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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 21:11
Palmyre ou les vestiges d'une perle du désert
Palmyre ou les vestiges d'une perle du désertPalmyre ou les vestiges d'une perle du désert

Pendant près de cinq siècles, cette ville née en plein désert a été un point de passage obligé de toutes les caravanes.

En 129, l'empereur Hadrien lui accorde le statut de ville libre, ce qui lui permet notamment de ne plus payer l'impôt à Rome et de profiter pleinement des richesses qui s'échangent en ville, aux origines les plus diverses. La laine y venait de Tyr, la soie et les fourrures de Chine, la myrrhe d'Ethiopie, l'encens d'Arabie...

Après un léger déclin, elle connaît une nouvelle période de prospérité entre 193 et 235. Elle devient alors colonie romaine et l'une des plus grande ville d'Orient.

Mais la ville a le malheur d'être située entre deux puissances ennemies : les Romains et les Perses. Après la bataille d'Edesse en 260 où l'empereur Valérien est fait prisonnier, le prince de Palmyre se proclame roi de l'Orient romain. Son épouse lui succède, l'intrépide Zénobie qui ne craint pas de refuser la tutelle de Rome. Mais la belle guerrière doit bientôt capituler et, ayant perdu sa reine, Palmyre s'éteint peu à peu.

Ici, l'histoire côtoie la légende.

Mais hier comme aujourd'hui, la guerre semble l'emporter, sans trop savoir si c'est désormais la trace de Rome, donc de l'Occident, qu'il s'agit d'effacer, ou le souvenir d'une femme courageuse et indépendante.

Photographies de Frédéric Soreau
Photographies de Frédéric Soreau
Photographies de Frédéric Soreau
Photographies de Frédéric Soreau

Photographies de Frédéric Soreau

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26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 20:18
Photographies de Jean Dieuzaide
Photographies de Jean DieuzaidePhotographies de Jean Dieuzaide

Photographies de Jean Dieuzaide

Elles semblent bien lointaines ces années 1950 où la créativité permettait de créer des univers enfantins merveilleux : véhicule improvisé pour de folles chevauchées, taureau bien vivant armé de cornes de fortune pour jouer les courageux toréros, ou tout simplement un petit lapin à adopter et à habiller d'un joli ruban.

Instants de grâce saisis par l'objectif de Jean Dieulaize, qui reste le seul photographe français à avoir reçu à la fois le prix Niepce et le prix Nadar.

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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 09:53
Humour mordant au festival de Chaumont

L'édition 2015 du festival international des jardins de Chaumont sur Loire a pour thème les jardins extraordinaires et les jardins de collection.

Les créations suscitent un émerveillement chaque année renouvelé, par les couleurs, la mise en scène, le choix des espèces présentées, avec, selon les jardins, aussi beaucoup de poésie et d'humour.

C'est cette touche humoristique qui marque l'ouverture du festival avec le "Carnivore parc", où il est interdit de nourrir les plantes, souvent cachées dans des cages, sans doute pour les préserver plus que pour la sécurité du visiteur.

Le ton est donné, et chacun s'émerveille devant les espèces présentées parfois aux couleurs vives ou qui évoquent des reptiles...

Un bon début pour un festival qui vaut vraiment la visite.

Humour mordant au festival de Chaumont
Humour mordant au festival de Chaumont
Humour mordant au festival de Chaumont
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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 18:12
Variations aquatiques autour du bassin d'Arcachon
Variations aquatiques autour du bassin d'Arcachon
Variations aquatiques autour du bassin d'Arcachon

C'est un lieu qui offre une luminosité très particulière, enrichie par les reflets de l'eau, ou peut-être est-ce l'inverse.

Le regard de l'artiste rend toute la beauté de ces paysages, leur magie et la poèsie qui s'en dégage.

Cette artiste est Régine Rosenthal, qui a manifestement succombé à cette atmosphère très particulière du bassin d'Arcachon, tout en continuant à exercer son art bien loin de ces côtes, à Madagascar par exemple pour le compte de l'UNESCO, ou partout où la sauvegarde de lieux d'exception l'appelle, encore que les paysages ne constituent qu'une des facettes de son talent.

Je vous laisse apprécier ses clichés. Ils inspireront peut-être votre prochaine destination.

Variations aquatiques autour du bassin d'ArcachonVariations aquatiques autour du bassin d'Arcachon
Variations aquatiques autour du bassin d'Arcachon
Variations aquatiques autour du bassin d'ArcachonVariations aquatiques autour du bassin d'Arcachon
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21 avril 2015 2 21 /04 /avril /2015 11:10
Entre Tigre et Euphrate : fragments d'histoire
Entre Tigre et Euphrate : fragments d'histoire
Entre Tigre et Euphrate : fragments d'histoire
Entre Tigre et Euphrate : fragments d'histoire
Entre Tigre et Euphrate : fragments d'histoire

Le Tigre et l'Euphrate : ces deux fleuves délimitent très schématiquement un territoire où se sont développées des civilisations anciennes : les Sumériens, puis les Akkadiens qui se divisent en deux groupes : les Assyriens (au Nord) et les Babyloniens (au Sud).

Les premières traces de présence humaine appraissent en Mésopotamie dès le Néolithique. Les premiers grands villages y apparaissent avec la diffusion du travail des métaux et des alliages, au Chalcolithique (-4500 à -3500). L'invention de l'écriture coïncide avec de nouvelles formes d'organisation, qu'elle contribue sans doute à favoriser, et un essor des villes.

La culture sumérienne domine ce qui est aujourd'hui le sud de l'Irak et diffuse ses connaissances et ses réseaux commerciaux à des milliers de kilomètres alentours jusque vers -2000. C'est la plus ancienne civilisation connue à ce jour.

Un nouveau groupe s'impose peu à peu. Hammourabi donne à Babylone la suprématie sur les villes voisines. Elle la conservera alors qu'au Nord s'organise l'Assyrie, les deux puissances entrant en conflit à partir de -1400. Avec le roi Sennachérib, Ninive devient la capitale sans rivale de l'Assyrie, puisque son apogée s'accompagne de la destruction de la Babylone.

Babylone sera reconstruite et donnera naissance à un nouveau royaume, où régneront les rois chaldéens dont le plus connu est sans doute Nabuchodonosor.

L'histoire ne s'arrête pas là. Elle se poursuit avec Cyrus, Darius, Alexandre...

Les cités antiques sont peu à peu abandonnées et seront redécouvertes au XIXème siècle par des Européens qui exhument les souvenirs de la ville aux jardins suspendus et, à côté de cette merveille du monde, des civilisations mentionnées dans la Bible. Une histoire très riche, dont ils sauvergardent quelques fragments dans leur musées, ceux que visiteront sans doute les Irakiens pour apprendre leurs origines, dont toute trace aura sans doute disparue chez eux...

Sur cette terre sont nées la roue, l'écriture et de nombreuses autres inventions et formes d'organisation. Toutes les civilisations qui s'y sont côtoyées ou succédées dans l'Antiquité ne sauraient se résumer en quelques lignes et donneront lieu à d'autres articles pour mieux en apprécier quelques caractéristiques et multiplier les fragments de mémoire...

Les illustrations de cet article sont, outre une carte schématisant les grandes civilisations de la Mésopotamie, une reconstitution de la porte d'Ishtar à Babylone, un taureau androcéphale gardien des palais assyriens, une sculpture présumée de la tête du roi sumérien Gudéa et un barillet d'écriture découvert à Khorsabad.

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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 21:00
Archi couleurs
Archi couleurs
Archi couleurs

Les couleurs s'imposent en architecture, vives et présentes jusqu'au cœur des villes.

Unies à l'exemple de cet orange du cube conçu à Lyon par Jakob et Mac Farlane ou de la tour bleue de Bernard Tschumi, elles peuvent aussi se multiplier sur un même ensemble, comme l'illustre le bâtiment du musée de la biodiversité réalisé par Frank Gehry à Panama. L'originalité de cette création s'exprime également par l'amoncellement de formes diverses, résultant d'une sorte d'explosion tellurique, que les couleurs joyeuses mettent en relief.

Collèges, centres de loisirs, rien n'échappe à cette tentation de couleurs, plutôt réservée à l'origine aux musées ou à quelques bâtiments emblématiques... Une façon de renouveler notre regard sur la ville, au-delà d'un travail sur les formes qui n'en est pas moins oublié, à l'exemple de ces habitations au Japon, qui ressemblent à ces jeux que l'on confie aux jeunes enfants.

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Archi couleurs
Archi couleurs
Archi couleurs
Archi couleurs
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5 avril 2015 7 05 /04 /avril /2015 20:51
Un artiste multiple : Victor Prouvé
Un artiste multiple : Victor Prouvé

Dans la Nancy bouillonnante de la fin du XIXème siècle, Victor Prouvé participe pleinement à l'élan de créativité.

Sous son crayon ou son pinceau, la vie s'épanouit, et ce touche-à-tout s'exprime dans de nombreux domaines : peinture, verrerie et mobilier auprès de Gallé ou de Daum pour lesquels il réalise quelques croquis, affiches publicitaires, sculpture, reliure...

 

Un artiste multiple : Victor Prouvé
Un artiste multiple : Victor Prouvé
Un artiste multiple : Victor Prouvé
Un artiste multiple : Victor Prouvé

Celui qui deviendra plus tard le conservateur du musée des beaux arts de Nancy semble ne pas avoir de limites et ne néglige pas les arts dits mineurs. Il participe à la création de somptueux panneaux de cuir qui donneront un cachet particulier aux salles à manger, dessine des bijoux, des motifs de robes ou de rideaux, des statues pour ornner des meubles aussi bien que les façades de bâtiments.

C'est un témoin de son époque, par ses sujets autant que par le trait de ses dessins. Un homme qui a su transmettre à ses enfants, notamment à ses deux fils architectes, son goût de la création.

Un artiste multiple : Victor Prouvé
Un artiste multiple : Victor Prouvé
Un artiste multiple : Victor Prouvé
Un artiste multiple : Victor Prouvé
Un artiste multiple : Victor Prouvé
Un artiste multiple : Victor Prouvé
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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 10:43
Une crypte romane à Orléans : Saint Aignan

Les villes résultent d'une juxtaposition dans le temps de constructions et d'aménagements. On bâtit sur des décombres mais aussi à partir de l'existant, créant ainsi des mémoires multiples.

Le lieu que je vais évoquer ne fait pas exception. A proximité de la Loire, dans ce qui est aujourd'hui la ville d'Orléans, il fut à l'origine un temple romain avant de devenir une église, à l'origine à l'extérieur des remparts de la ville. Le prélat Saint Aignan, par ses prières, peut-être une certaine diplomatie et l'appel aux légions romaines d'Aetius, y aurait empêché le massacre des habitants en 451, face au "fléau de Dieu", Attila.

Le sauveur de la ville, dix siècle avant Jeanne d'Arc, fut canonisé et ses reliques précisément conservées dans une crypte romaine créée par Robert le Pieux à la fin du XIème siècle sous une église romane nommée en hommage au saint.

Ces reliques reposaient dans un martyrium, sorte d'énorme tombeau, dont les murs étaient percés de fentes pour permettre aux pèlerins de les apercevoir, voire de les toucher avec leurs cannes et d'acquérir un peu de la bénédiction du saint.

La crypte, conservée malgré les vicissitudes qui ont eu plusieurs fois raison de l'église qui la dominait, se dessine comme le chœur partiel d'un édifice religieux, avec un déambulatoire desservant à l'origine cinq chapelle. Quatre d'entre elles ont été comblées, sans doute pour consolider les fondations de la nouvelle église. Mais leurs piliers ont été mis à jour dans les années 1950, permettant d'admirer leurs sculptures, à l'origine polychromes.

Un bel endroit, qui ne se découvre que rarement.

Une crypte romane à Orléans : Saint Aignan
Une crypte romane à Orléans : Saint Aignan
Une crypte romane à Orléans : Saint Aignan
Une crypte romane à Orléans : Saint Aignan
Une crypte romane à Orléans : Saint Aignan
Une crypte romane à Orléans : Saint Aignan
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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 11:19
Victor Enrich - Medusa

Victor Enrich - Medusa

Quand l'architecture est trop sage, trop conventionnelle, il suffit parfois d'un peu de créativité et d'un bon logiciel pour lui donner une toute autre apparence.

Cette méduse, qui constitue un des portraits de ville réalisés par Victor Enrich, constitue un exemple de la façon dont un hôtel peut se métamorphoser.

Mais ce n'est qu'une variation, qui m'a donné envie d'en découvrir d'autres où les ballons se transforment en énormes ballons ou en arcs de triomphe, se dotent de bras qui sont d'immenses toboggans... Un univers onirique, qui nous invite à voir la ville autrement, et dont j'aimerais vous donner un trop bref aperçu...

Une architecture "médusée" par un photographe
Une architecture "médusée" par un photographe
Une architecture "médusée" par un photographe
Une architecture "médusée" par un photographe
Une architecture "médusée" par un photographe
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12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 21:27
Un décor du palais d'Ashurmasirpal II à Nimroud (avant sa destruction)

Un décor du palais d'Ashurmasirpal II à Nimroud (avant sa destruction)

La destruction d'un peuple s'exprime par des exactions sur les corps, massacres, esclavagisme... Mais elle ne saurait être totale sans effacer toute trace de ce peuple, sa mémoire, son identité au-delà même de son aptitude à penser et se rebeller.

Daech renouvelle l'histoire, pratique assidument l'autodafé et détruit les sites ancestraux de cet immense empire que fut l'Assyrie, où la conquête d'Alexandre pris fin. Mais si ces destructions sont réalisées pour combattre les idoles (les adorateurs d'Ishtar, Assur, Hadad, Sin, Shamash et autres divinités antiques sont très nombreux aujourd'hui...), elle témoigne aussi de l'intérêt des individus qui servent cet Etat pour une autre religion que l'Islam : l'argent...

Car si des statues sont détruites, des temples rasées, beaucoup d'oeuvres sont pillées pour être vendues au plus offrant. Et dans ce pays où la guerre a fait tant de ravages dpuis si longtemps, il est souvent difficile de savoir ce qui est effectivement détruit et ce qui a disparu au profit de riches collectionneurs.

En souvenir de Nimroud, Hatra, Mari et tant d'autres lieux dévastés, je vous inviterai dans un prochain article à remonter le temps, destination la Mésopotamie, malgré les risques d'incertitudes et d'erreurs que mes connaissances lacunaires risquent de faire peser sur l'histoire.

En attendant, je vous propose quelques photos de chefs d'œuvre conservés naguère encore dans les musées d'Irak, signées Lynn Abercrombie (pour les statues) et Noreen Feeney (les bijoux, vases et coffrets), des photographes qui étaient sur place il y a quelques années.

La mémoire assassinée
La mémoire assassinée
La mémoire assassinée
La mémoire assassinée
La mémoire assassinée
La mémoire assassinée
La mémoire assassinée
La mémoire assassinée
La mémoire assassinée
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