatka, on en compte 300, dont 29 en activité. Entre les geysers et les lacs d'acide sulfurique, la péninsule est assez peu accueillante. Elle nous laisse toutefois imaginer les débuts du monde et ses paysages sauvages sont superbes.

Seuls les ours les admirent au quotidien...

Les photographies ont été réalisées par le studio 107.

Voyage au bout du monde : le Kamtchatka
Voyage au bout du monde : le KamtchatkaVoyage au bout du monde : le Kamtchatka
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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 21:11
Palmyre ou les vestiges d'une perle du désert
Palmyre ou les vestiges d'une perle du désertPalmyre ou les vestiges d'une perle du désert

Pendant près de cinq siècles, cette ville née en plein désert a été un point de passage obligé de toutes les caravanes.

En 129, l'empereur Hadrien lui accorde le statut de ville libre, ce qui lui permet notamment de ne plus payer l'impôt à Rome et de profiter pleinement des richesses qui s'échangent en ville, aux origines les plus diverses. La laine y venait de Tyr, la soie et les fourrures de Chine, la myrrhe d'Ethiopie, l'encens d'Arabie...

Après un léger déclin, elle connaît une nouvelle période de prospérité entre 193 et 235. Elle devient alors colonie romaine et l'une des plus grande ville d'Orient.

Mais la ville a le malheur d'être située entre deux puissances ennemies : les Romains et les Perses. Après la bataille d'Edesse en 260 où l'empereur Valérien est fait prisonnier, le prince de Palmyre se proclame roi de l'Orient romain. Son épouse lui succède, l'intrépide Zénobie qui ne craint pas de refuser la tutelle de Rome. Mais la belle guerrière doit bientôt capituler et, ayant perdu sa reine, Palmyre s'éteint peu à peu.

Ici, l'histoire côtoie la légende.

Mais hier comme aujourd'hui, la guerre semble l'emporter, sans trop savoir si c'est désormais la trace de Rome, donc de l'Occident, qu'il s'agit d'effacer, ou le souvenir d'une femme courageuse et indépendante.

Photographies de Frédéric Soreau
Photographies de Frédéric Soreau
Photographies de Frédéric Soreau
Photographies de Frédéric Soreau

Photographies de Frédéric Soreau

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26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 20:18
Photographies de Jean Dieuzaide
Photographies de Jean DieuzaidePhotographies de Jean Dieuzaide

Photographies de Jean Dieuzaide

Elles semblent bien lointaines ces années 1950 où la créativité permettait de créer des univers enfantins merveilleux : véhicule improvisé pour de folles chevauchées, taureau bien vivant armé de cornes de fortune pour jouer les courageux toréros, ou tout simplement un petit lapin à adopter et à habiller d'un joli ruban.

Instants de grâce saisis par l'objectif de Jean Dieulaize, qui reste le seul photographe français à avoir reçu à la fois le prix Niepce et le prix Nadar.

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Published by writings2 - dans Photographes
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